MISERICORDE DE DIEU ENVERS LE PECHEUR
Air : I^^ tous les biens qu^o?î peut avoir ou monde, ou Femme sensible, ou fai cm V amour, 52, 28.
Reviens pécheur, c'est ton Dieu qui t'appelle : Viens au plutôt te ranger sous sa loi ; Tu n'as été déjà que trop rébelle ; Reviens à lui puisqu'il revient à toi.
Pour t'a ttirer, ma voix se fait entendre ; Sans me lasser, partout je te poursuis; D'un Dieu, d'un Roi, du Père le plus tendre, J'ai les attraits, ingrat, et tu me fuis.
Attraits, frayeurs, remords, secret lanjsjage, Qu'ai-je oublié dans mon amour constant ? Ai-je pour toi dû faire davantage ?
Ai-je pour toi dû même en faire tant?
Si je suis bon, faut-il que tu m'offenses? Ton méchant cœur s'en prévaut chaque jour. Plus de rigueur vaincroit tes résistances ; Tu m'aimerois, si j'avois moins d'amour.
Ta courte vie est un songe qui passe, Et de ta mort le jour est incertain : Si j'ai promis de te donner ma grâce, T'ai-je jamais promis le lendemain ?
Marche au grand jour, où j'offre ma lumière ; A sa faveur tu peux faire le bien ; La nuit bientôt finira ta carrière, Funeste nuit, où l'on ne peut plus rien î
Le Ciel doit-il te combler de délices, Dans le moment qui suivra ton trépas, Ou bien l'Enfer t'accabler (le supplices. C'est l'un des deux, et tu n'y penses pas.