‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 59 sur 191 · CERTITUDE DE LA MORT · texte numérisé non relu

CERTITUDE DE LA MORT

IR : Q uand le péril esi agréable. N** 46.

Nous passons comme une ombre vaine, Nous ne naissons que pour mourir.

Quand la mort doit-elle venir ?

L'heure en est incertaine.

La mort, à tout âge, est à craindre, Chaque pas conduit au tombeau ; Tous nos jours ne sont qu'un flambeau Qu'un souffle peut éteindre.

Je vois un torrent en furie Disparoître après un moment ; Hélas ! aussi rapidement S'écoule notre vie.

Dans nos jardins la fleur nouvelle Ne dure souvent qu'un matin ; Tel est, mortels, votre destin :

Vous passerez comme elle.

La mort doit tout réduire en poudre, Vous mourrez, superbes guerriers:

N'espérez pas que vos lauriers Vous sauvent de la foudre.

Vous qu'on adore sur la terre.

Vous périrez^ vaine beauté ; Vous avez la fragilité.

Commue l'éclat du verre.

Vous qui faites trembler les autv<;Sj Fois, arbitres de notre sort, Vous êtes sujets à la mort.

Ainsi que tous les vôtres.

Pourquoi donc cette attache extrêmq Aux biens, aux honneurs, aux plaisirs ? Hélas ! tout ce qui doit finir Mérite-t-il qu'on l'aime ?

Que la mort peut être funeste !

Que ce passage est important !

Ceôt oe seul çt fatal instant Qui décide du reste.

Ah î tandis que tout m'abandonne.

Anges, ne m'abandonnez pas.

C'est dn dernier de mes combats Que dépend ma couronne.

Et vous, ô Vierge débonnaire !

Venez ranimer mon ardeur :

Je suis un perfide, un pécheur ; Mais vous êtes ma mère.

Si je mérite tes vengeances, Ah ! grand Dieu, regarde ton Fils ; îl va t'ofî'rir pour moi le prix De toutes ses soufFrances,

C'est lui qui bannit nos alarmes, Dans ce redoutable moment ; Quand on peut mourir en l'aimanlj Que la mort a de charmes !

A. LA mort, à la mort.

Pécheur, tout finira ; Le Seigneur, à la mort Te jugera.

Il faut mourir, il faut mourir.

De- ce monde il nous faut sortir ; Le triste arrêt en est porté, Il faut qu'il soit exécuté.

A la mort, &c.

Comme une fleur qui se flétrit.

Ainsi bientôt l'homme périt ; L'affreuse mort vient de ses jours, Dans peu de tems, finir le cours.

A la mort, &c.

Pécheurs, approchez du cercutil, Venez confondre votre orgueil ; Là, tout ce qu'on estime tant Est enfin réduit au néant.

A la mort, &c.

Filles pleines de vanité, Que deviendra votre beauté ?

Vos traits sans forme et sans couleur Vous rendront un objet d'horreur.

A la mort, &c.

O vous ! qui suivez vos désirs, Qui vous plongez dans les plaisirs ; Pour vous, qu^l affreux changement La mort va faire en ce moçient î A la mort, àcc.

Air Ancien. N° 47,

Plus de plaisirs, plus de douceurs.

Plus de pouvoir, plus de grandeurs :

Ces biens, dont vous êtes jaloux, Vont tout-à coup périr pour vous.

A la mort, &c.

Adieu, famille, adieu, parens, Adieu, chers amis, chers enfans ; Votre cœur se désolera ; Mais enfin tout vous quittera.

A la mort, &c.

Ce moment doit bientôt venir.

Mais on en fait le souvenir ; Et l'homme sans réflexion Vit ainsi dans l'illusion.

A la mort, &c.

S'il falloit subir votre arrêt. Chrétiens, qui de vous seroit prêt?

Combien dont le funeste sort Seroit une éternelle mort !

A la mort, &c.

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