A L'ELEVATION. N
Divin Agneau, qui sur l'Autel, Vous immolez pour un coupable, Et qui daignez à votre table Inviter l'indigne mortel; Ah ! quel amour ! qu'il est extrême, Je n'en saurois exprimer la grandeur :
Votre don seul m'élève au comble du bonheur, Dans ce sacré banquet, vous vous donnez vous-même.
Par quels honneurs, par quel encens ?
A tant de biens faut-il répondre ?
Ici tout sert à me confondre :
Mes respects sont trop impuissans.
Eternisez dans ma mémoire Le sort heureux que me fait votre amour : Achevez mon bonheur et m'accordez un jour De régner avec vous dans le sein de la gloire.
Air : Prenez pitié d'un petit malheureux. N" 5.
"Voici Jésus, voici TAgneau divin.
Qui s'est livré pour les péchés du monde.
Il vient à nous, secondons son dessein,
Que notre amour à son amour réponde. (bis.)
Je reconnoisen vous un Dieu Sauveur, Quoique caché sous un obscur nuage :
Vous y gardez toute votre grandeur, Et de nos cœurs vous méritez l'hommage. (bis.)
Qile vous rendrai -je, ô Dieu, pour tant d'amour ? Vous donnez tout, en vous donnant vous-même ; Je ne saurois vous marquer mon retour, Mais vous savez. Seigneur, que je vous aime, (bis.)
Quel spectacle ma foi découvre ? Je vois descendre l'éternel.
Le Prêtre parle, et le ciel s'ouvre, Un Dieu suit Tordre d'un mortel.
* C'est mon Jésus ; cet autel est son trône ; De Ciiérubins quel peuple l'environne !
* * Tremblez, Mortels, brisez vos cœurs,
Des purs Esprits imitez les ardeurs, ^n,
* C'est mon Jésus ; &c.
* Tremblez, mortels, &c,