‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 171 sur 191 · POUR LA FETE DE SAINT JEAN BAPTISTE · texte numérisé non relu

POUR LA FETE DE SAINT JEAN BAPTISTE

Air: Célébrons tous une voix. N" 109.

Du glorieux Précurseur Célébrons l'admirable naissance ; D'un si puissant protecteur Chantons la gloire et notre bonheur. Fin. Cet enfant est un présent des cicux, . Jésus en exalta l'excellence.

Faisons retentir ces lieux De nos chants les plus mélodieux.

(Le Chœur.) Du glorieux Précurseur, &c,

Zacharie offroit l'encens, Le ciel s'ouvre et reçoit son hommage : Mais d'un Ange, en même tems, La voix glace d'eifroi tous ses sens.

Vous aurez, dit l'oracle, un enfant, D'un bonheur prochain heureux présage, Il doit être nommé Jean ; Aux yeux du Seigneur il sera grand, (Le Chœur.) Du glorieux, &c.

Par un pouvoir souverain, Renfeniié dans le sein de sa mère, Jean connoîl l'Agneau divin Qu'un jour il doit montrer de sa main. Il tressaille et de joie et d'amour, En adorant le Verbe du Père ; Venez, peuples d'alentour.

Exalter sa gloire en ce beau jour.

{Le Chœur.) Du glorieux, &c.

Craignant d'un monde pervers L'attrait si funeste à l'innocence.

Pour échapper à ses fers, Le Saint fuit au milieudes déserts.

Là, sortant à peine du berceau.

Il livre son corps à l'abstinence ; Son breuvage est un peu d'eau, Ses habits sont de poil de chameau.

{Le.Chœur.) Du glorieux, &c.

Du fond de ces sombres bois, Jean accourt prêcher la pénitence ; Le JoiH'dain entend sa voix, Elle instruit les peuples et les rois.

Mais que vois-je ? ô l'insigne faveur ! Jésus, vrai modèle d'innocence, Eeçoit avec le pécheur, Le baptême du saint Précurseur.

{Le Chœur,) Du glorieux, &c.

Portez nos vœux, en ce jour.

Grand saint, au pied du trône sublime, Où l'Agneau fait son séjour.

Entouré de la céleste cour. Que par vous nos ennemis vaincus.

Rentrent dans leur éternel abyme ; Que pratiquant vos vertus.

Nous vivions et mourrions pour Jésus.

{Le Chœur.) Du glorieux Précurseur, &c.

POUR LA FETE DE St. JOSEPH.

R de la Chananée^ ou, du Seririy ou lorsque dans une tour,

ou Air de r Officier defortune. NMIS, 171, 176.

Chaste époux d'une Vierge-mère Qui nous adopta pour enfans.

Soyez aussi notre bon père, Prenez pour nous ses sentimens.

* Puissant protecteur de l'enfance, Trop heureux gardien de Jésus, Obtenez-nous son innocence.

Faites croître en nous ses vertus.

Qu'il est beau, qu'il est plein de grâce. Ce lis qui brille dans vos mains !

Sa céleste blancheur efface La couronne de tous les saints. [Puissant protecteur, &c

Ah ! si quelque jour vers l'Egypte Le péché conduisoit nos pas, Veillez sur nous dans notre fuite, ^ '

Portez-nous aussi dans vos bras. [Puissant, &c.

Montrez-nous cet enfant de gloire Qui renversa tous les faux dieux ; Nos cœiu's, heureux par sa victoire, En abattront mille à ses yeux. [Puissant, &c.

Bientôt VL la terre fidèle

Rendus par votre bras puissant.

Vous nous apprendrez, saint modèle,

A vivre avec le verbe enfant. [Puissant, &c. «

Vous nous direz comment onl'aime.

Comment il reçoit notre amour.

Comment pour sa beauté suprême Le cœur s'enflamme chaque jour. [Puissant, &c.

Vous nous apprendrez son silence, Sa douceur, son humilité, Son adorable obéissance, Son cœur brûlant de charité. [Puissant, &c.

O chef de la famille sainte, Saint patriarche, ô noble époux !

Joseph, ouvrez-moi cette enceinte Où mon Dieu vécut avec vous. [Puissant, &c.

Que je le contempte à sa table î Que je surprenne son réveil !

