‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 17 sur 121 · IA · texte numérisé non relu

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PAUXI MITU.

OURAX MITO lrmwm.

L’ Adulte. — Planche 155.

Tousours confondu avec le Hocco mituporanga (1), le Pauxi de cet article a été indiqué par les naturalistes francais comme variété accidentelle du mile de cette espèce de Hocco; Brisson en parle trèssuccinctement sous le nom de Crax Brasiliensis, Ornithologie, vol. 1, pag. 296. Les récits de Maregrave et de Jonston ne laissent point de doute ; le dernier donne une description détaillée et exacte de notre oiseau sous le nom de Mitu, dénomination sous laquelle Maregrave l’avait fait connaître.

Le Mitu est moins grand que le Pierre (2). La créte de la mandibule supérieure du bec dans cette espèce, sélève beaucoup au-dessus du cràne; son aréte est en tranchant; derrière la protubérance cornée est une touffe de plumes que l’oiseau a la faculté de relever ; la téte, la région des yeux et toute la partie supérieure du cou sont couverts de petites plumes veloutées très-courtes et d'un noir mat; tout le reste des parties supérieures , la poitrine, le ventre, les cuisses et les plumes de la huppe sont d’un noir à reflets violets et pourprés; chaque plume est bordée par un cercle étroit d’un noir mat ; la queue porte les mémes teintes que les parties supérieures, mais elle est terminée de blanc ; l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue sont d’un marron foncé; le bec ainsi que le casque dont il est surmonté sont du plus beau rouge; l’iris est noiràtre et les pieds sont d’un rouge

ponceau clair. La longueur totale de ce gallinacé est de deux pieds

(1) Crax alector, Linn. Dans l’Index Ornithologicus, Latham place le Crax mitu comme variété du Crax alector. Cet auteur indique aussi le Zocco faisan de la Guiane des planches enluminées 86, parmi les synonymes du Mitu; mais cette planche de Buffon représente un Hocco theucholi ou le Crax globicera des méthodes.

(2) Le Pierre de Cayenne, pl. enl. 78. Ourax galeata.

RecurIiL D'OrseAUX, 26°. LIVRAISON.

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PAUXI MITU.

cinq pouces; la mandibule supérieure du bec a un pouce une ou

| | deux lignes dans sa plus grande hauteur.

Les mAles ne different point des femelles ; réte à la mandibule supérieure est

le bec des jeunes est

moins rouge et l’élévation de la c moins grande.

Ces oiseaux, doués d’un naturel p habitent les bois en montagnes, cherchent

chent sur les arbres. On n'a aucune

aisible et sociable, vivent en

troupes nombreuses; ils leur nourriture à terre et per donnée exacte concernant leur nidification ; il est probable que le

nid est placé sur les arbres et que les petits sont portés à terre par

leurs parens. Moyennant quelques soins on parviendrait à réduire

i cet oiseau A l'état de domesticité ; les individus vivans que Jai vus dans les ménageries ne sont point farouches; leur éducation n'a

point encore été traitée avec les soins convenables, et c'est probable-

ment la cause quiils n’ont pas procréé en domesticité. L’espèce vit dans les vastes foréts du Brésil. On voit des individus

i) montés dans la plupart des musées publics. ii La description de la planche 154 de l’Eurilaime nasique, a été

| donnée dans la 22°. livraison.

GENRE GANGA

GENUS PTEROCLES. Temwmincx.

Bec médiocre, comprimé, gréle dans quelques espèces; mandibule supérieure droite, courbée vers la pointe.

Narines basales, è moitié fermées par une membrane couverte des plumes du front; ouvertes en dessous.

Pieds è doigts courts, celui de derrière presque nul, s'articulant très-haut sur le tarse; les trois de devant réunis jusqu'à la première articulation, et bordés de membranes; le devant du tarse couvert de petites plumes très-courtes, le reste nu.

Ongles très-courts : celui de derrière acéré; ceux de devant obtus.

Queue conique; dans quelques espèces les deux plumes du milieu allongées en fils. Ailes longues, acuminées; la première rémige la plus longue.

