DEPUIS L'OFFERTOIRE JUSQU'A L'ELEVATION
Air : Avec les Jeux dans le village, on Je le tiens ce nid de^ fauvettes, ou Air : Je vais tevoir, &c, N** 88, 10.
C'EST Dieu qui descend sur la terre,
Non tel qu'il y vint autrefois,
Au bruit horrible du tonnerre^
Au peuple Hébreu donner des lois.
Non sous la figure terrible
D'un Chérubin étincelant,
Et tel qu'il se rendit sensible
Aux yeux d'un Prophète tremblant.
C'est le même Dieu qui gouverne Et qui créa tout l'univers, Dont l'œil perçant yoït et discerne Jusqu'au fond des cœurs et des mers.
Sous le saint voile du mystère.
Par un excès de sa bonté, Il se donne à nous, il modère L'éclat de sa Divinité.
Tout à la fois victime et prêtre, D'un sacrifice non sanglaut Tous les jours il daigne renaître.
Sur nos autels en s'immolant.
Dieu puissant, Dieu vengeur du ciime !
Désarme ta sévérité ; Le sang d'une telle Victime, ' N'a-t-il donc pas tout racheté ?
Il nous invite, il nous engage A ce délicieux festin ; Son propre sang est un breuvage^ Et son corps adorable un pain.
Loin tout profane, tout impie ; Audacieux, n'entends-tu pas Cette voix tonnante qui crie, Et te menace du trépas î
ÀiRs PrécédenSy ou Faut attendre avec -patiencCé N° 89.
li A vérité succède à Tombre,
La loi de crainte se détruit,
La clarté chasse la nuit sombi^e,
La loi de grâce s'établit.
Offert sur la table mystique,
L'Agneau de la nouvelle loi,
Termine enfin la Pâque antique.
Qui figuroit le nouveau Roi. {bis,}
A la voix d'un homme il s'immole, O quel excès d'abaissement !
Il est déjà sous ce symbole, Où l'on ne voit qu'un aliment.
L'œil se méprend, l'esprit chancelle, Nos sens nous font illusion :
Mais toujours ferme, un vrai fidèle, Soumet ses sens et sa raison. . (bis,)
Dans sa substance indestructible, Vivant, et tel qu'il fut formé, Son corps demeure indivisible, Mangé sans être consumé.
Un seul reçoit autant que mille, Tous ont part au même bonheur.
Pour un bien si grand, si facile.
Hélas ! quelle est notre tiédeur !
On voit le juste et le coupable Aller au mystère divin ; Se ranger k la même table, Se noun ir du même festin :
Chacun reçoit la môme hostie, Mais qu'ils diffèrent dans leur fort !
Pour l'un d'eux, c'est un fruit de vie. Pour l'autre, c'est un fruit de mort.
Au Secours de notre misère Jésus se livre entièrement :
Dans la crèche il est notre frère, Et sur l'Autel notre aliment :
Quand il mourut sur le Calvaire, Il fut la rançon du pécheur ; Trionphant dans son Sanctuaire, Il est du juste le bonheur. (bis,)