POUR LE JOUR DE LA COMMEMORATION DES FIDELES TRE PASSE S
Sur le premier Air du N° 37, ou Que ne suis-je la fougère,
Du sein des sombres ténèbres, Nous nous adressons à vous :
Entendez nos cris funèbres, Chrétiens, et secourez nous :
Notre misère est extrôme ; Dieu lui-même nous punit, Et sa justice suprême, Le glaive en main, nous poursuit.
Un feu brûlant nous dévore.
Nous consume ; et nous vivons Pour voir redoubler encore Les horreurs de nos prisons.
Pendant des milUers d'années.
Toujours pleurer et soutfrir; Telles sont nos destinées ; Vous pouvez les adoucir.
Par l'ardeur de vos demandes Désarmez un Dieu jaloux ; Par vos vœux et vos oiirandes Faites cesser son courroux, Pour apaiser sa colère Nos eliorts sont superflus ; Vous pouvez encore faire Ce que iiqu§ ne pouvons pluSi
Nous poussons des cris stériles, Nos soupirs sont rejetés, Nos larmes sont inutiles, Vos vœux seront exaucés :
N'abandonnez pas des frères Livrés à des feux vengeurs :
Que l'excès de leurs misères Rende sensibles vos cœurs.
Vous, que le sang, la tendresse^ Nous a voient unis jadis, Que votre Ame s'intéresse Pour de malheureux amis :
Portés par vos saints suffrages Dans le céleste séjour, Nous saui ons, dans tous les âges, Vous chérir à notre tour.
Du sein des sombres ténèbres, &c.
PFJERE A LA Ste. VIERGE POUR LES AMES DU