Auprès de son lit vénérable Je veux jouir de son sommeil. [Puissant, &c.

Daignez tous les jours de ma vie Veiller sur moi, me secourir ; Et qu'entre Jésus et Marie Comme vous je puisse mourir. [Puissant, &c.

I R : Triste raison^ ou Sombres forêts, ou O Saint aute

Honorons tous de J oseph la mémoire

Que Dieu couronne au céleste séjour;

Par ses vertus s'il brille dans la gloire,

Il s'est acquis des droits à notre amour. ( bis.)

Parfait exemple, admirable modèle.

De ces vertus qui forment les grands saints; Son cœur soumis, humble, pur et fidèle, ^ Toujours du ciel accomplit les desseins. (bis.)

Dans ce saint jour, mon protecteur auguste. J'irai t'oifriret mes vœux et ma foi ; Daigne former en moi cet homme juste, que les vertus exprimèrent dans toi. (bis*)

Entre les bras de Jésus, de Marie ; Tu meurs, grand Saint, inondé de douceurs : ' Fais qu'à mes yeux la céleste patrie, Découvre un jour sa gloire et ses grandeurs. ( bis.)

POUR LA FETE DE St. FRANÇOIS XAVIER.

Rs précédées, ou en réunissant deux couplets, A m de GuiU lot, ou D'un Père aimant. N** 66, 67.

Er .OIGNEZ vous, vanité de ce monde, Eloignez vous, fuyez loin de nos yeux ; En quel abyme en quelle erreur profonde Conduisez-vous le mortel orgueilleux. ( bis,)

Frivole orgueil, de ta perfide trace François suivit les sentiers imposteurs ; Bientôt docile aux paroles d'Ignace, Il t'abandonne et quitte ses erreurs. (bis.)

De la retraite il veut nourrir son âme : Son cœur se change en ce paisible lieu ; Et c'est alors qu'une céleste flamme Le fait brûler de tout gagner à Dieu. (bis,)

Il court, il vole au confins de l'Asie: Il parcourt l'Inde, il va jusqu'au Japon ; Prêchant à tous la parole de vie, Il les arrache aux pièges du Démon. ( bis,)

Xavier commande : aussitôt la nature Entend sa voix ; la mort même obéit.

Satan vaincu tremble, et sa troupe impure Des cœurs changés disparoît et s'enfuit. ( bis.)

Mais de Xavier le Chinois infidèle Excite encor les vœux et les soupirs.

Vers ce Royaume il s'avance avec zèle, Rien ne résiste à ses premiers désirs. {bis,}

Sur le Rivage on voit ce tendre Père ; Mais le vaisseau déj à trompe ses vœux ; Il l'apperçoit porté sur l'onde amère, Dans le lointain disparoître à ses yeux. (bîs,)

Le saint languit, et de l'heure dernière, Il voit sans crainte approcher le moment ; Sous le vieux toit d'une pauvre chaumière, Il souffre, hélas! aux injures du vent. (bis.)

Il voit Dieu seul et Dieu seul le console ; De son Jésus il tient la sainte croix : Et sur son cœur, sur sa bouche il la cole ; Jésus mourant a consolé François. ( bis,)

Il jette encor un regard sur la Chine ; A cet aspect il sent gémir son cœur ; Mais adorant la volonté divine, L'humble François se soumet au Seigneur. (bis.)

Le tout Puissant satisfait de son zèle ; Va couronner ses travaux glorieux ; Et ce grand saint, cet apôtre fidèle S'endort en paix du sommeil des heureux. (bis.)

Illustre Saint, les peuples de la terre Vont à tes pieds implorer ton secours ; Ah ! vois nos maux, bannis notre misère, Et conduis nous aux éternels séjours. ( bis.)

POUR LA FETE DE St. LOUIS, R. D. F.

Air : Jeunes amans cueillez des Jleurs, N° 59.

Heureux Louis, qui dans les cieux

Possédez le bonheur des Anges,

Nous vous offrons en ces bas lieux

Unjuste tribut de louanges.

De vos travaux, de vos vertus

Vous recevez la récompense.

Et d'un Dieu parmi les éhis

V^ous chantez la magnificence. (his,)

Vous méprisiez les vains honneurs Et les faux plaisirs du monde :

Vos exemples dans tous les cœurs Laissoient une trace profonde.

