POUR LA FETE DE ST. ANTOINE DE PADE
Airs du Si/stème. N« 22, 190, 113, 179.
Chantons un Saint dont la gloire
Réjouit les bienheureux ;
Que le» chancs sa victoire
ReteptisRe it jusqTi'aux cieux.
Du dic^ne éiiuie Jes anodes
Publions la charité,
Et célébrons les louanges
De sa rare humilité.
Ne vivant plus pour la terre, Ne chérissant que la croix, Antoine d'un ordre austère Embrasse les saintes loix.
Il souffre qu'on le méprise, De tous il est rebuté ; Mais un jour, avec surprise, On doit le voir exalté.
Dieu va le faire connoître, Par l'éclat le plus brillant, Et tous le verront paroître Comme un astre bienfaisant. Prêchant par obéissance A de nombreux auditeurs ; Son admirable éloquence Touche et soumet les pécheurs.
Annonçant les saints oracles, Par-tout il change les cœurs, Et par de fréquens miracles Il dissipe les erreurs.
Au son de sa voix puissante Disparoissent tous les maux, Et d'une main triomphante Il ouvre encor les tombeaux*
La plus riche récompense Couronne enfin ses travaux.
Et sa rude pénitence Finit par un doux repos.
Sa chair tombe et se consume ; Mais de ce bon serviteur La langue, quand on Texhume, Conserve encor sa fraîcheur. *
Admis au bonheur suprême, O Saint, si cher à nos cœurs, Sur tout un peuple qui t'aime Etends tes soins protecteurs.
Fais, que suivant tes maximes, Tes vertus, ton équité, Nous soyons, purs de tous crimes, Heureux dans l'éternité.