LE BON EMPLQI DU TEMS
AlBi i. Un Inconnu pour vos charmes soupire, ou Mot^ hien-ahné. N° 12.
Des le matin, rendons un humble hommage
Aw Tout-puissant, au Dieu qui nous a faits ;
Il nous engage.. ..par ses bienfaits,
A le bénir, et prendre pour jamais
Son doux amour pour notre heureux partage»
Que dans ce jour sa divine présence Rende nos cœurs attentifs à sa voix ;
Que rien n'offense ce Roi des Rois;
%ldiï^ que soumis à ses aimables lois, Kous le servions avec reconnaissance.
Gardons nos cœurs et nos sens de surprise. ; Veillons sans cesse, et prions-le toujours Qu^il nous conduise. ....et qu'en nos jours 1)8 ses bontés rien n'arrêtant le cours, J^ous soyons purs, et rien ne nous séduise.
Cherchons le Ciel, mais sans inquiétude ; Quittons la terre, elle est vuide de bien y Ç'est-la l'étude. ..=.du vrai Chrétien ^t pour celui qui ne désire rien, îj,e î3aoi;ide entier n'est qu'une solitude*
( lâ )
, De nos péchés conservons la méinolrë^ Ëffaçons-les tous les jûùrs par nos pleurs 5
îl nous faut boire comme pécheurs.
Dans le calice où l'homme de douleurs But avant nous pour entrer en sa gloh'^
Aimons la croix ; Jésus est le modelé Qu'il nous faut suivre ici-bas, ou périr :
Le vrai fidèle aime à souffrir ;
C'est sur la croix qu'il faut vivre et mourïr. Pour mériter la couronne éternelle.
AYANT LE TRAYAIL.
A m : // p!eut) il pleut Bergère^ N**
Sur ce que je vais faire Jettez les yeux. Seigneur, A servir, à vous plaire Je mets tout mon bonheur ; Soutenez ma foiblesse, Ou je travaille en vain :
Dirigez donc sans cesse Et mon cœur et ma main;
Pendant le iraxail.
Fils d'un père coupable.
Né dans l'iniquité.
Des maux le poids m'accabk Et j'en sens Téquité :
Au travail quand vous même.
Grand Dieu, me condamnez.
Je m'y soumet», js l'aime, Puisque vous l'ordonnez.
Si par plus d'une offensé J'ai pu vous irriter.
Par cette pénitence Puissai-je m'acquiter I
Que jamais le murmiirej Les plaintes, les ennuis, Des peines que j'endure Ne m'enlèvent les fruits.
Lorsqu'en votre présencej « De vous plaire jaloux.
Au travail en silence Je me livre pour vous :
Dieu bienfaisant, j'espèrë Qu'un éternel repos Sera l'heureux salaire De mes foibles travaux.
Après le tramil.
O mon Dieu, de l'ouvrage Que je viens de finir, Mon cœur vous doit i'hômmagc Et je viens vous l'offrir :
Le bien que j'ai pu faire :
Daignez le couronner :
Ce qui peut vous déplaire.
Daignez le pardonner»
LE SOUVENIR DE LA PRESENCE DE DIEU, Am Nomeau, N** 13.
Ou puis-je me caclier Lorsque je veux pécher, O grand Dieu que j'adore ?
Par- tout Dieu tout-puissant, Du couchant à l'aurore, N'êtes-vous pas présent ?
Irai-je vers les Cieux ?
Assis dans ces hauts lieux, Vous formez le tonnerre :
Quand même j'entreroia Au centre de la terre, Je vous y trouverois.
Vous voyez, ô Seigneur, A travers l'épaisseui' Des plus fortes murailles :
Dans mon cœur vous entrez ; Jusque dans mes entrailles, ^ Grand Dieu, vous pénétrez.
Si je veux, ô Seigneur, Pécher à la faveur D'une nuit ténébreuse, Helas ! la nuit pour vous Est aussi lumineuse Que le jour l'est pour nouë.
Seigneur, on rougiroit, Si péchant, on croyoit Etre aperçu des hommes :
Quelle honte pour nous ! Mallieureux que nous sommés, Nous péchons devant vous !
Faites, ô Dieu d'amour, Que mon cœur nuit et jour Marche en votre présence ; Qu'en tel lieu que ce soit.
Je dise et que je pense, Dieu m'entend, Dieu me voit.