Les espèces qui appartiennent au genre Tetrao ont le corps trèscharnu, la chair compacte et abondante, la peau assez épaisse, un plumage très-serré garni d'une double rangée de duvet; elles ont la plante des pieds et les doigts rudes en dessous, garnis sur leurs bords d’aspérités très- dures. Cette forme du corps et des membres leur était indispensable, tant pour parer à l'action de la température froide des climats qu'elles habitent, que pour s’assujettir solidement sur le terrain gelé, ainsi que sur les branches des arbres couvertes de verglas et de givre. Dans les Lagopedes qui bravent les froids du cercle arctique, nous voyons les mémes sages précautions dans leur organisation : un corps gros, une quantité prodigieuse de duvet, plus abondante pendant la saison hybernale; des pieds bien garnis, et munis, non-seulement d’une épaisse couche de plumes laineuses qui les préservent d’étre gelés, mais encore les doigts et la plante des pieds pourvus de cette espèce de laine, servant de chaussure pour s'affermir et pour courir sans danger sur les pentes glacées; enfin, des ongles taillés en pioches, sont des instrumens indispensables pour écarter la neige qui recouvre les végétaux dont ils se nourrissent.

Chez les Gangas, queje regarde comme les représentans des Térras Recuer D'OlsesUx, 61°. LIvRAISON.

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IS RAEOZILILIGIGHI TEORIE IHR

GENRE GANGA

dans les pays situés sous la zone torride, l’organisation tant intérieure harmonie la plus parfaite avec les lieux que taille est svelte; le corps est peu charnu

est musculeuse et fibreuse, et

qu’extérieure, est dans T'l ces espèces habitent. Leur en proportion des membres; la chair

oues : tous attributs indispensables a des ociseaux qui

les ailes sont long sont obligés de fournir è un vol long et soutenu; des pieds à doigts

larges et courts, dont celui de derrière ne porte point a terre, sont propres à courir avec célérité (1) sur un sable mouvant. d’après la dénomination donnée

Les Gangas, que je nomme ainsi e l'Europe, ont

à l’espèce qui habite les parties les plus méridionales d toujours été confondus avec les Tétras; méme, et ce qui est plus surprenant encore, on les a indistinctement mélés avec les Perdrix (2) ; l’organisation de ces oiseaux, leurs moeurs et leurs habitudes, les distinguent cependant de l'un et de l’autre de ces genres; ils formeront

= r , e: e c) dans cette monographie un genre séparè, qui se lie d’une part aux

Tétras proprement dits, par l’espèce du Tétras phasianelle, et qui de l’autre part a des rapports avec ce singulier gallinacé d’Asie, que le professeur Pallas nous a le premier fait connaître. Je suis également éloigné de l’opinion de quelques naturalistes, qui prétendent exclure les Gangas de la liste des Gallinacés, parce que ces oiseaux ne sont point brachiptères (5); mais ils y admettent l’Hetéroclite de Pallas, qui sous le rapport de la longueur des ailes et de leur forme singulière devrait étre le premier à en étre exclu. Les Gangas, de méme que rHetéroclite, sont de véritables Gallinacés ; leur ponte nombreuse, le peu d’appréts dans la structure du nid, les petits qui courent au sortir de l’oeuf, leur manière de vivre, et tous leurs caractères extérieurs nous indiquent la place que ces oiseaux doivent occuper dans un système méthodique.

Les Gangas vivent dans les contrées chaudes de l’Afriqueet de l'Asie; leur passage n'est qu’accidentel en Europe. La rencontre de ces Gal-

linacés est un présage heureux pour le voyageur égaré dans les vastes

(1) Il est remarquable que chezles oiseaux coureurs, la célérité de la course est proportionnée

en raison de l’organisation plus ou moins simplifiée des membres qui portent le corps ; le Cour- = ; i î Su.

vite et lAutruche , dont les pieds ont une organisation très-peu compliquée , sont les plus alertes

à la course.

(2) Latham décrit deux espèces de Gangas dans le nouveau genre qu'il a formé pour les Perdrix, et ces mémes espèces ainsi que leurs congénères sont rangées dans son Zrdex parmi les véritables Tetras.

(3) On désigne assez généralement les Gallinacés par le nom de brachiptères ou oiseaux à ailes

courtes.

