‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 60 sur 191 · MORT DES JUSTES · texte numérisé non relu

MORT DES JUSTES

Air : On dit que vos parens.

Apres le cours heureux d'une vie innocente. Le sort qui la finit n'est pas un triste sort ;

Notre bonheur augmente

En approchant du port ;

On voit sans épouvante La mort.

Tout ce qu'elle a d'affreux ne sauroit nous surprendre^ Sans alarmer nos cœurs elle est devant nos yeux : Nous ne pouvons prétendre De bonheur en ces lieux.

• La mort nous fait attendre

Les Cieux.

Nous sommes ici bas dans un séjour de larmee^ Le jour qui les tarit est un jour plein d'attraits;

Qu'il a pour nous de cliarmes :

Il comble nos souhaits ;

On goûte sans alarmes La Paix.

Ce favorable jour J;ermine notre peine ; . On dit aux soins fâcheux un éternel adieia La Mort brise la chaîne, Qui nous tient en ce lieu ; C'est elle qui nous mène Vers Dieu.

Nous ne voyons ici que la nuit la plus sombre, Mais la clarté du Ciel succède à cette nuit !

S'il a des biens sans nombre,

La Mort nous y conduit ;

Le monde n'est qu'une ombre Qui fuit.

Air: Charmantes Jleur s , quittez ^ ou Nelson est mort an jein

de la Victoire, N^ 49.

Venfz, venez, vains amis de la terre,

Vous attendrir près du Chrétien mourant :

Ses vœux, son cœur, ses larmes, sa prière.

Tout est pour vous un spectacle éloquent. (Jjis,)

O terme heureux d'une trop longue vie ! Tu viens finir mes maux, ô douce mort ! Je t'apperçois déjà, chère Patrie !

dans un moment je vais toucher au port. (^«V.)

Depuis l'instant de 3a naissante aurore, Jusques au soir, mes yeux verdoient des pleurs ; Toute la nuit je gémissois encore, Un nouveau jour éclairoit mes douleurs. {JAh.)

Accours, ô mort, ma véritable amie, Trahclie à l'instant la trame de mes jours i C'en est donc fait, ma langueur est finie ; J'espère, j'aime, et j'aimerai toujours. (bÎ9.

Tu vas enfin céder à mon instance ; Je vais te voir ; tu vas combler mes vœux : Divin Jésus ! Dieu d'amour ! ton absence M'avoit rèndu si long-teiû^^ malheureux. (bis.

Amis, portez à ma bouche mourante Lacroix d'amour, ce signe attendrissant; Aimable Croix ! image ravissante !

Que n'est-tu pas au pécheur expirant ! (hk,

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