Des sacrifices éclatans Méritoient le trône de gloire Que le^ciel à ses combattans Veut offrir après la victoire. (6/5.)

La terre où mourut le sauveur S'étonna de votre prudence.

Elle admira votre valeur Vos traits touchants de bienveillance.

Mais recevant le coup mortel Qui vous élève au bien suprême.

Vous suivez les ordres du Ciel Et triomphez de la mort même, (bis,)

Ici que de vives frayeurs !

Combien d'ennemis redoutables !

Contre leurs traits et leurs fureurs Il faudroit être invulnérables.

Comment éviter sans secours L'affreux danger qui nous menace ?

Louis, soyez notre recours Et nous braverons leur audace, (bis,)

POUR LA FETE DE St. LOUIS DE GONZAGUE,

Air : Eh ! qiioi^ déjà je vois le jour. N** 125.

Heureux enfans, accourez tous ; A Louis venez rendre hommage ; De vos amis c'est le plus doux.

Heureux enfans, accourez tous ; A son culte consacrez-vous :

Il est le patron de votre âge.

Astre brillant dès son matin.

Son lever n'a point eu d'aurore :

Et Dieu le conduit par la main.

Astre brillant dès son matin, Bientôt il touche à son déclin, Plus grand, plus radieux encore.

Pour lui tout n'est que vanité ; Il foule aux pieds le diadème :

Jeunesse, esprit, talens, beauté, Pour lui tout n'est que vanité ; Son unique félicité Est de jouir du Dieu qu'ilaime.

Il prend Dieu seul pour son appui De la foi vive qui l'anime Où trouver l'exemple aujourd'hui ?

Il prend Dieu seul pour son appui, Et de l'amour qu'il a pour lui Bientôt il devient la victime.

Oui, Gonzague fut un martyr Qui ne respiroit que supplices ; Mort aux grandeurs, mort au plaisir^ Oui, Gonzague fut un martyr :

Mais l'amour qui le fit soutirir Bientôt l'enivre de délices

Montez au ciel, enfant d'amour, Allez régner avec les anges :

Quittez ce terrestre séjour.

Montez au ciel, enfant d'amour ; Que les mortels en ce beau jour.

Célèbrent partQut vos louanges.

Portes de Sion, ouvrez-vous ; C'est Louis, enfant de Marie ; Ce trésor n'étoit plus pour nous.

Portes de Sion, ouvrez-vous ; Le ciel, de la terre jaloux, Le rappelle dans sa patrie.

Aimable Saint, priez pour nous; Obtenez qu'en suivant vos traces.

Au ciel nous montions après vous.

Aimable Saint, priez pour nous; Nous implorons à vos genoux ) Le secours des célestes grâces. 5

POUR LA FETE Ste. ANNE.

Air : Toi dont V amour m' est plus cher que la vie, N** 177, l'Air de ce N° se trouve immédiatement aprèsle N** 126.

Toi, que par choix la sagesse éternelle

Donna pour mère à la reine des Saints :

Dans ce grand jour, ce jour cher aux humains,

Daigne accueillir l'offrande solennelle

D'un pur encens que t'adressent nos mains. ( bis.)

Fidèle à Dieu dès la plus tendre enfance, Anne fixa ses regards bienfaisants ; On vit en elle, avec ses jours naissants, Croître et briller de la pure innocence Les doux attraits, les charmes ravissants, (bis.)

De l'Esprit Saint la féconde largesse Fut de ses dons prodigue en sa faveur ; La foi, l'espoir, l'amour et la douceur, L'humilité, la candeur, la sagesse.

Dans sa belle âme unirent leur splendeur. (bis,)

Mais ô merveille ! ô prodige de grâce Le Tout-Puissant veut sauver Israël ; Anne a déjà part aux desseins du Ciel : Elle verra descendre de sa race Le Christ promis, le Fils de l'Etemel. (bis,)

Déjà Marie, exempte de souillure.

Croît sans péril à l'abri de son sein ; Nous lui devons ce chef-d'œuvre divin, Cette humble Vierge, épouse chaste et pure, Mère d'un Dieu Sauveur du genre humain. (bis,)

Dans le séjour de la paix sa tendresse Veille sur nous, apaise nos douleurs ; De ses enfans Anne tarit les pleurs, Et ramenant les beaux jours d'allégresse, Pour nous du Ciel elle obtient les faveurs. (bis.)