GENRE GANGA

solitudes qui occupent une portion très-considérable de ces deux parties du globe; la proximité des torrens ou des fontaines est annoncée par les Gangas; ces oiseaux habitent les confins des déserts, ou dans les bruyères et les plaines desséchées, couvertes seulement de quelques buissons; voyageurs et aimant à se déplacer, ils parcourent journellement une étendue très-considérable de pays; ils exécutent ces voyages dans le but de visiter les lieux où ils ont coutume de s'abreuver; lorsque les citernes naturelles , ou les torrens des environs viennent à tarir, et que la chaleur de l’atmosphère dessèche ces abreuvoirs, les Gangas se hasardent alors à traverser ces océans d’un sable mouvant que tous les étres redoutent, et que les autres oiseaux voyageurs de ces contrées évitent en opérant leur migration le long des còtes.

Si la nature destine ces oiseaux a vivre dans des lieux tristes et déserts, elle semble compenser en quelque sorte une telle défaveur par un bienfait : les Gangas se réunissent dans ces solitudes par compagnies de plusieurs centaines, qui ne se séparent que dans la seule époque où ils vaquent à la reproduction de leur espèce; le reste de l’année, en association nombreuse, ils bravent en commun les périls d'un voyage dangereux, ou jouissent ensemble de l’abondance. Cette dernière particularité doit éire appliquée aux seules espèces de Gangas dont les deux pennes du milieu de la queue sont allongées et subulées; ces oiseaux nomades vivent toute l’année par bandes de plusieurs centaines; les autres espèces vivent par compagnies, composées comme celles des Perdrix, du mile, de la femelle et des jeunes. Ils ne se perchent jamais.

Le nom générique de Prerocles , que j'ai proposé pour ce genre, indique que ces oiseaux ont dans la forme des ailes quelque chose de particulier ; et en effet, dans les genres nombreux dont l’ordre des Gallinacés est composé, les espéces de celui-ci et du genre Syrrhaptes se distinguent facilement des autres oiseaux gallinacés par la longueur des ailes à première rémige plus longue que les autres.

Le genre Ptierocles a été établi dans mon histoire des Pigeons et des Gallinacés, vol. 3, pag. 258, et dans l’Index, pag. 712; voyez aussi Manuel d'Ornithologie, 4° et 2" édition, pag. 474. Le travail Systématique de M. Vieillot fait plus tard mention du méme genre,

sous le nom Oenas, apparemment pour ne point faire adopter une autre nomenclature que la sienne.

PETRI IRPI IRFRICIRICICIORI inn Misa ETTI

GENRE GANGA

Mon premier travail fournit les descriptions de cinq espèces; les découvertes nouvelles viennent ajouter quatre autres espèces dont nous venons de publier les portraits dans cet ouvrage. Buffon n’avait connaissance que de deux espèces de Gangas.

Voici le tableau du genre tel que nous le connaissons aujourd'hui. Je le divise en deux sections: la premiere composée des espèces è

queue conique; laseconde, de celles munies de deux filets à la queue. °. SECTION.

Esp. 1. GANGA UNIBANDE. Hist. Pig. et Gall., vol. 3, pag. 240, et les Synonymes; Index, pag. 712; de nos pl. coloriées 52 et 55, Pterocles arenarius. Patrie, VAsie méridionale et l'Afrique septentrionale : rarement en Europe.

Esp. 2. GANGA BIBANDE. Prerocles bicinctus. Gallinacés, vols9, p- 247. Nous en donnerons le portrait. Pazrie, l'Afrique méridionale.

Esp. 5. GANGA QUADRUBANDE. Gall., vol. 3, pag. 252, et les Synonymes; Index, pag. 715, Pterocles quadricinetus. Oenas bicincta. Vieill., pl. 220; le màle (1). Patrie, l'Afrique occidentale, et, comme douteuse, l’Inde.

Esp. 4. GANGA covronné de nos pl. coloriées 559 et 340, Pterocles coronatus. C'est le n°. 677 du catalogue de vente de M. Lichtenstein. Patrice, la Nubie.

Esp. 5. GancA LicaTENSTEIN de nos pl. col. 555 et 361, Pterocles Lichtensteinii, sous le nom de bicinctus, n°. 678 du catalogue mentionné. Patrie, la Nubie.

a", SECTION.

Esp. 6. Ganga cata, sous le nom de Gélinotte des Pyrennées, Bufl., pl. enl. 105 et 106, Prerocles setarius; Gallinacés; vol. 3, et Ind., pag. 714. Patrie, l'Europe méridionale et une partie de l’Asie.

