AU PATER
IR : Heureux qui goûte les doux charmes, ou Avec les jeux dans le village, ou Air Nouveau» 9L
O Notre Père ! ô Dieu des Anges î Dont le Palais est dans les cieux, Que de ton saint riorrt les louanges Retentissent dans tous les lieux :
Qu'en nos cœurs ta grâce établisse, Grand Roi ! ton Royaume éternel ; Que ta volonté s'accomplisse
Et sur la terre, et dans le ciel, (bis.)
Que ta main propice nous donne Le pain que nous te demandons ; Que ta clémence nous pardonne, Commeau prochain nous pardonnons :
Sans cesse l'ennemi nous livre Les plus redoutables assauts ; Sois notre force, et nous délivre, Dans tous les tems, de tous les maux» (bis.)
SENTIMENS DE FOI, D'AMOUR ET DE DESÎfi POUR LA MESSE OU L'ON COMMUNIE.
Air Nouveau. N<* 99.
^JuEL spectabîe nouveau^ quel espoir ravissant A mes yeux attendris ce saint autel présente ! Mon Dieu, tu vois nos cœurs dans une vive attente 5 Viens du ciel couronner le vœu le plus ardent.
Ah î nous désirons tous ce prix de ton amour ; De ce don précieux, chef-dœuvre de tendresse, Près de mourir pour nous, tu nous fis la promesse Et depuis tu remplis ce serment chaque jour.
Saint ministre, à Pautel, tu me peins le Sauveur A son père en courroux s'ofFrant en sacrifice ; L'autel, comme la croix, va nous être propice ; Qui peut donc refuser ses larmes et son cœur ?
Enfans du roi des rois, si tendrement aimés, Elevons versSion nos yeux baignés de larmes : Disons : Descends vers nous, ô Dieu si plein de charmes. De toi seul, tu le sais, nos cœurs sont affamés.
Pénétrons nos esprits d'un saint recueillement: Le ciel vient de s'ouvi ir, et Jésus va paroître : Raison, foible raison, soumise à ton bon maître, Reconnois sa grandeur dans son abaissement.
Cessons de soupirer ! F Agneau, rempli d'appas, Du grand juge envers nous calme encr>r la colère ; Son sang coule pour nous, et nous rend notre père. Quel amour, quel l etour ne lui devons-nous pas l
Jésus, consume nous de ces aimables feux Qui pénètrent tes saints au st^our de la gloire, Remporte sur nos cœurs une pleine victoire : A jamais règne en nous, et tes fils sont heui eaXe
Air : Solitaire témoin, N° 53,
O PRODIGE d'amour! ô mystère ineffable ! Jésus du haut des Cieux, descend sur nos Autels ;
Il veut, pour nous rendre immortels.
Nous donner sa chair adorable.
Recherchez, pleins d'espoir, ce pain vivifiant, Cœurs affligés et nourris dans les larmes : Vous trouverez, au sein du Sacrement,
La paix, la paix avec tous ses doux charmes.
Je réprouve, ô mon Dieu ! loin du banquet céleste. Mon cœur est triste, aride, inquiet, abattu,
Et mon impuissante vertu
Languit dans un vide funeste.
Biens du monde à mes yeux, vous êtes sans attraits 5 Vous me laissez dans une faim extrême : Pour contenter mon âme et ses souhaits,
il faut, il faut à mon cœur un Dieu même.
Il m'écoute, et déjà l'excès de sa tendressç Allume les ardeurs de son feu dans mon sein.
Toi seul, ô breuvanje divin !
Peux calmer la soif qui me presse :
Que de biens on" reçoit à ton festin sacré ! Dans les transports dont mon âme est ravie, Tu me verras, comme un cerf altéré,
Courir, courir à la source de vie.
Aux douceurs de ce don de ton amour suprême, Heureux, Seigneur, heureux qui se laisse charmer !
Pour toi qui daignas tant m'aimer,
Je renonce à tout ce que j'aime :
Tu me donnes ton corps, je viens t'offrir mon cœur. Et pour ton sang, mes pleurs et mes louanges ; Ah ! désormais, l'objet de mon ardeur,
Grand Dieu, grand Dieu, c'est le seul pain des Anges»