* On voit la tuer respecter sa piùssiince; A son nom seul les dangers sont bannis. Perclus, aveugles, infirmes guéris, ^ Allez, conduits pai* la reconnoissance, Offrir les vœux que vos cœurs ont promis. (bis,)

O grande Sainte, ô mère de Marie !

A ta puissance ouvre-nous un recours ; Que par tes soins et ton tendre secours, Dans tes vertus s'écoule notre vie; Que la ferveur anime tous nos jours^ (bis,)

* Note. — 11 y a dans la Cote de Beau-pré à 7 lieues de Québec, une Eglise paroissiale sous l'invocation de Ste. Anne, visitée journellement par un grand nombre de pèlerins qui viennent réclamer son secours et vénérer sa relique ; et on y conserve les procès verbaux authentiques de plusieurs guérisons miraculeuses obtenues par son intercession.

POUR LA FETE DE Ste. MAGDELEINE.

Air : Cœurs sensibles^ cœur s fidèles, N° 57. 2*

Quelle est cette chaste amante.

Constante aux pieds de Jésus ?

Que son âme pénitente

Nous présente de vertus !

Humble, soumise, et fervente.

Elle efface par ses pleurs.

La honte de ses erreurs, (bis,)

Magdeleine aimoit le monde Quand Jésus vint la chercher ; bientôt la grâce féconde Au monde sçait l'arracher.

Une sagesse profonde Lui montre les vrais plaisirs Et comble tous ses désirs. (Us.)

Un puissant attrait l'attire A uprès de son tendre Epoux ; Le feu que lui même inspire.

Seul peut calmer son courroux.

Je la vois et je l'admire, Toute éperdue à ses pieds, Leur donnant de saints baisers. (bis,)

Ses cheveux sèchent la trace Des larmes qu'elle y répand.

Jésus a fondu la glace De ce cœur indiflerent.

Mais quel nouveau trait de grâce la presse dans sa ferveur De parfumer le Sauveur ! (bis,)

La flamme qui la pénètre Et d'amour et de regrets, En renouvellant son être, Du péché détruit les traits.

Anges, venez reconnoître Un cœur si long-tems perdu ; A son Maître il est rendu. (bis,)

Ah ! pécheur à ce spectacle refusera tu des pleurs :

faut-il qu'un plus grand miracle Vienne réformer tes mœurs ?

Renverse donc tout obstacle Qui t'éloigne du Seigneur, Et viens lui donner ton cœur. (bis,)

POUR LA FETE DE Ste. GENEVIEVE.

Air nouveau^ N° 178.

Offrons au ciel d'une Bergère

Les vœux touchans, la sainte ardem' ;

Que son nom, qu'avec foi dans ce Temple on révère,

Fixe à jamais sur nous les regards du Seigneur.

Dans ces lieux qu'arrose la seine Tu conduis d'innocens troupeaux ; Dès l'enfance tu suis l'Esprit saint qui t'entraîne, Geneviève, et tu fe-is l'honneur de nos hameaux.

Germain t'aperçoit et s'arrête ; Il te mène au pied des autels.

Geneviève, pour toi, quel triomphe s'apprête! Il t'unit à ton Dieu par des liens immortels.

Reçois ton Epouse nouvelle, Agneau sans tache, auguste Epoux ; Son cœur, avec transport t'offre un amour fidèle, T'aimer toute sa vie est son soin le plus doux.

Au pauvre elle servit de mère.

D'asile à tous les malheureux :

Son zèle ardent, sa foi, le jeûne et la prière, En font notre modèle et l'objet de nos vœux.

Quoi ! l'imposture la plus noire Ose attaquer tant de vertus.

Geneviève, ce coup manquait à votre gloire ; Vous triomphez enfin, les méchans sont vaincus.

Elle délivra sa patrie Au tems d'un horrible fléau.

Lorsqu'un feu dévorant, affreuse maladie, Alloit de tout Paris faire un vaste tombeau.

De votre illustre protectrice, Enfans, célébrez les bienfaits.

Pour chanter ses vertus, qu'en ce jour tout s'unisse^ Sa gloire ni son nom ne périront jamais.

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