(1) Parmi les erreurs faites dans la classification et dans les indications des espèces de ce genre et qui ont été signalées dans les articles descriptifs, il vient, très-récemment, de s'en commettre une dans la 63°. livraison de la Galerie des Oiseaux, pag. 60. M. Vieillot évite cons-

: ci cia ; on :

tamment les occasions fréquentes qu'il aurait de citer mes ouvrages; ce procédé , plus obligeant SITE ; :

pour moi qu'il ne pense, me dispense du soin de relever un grand nombre d’erreurs qui lui échappent. Jaurais aussi pu passer sous silence celle de la transposition de nom et de citations è D) . x è DO . A 5 ciali l’article de son Ganga è double collier, s'il avait eu la méme indifférence pour les ouvrages de ses prédécesseurs, en placant la synonymie de mon Ganga bdibande, qui n'est nullement le mème oiseau fisuré par Poni iq ì , ici.

figuré par cet auteur, ni celui que Vaillant a vu dans ses voyages. L’Oeras bicincta,

So > pl. 220, de M. Vieillot, n’est donc autre chose que le Prerocles quadricinctus de mes ouvrages.

GENRE GANGA

Esp. 7. Gana veLocireR. Pierocles tachypetes. Gall., vol. 3, p.274, et Ind., pag. 715; mais tous les synonymes ont rapport à l’espèce suivante; elle sera figurée dans ce recueil. Pazrie, Afrique méri-

dionale.

Esp. 8. Ganca krrtAvian ou MovcneTé. Le mile adulte sous le

nom de Gelinotte du Sénégal , Bufl., pl. enl. 130; la femelle de nos pl. col. 545. C'est Prerocles guttatus, n°.675 du catalogue de M. Lichtenstein, auquel il faut ajouter les synonymes des Tetrao Senegalus et Namaqua des méthodes. Pazrie, l’Egypte et les cétes de Barbarie.

Esp. g. GAnca ventre BRrULII. Prerocles exustus de nos pl. col. 554 et 560, et le n°. 675 du catalogue de M. Lichtenstein, sous le faux nom de Pi. Senegalensis. Patrie, l’Egypte et les cotes occidentales

d’Afrique.

FEERIURA

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GANGA UNIBANDE.

FI-ROCLEIS ARENARIUS. Teme

Le Mdle adulte , planche da. — La Femelle adulte, planche 53.

Ces dans les plaines sablonneuses de la partie méridionale du vaste empire de la Russie, ainsi que dans les déserts qui s’étendent au nord de lAfrique, que ce Ganga abonde. Souvent, dit Pallas, qui a trouvé l’espèce vers le territoire stérile d’Astracan et sur les bords du Volga, on la voit pendant le jour, réunie en couple, s'avancer sur les bords humides des fleuves, et voler comme les Pigeons. Quoique, à proprement parler, le Ganga unibande ne soit point un habitant de l'Europe, il semble nonobstant étre emporté quelquefois dans ses voyages au-delà des limites que la nature paraît lui avoir assignées; des plaines brilées de Afrique, situées le long de la mer Méditerranée, il se rend dans la fertile Andalousie et visite également les autres provinces méridionales de l’Espagne; depuis les déserts du midi de l’Asie il pousse, quoique plus rarement, ses voyages jusques en Allemagne, où le naturaliste Naumann, qui le premier a rangé l’espèce parmi les oiseaux d’Europe, tua en aodt 1801, dans le territoire d’Anhalt, un individu de cette espèce : deux autres individus y avaient été observés dans la méme année.

Latham, dans sa Méthode Ornithologique , fait un double emploi de ce Gallinacé; il le décrit en premier lieu, d’après Pallas, sous le nom de Tezrao arenaria, et plus loin, d'après la Fauna aragonica , il range l’espèce parmi les Perdrix éperonnées , sous le nom de Perdix aragonica; il est vrai que, pour légitimer ce double emploi, l’auteur lui suppose très-gratuitement des éperons.

La Geélinotte de Barbarie, dont M. des Fontaines fait mention dans les Mémoires de l’Académie des Sciences, année 1/07, p. Doe,

la méme que l’Encyclopédie méthodique décrit sous le nom de

RecurIL D'OrsrAUX, 9°. LTvRAISON.

GANGA UNIBANDE.

