‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 189 sur 191 · POUR LA TOUSSAINT · texte numérisé non relu

POUR LA TOUSSAINT

Air : Or nous dites Marie, N*' 195 174. .

U séjour de la gloire.

Bienheureux dites-nous, Après votre victoire Quels biens possédez-vous ?

jR, Ces biens sont ineffables Le cœur n'a point compris Quels trésors admirables Dieu garde à ses amis.

Mais daignez nous instruire Du prix de vos vertus :

Dites ce qu'on peut dire Du bonheur des Elus.

Loin du trouble et des larmes, Voir, aimer le Seigneur, En jouir sans alarmes, é'est là notre bonheur,

♦ N. 32 an? après la mort du St. on trouva sa langue aussi vermeille que sî le serviteurde Dieu eut été vivant. V. Butier aulSdeJuia.

Martyrs, dont le courage Triompha des bourreaux.

Quel est votre partage Après de si grands maux ?

Tous, la couronne en tête, La palme dans les mains, Nous chantons la conquête Du Sauveur des humains.

Docteurs, fameux oracles.

Interprêtes des Cieux :

Par quels nouveaux miracles Dieu frappe-t-il vos yeux ?

Ah î quel bonheur extrême.

D'aller en sûreté, Dans le sein de Dieu même Puiser la vérité.

Vous, humbles Solitaires, Que l'Egypte a produits.

De vos travaux austères Quels sont enfin les fruits ?

Pour tous nos sacrifices Et nos saintes rigueurs, Un torrent de délices Vient inonder nos cœurs.

Vous, qui du riche avare Eprouviez les rigueurs, Compagnons de Lazare, Quelles sont vos douceurs ?

Nous sommes à la table Du Roi de l'Univers ; Le riche impitoyable Est au fond des Enfers.

Et vous, qu'un pain de larmes Nourrissoit chaque jour :

Quels sont pour vous les charmes Du céleste séjour ?

Une main secourable Daigne essuyer nos pleurs :

Un repos désirable Succède à nos douleurs.

Mais quelle est la durée D'un si charmant repos ?

Dieu Ta-t-il mesurée Sur celle de vos maux ?

Dieu, qui de nos souffrances Abrégea les momens, Veut que ses récompenses Durent dans tous les tems.

Ah ! daignez nous apprendre, En cet exil cruel, Quelle route il faut prendre Pour arriver au Ciel ?

Si vous voulez nous suivre, Marchez en combattant, Et sans cesser de vivre, Mourez à chaque instant.

Mais la peine est extrême ; Comment vivre toujours En guerre avec soi-même, Et mourirtous les jours ?

Si la mort est affreuse, Le terme est plein d'appas ; Une couronne heureuse, Pour de légers combats.

Air : serin qui t'a fait envie, N** 118, 171, 197.

Vers les collines éteï?ne]les

Portons nos regards, nos soupirs ;

Que les récompenses mortelles

Réveillent d'immortels désirs.

Que ce jour à notre mémoire

Rappelle ce jour des élus,

Où Dieu couronne dans la gloire

Ses propres dons et leurs vertus, ( bis,)

Quel spectacle rempli de charmes î Qu'il est consolant pour nos cœurs !

Dieu lui-même essuyant les larmes De ses fidèles serviteurs.

Chère Sion î ô cité sainte !

Que tes palais sont ravissans ! . Ah ! puisses- tu dans ton enceinte Unir un jour tous tes enfiins ! (bis.)

Doux espoir ! ô brillante aurore.

Quand, fuyant la nuit du tombeau, Nous verrons le bonheur éclore Aux feux de ton divin flambeau !

Alors, mon Dieu, libres de chaînes, Assis sur ces bords enchantés, Nous boirons l'oubli ds nos peines Au torrent de tes voîuptés. (bis.)

Oui, mon Dieu, voilà ta promesse, Et le sort heureux qui m'attend ; Mais, je succombe à ma foiblesse Sans Tappui de ton bras puissant.

Les vertus qui forment ton trône, Jepuis les chanter en ce jour; Mais ton amour seul nous les donne, Et j'ose implorer ton amour. (bis.)

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