Gélinotte rayée, pl. 188, fig. 13, est encore un jeune màle de notre Ganga unibande ; la Gélinotte des rivages, de l’Encyclopédie citée, page 200, pl. 92, fig. 4, appartient également a cette espece (1). La longueur totale de ce Gallinacé varie de douze a quatorze

pouces, suivant les pays d’où on le recoit. Dans les contrées arides

et bràlées de l’Afrique, où les ressources alimentaires doivent sou-

vent manquer, l’espèce est constamment d'une taille inférieure, quer, I

tandis que les individus tués dans les provinces fertiles de l’Espagne, ont des dimensions plus grandes, leur plumage est plus beau et les couleurs en sont plus vives.

Ces différences sont constantes pour tous les animaux, mais plus spécialement pour ceux qui se nourrissent de végétaux et de semences; Pabondance ou la disette ; dans ces substances alimentaires, dépendent souvent de causes imprévues, et naissent de la localité. Jai eu lieu de faire la mémè observation sur plusieurs autres espèces de Gallinacés et sur un grand nombre d’oiseaux indigènes et exotiques, particulièrement sur ceux qui vivent dans les plaines désertes du midi de Afrique, comparés avec des individus de la méme espèce , mais vivant sous le beau ciel où le Nil et le majestueux Niger ou Joliba répandent la fécondité.

Sur la gorge de ce Ganga se dessine une tache triangulaire noire, bordée à sa partie supérieure par une large bande de couleur marron, qui prend son origine à la base de la mandibule inférieure , étend au-dessous des yeux sur les oreilles , et se réunit sur la nuque; la téte, le cou et la poitrine sont d'un cendré légèrement teint de rougeàtre ; une large bande noire, partant de l’insertion des alles, ceint la poitrine; le ventre , les flancs, les cuisses et l’abdomen sont d'un noir profond ; les couvertures inférieures de la queue, également noires, sont terminées par une grande tache blanche, ce qui fait paraitre cette partie d’un blanc pur; le dos et toutes les couvertures des ailes sont d’un roux-jaundtre ; vers le milieu des plumes de ces parties est un espace plus où moins étendu d’un cendré-foncé, et toutes sont terminées par du jaune couleur d’ocre ; le bord supérieur de V’aile est d’un blanc-terne; les rémiges sont d'un cendrénoiràtre, et les pennes secondaires , d’une couleur cendrée , sont bor-

dées et terminées de jaundtré; la queue est fortement étagée; en

(1) Voyez les synonymes de cette espèce, Manuel d’Ornithologie , pages 477 et 478.

GANGA UNIBANDE.

dessus d’un cendré-foncé avec des raies noiràtres; toutes les pennes, les deux du milieu exceptées, termintes de blanc; en dessous la queue est noire , terminée de blanc; les petites plumes qui couvrent le devant du tarse sont d’un blanc-jaundtre ; le bec est bleudtre; la partie postérieure du tarse et les doigts sont d’un jaune-foncé.

La femelle diffère beaucoup du mile. Elle n’a pas la tache noire à la gorge, ni la belle couleur cendrée qui couvre la téte et la poitrine du mile; ces parties sont jaunàtres, marquées de nombreuses taches noires; à la partie supérieure du devant du cou se trouve une bande cendrée et au-dessus une petite raie noire. Le sommet de la téte et toutes les autres parties supérieures sont colorées de jaune-d’ocre-clair marqué de taches et de raies en zigzags d’un noir plein; le ceinturon noir de la poitrine est*plus étroit; toutes les autres parties sont comme dans le mile. Elle niche à terre dans les broussailles ; suivant l’auteur de la Faune arragonienne la ponte serait de quatre ou de cinq ceufs marqués de taches brunes; et suivant Pallas les ceufs seraient d'une couleur blanche-pàle. Pallas appelle cette espèce poule des Steppes ou des Landes; on la trouve dans les déserts sablonneux des environs du Volga; elle jette un cri aigu en sélevant, mais ne fait point de bruit dans son vol. Sa nourriture consiste en graines d’astragale. C'est le Desherdk des Tartares.

Nous avons recu des individus tués en Espagne, un mile des déserts de Barbarie, et une femelle trouvée en Allemagne; ils font partie du Musée des Pays-Bas. On trouve des sujets montés dans les Musées de Paris et de Vienne.

bande femelle ;

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CAMERE

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couronne’, mal adulte,

GANGA COURONNE

PTEROCLES CORONATUS. LicateNsT.

Le Mdle et la Femelle.—Planches 539 et 340.

Cette espèce est du nombre des Ganges à queue conique également étagée et n’ayant pas les deux longs filets aux pennes du milieu. On connaissait depuis long-temps le mile de cette espèce, au moyen d’un individn qui se trouve dans les galeries du Musée de Paris, et qui date du temps de Buffon; la patrie de cet unique individu m’ayant point été constatée, on a toujours eu scrupule de l’admettre comme espèce distincte dans les catalogues méthodiques, et ce motif m'a engagé à ne point en faire mention à l'article Ganga, dans mon histoire des Ga/linacés, vol. 3. On serait probablement resté bien long-temps dans le doute sur la patrie de ce joli Gallinacé, si les résultats des recherches faites par les voyageurs allemands dans les pays arrosés par le Nil n’avaient contribué à étendre le rayon de nos connaissances sur l’histoire naturelle de cette contrée classique. Nous voyons aujourd'hui marcher de front, et dans un méme but scientifique, les découvertes en histoire naturelle faites dans ce pays, et celles plus intéressantes encore de la lecture des caractères hiéroglyphiques ou de la langue des anciens Egyptiens, cachée sous un voile épais , depuis tant de siècles, aux recherches si souvent infructueuses des savans, et dont. M. Champollion le jeune a découvert l’explication alphabétique. Puissent les efforts courageux de nos zoologistes, secondés des recherches scientifiques des archéologistes protégés par une civilisation nouvelle et par la régénération d'un grand peuple, produire les résultats si ardemment désirés, et tendre à faire concorder plus exactement les traditions de l’histoire sacrée avec les annales des peuples et l’histoire du monde!

Le Ganga qui fait le sujet de cet article a été trouvé dans les

Recuem D'OrsesUx, 57° LIVRAISON.

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GANGA COURONNE

déserts de la Nubie par les naturalistes voyageurs envoyés en Egypte par ordre du gouvernement prussien. Le savant M. Ruppel, voyae-roi d'Égypte, vient aussi d’adresser ancfort. Nous trouvons ce

geant sous la protection du vic

quelques individus au Musée de la ville de Fr

Gallinacé inscrit dans le catalogue des objets en double du Musée de

Berlin; M. le professeur Lichtenstein,

dique , décrit l’espèce sous le nom de Pierocles co e que javais donné au

auteur de cette notice méthoronatus, que nous conservons en supprimant le nom provisolr ches (1). Les naturalistes mentionnés

aux moeurs de notre oiseau.

seul individu soumis à mes recher ne nous ont rien transmis relativement Il serait à désirer qu'on rendit les voyageurs attentifs à cette lacune trop souvent répétée dans toutes les recherches faites par les natu-

ralistes ; ceux-ci nous transmettent souvent avec l’envoi des sujets

une description minutieuse des couleurs de leur robe, et accompagnée

de l’énumération des caractères extérieurs par lesquels on peut distinguer ces espèces de leurs congénères, comme s'il nous importait de connaître par eux ce qui parle è nos yeux et doit faire le but de nos recherches. Nous ne leur demandons point un travail scientifique et de bibliothèque ; mais ce que nous avons droit d’exiger d’eux, est le plus souvent passé sous silence. C'est a l'étude de l’anatomie , des moeurs et des habitudes des animaux qu'ils doivent vouer leurs recherches; c'est en observant la nature et en rassemblant les faits que leurs collections acquerront un plus grand prix aux yeux des savans et des naturalistes.

Le bec de cette espèce est grèle et comprimé. Le male est facile a distinguer aux trois petites bandes d’un noir profond prenant leur origine à la base du bec; l’une de ces bandes couvre une très-petite partie de la gorge; les deux autres partent de chaque còté des narines, couvrent la région du lorum et remontent vers le front, qui est couvert de petites plumes blanches; le milieu du sinciput est peint d'une plaque roussàtre couleur lie de vin, et cette plaque est encadrée par une bande d’un cendré-bleuAtre couvrant l’orbite des yeux en forme de sourcil et réunie à l’occiput; du jaune-ocre est répandu sur le devant du cou, sur les joues, et forme collier autour de la nuque; la partie inférieure du cou, la poitrine et tout le ventre sont d’une teinte

lie de vin qui se nuance en isabelle clair sur l’abdomen et sur les plumes

ON SA (1) Pavais inscrit cet individu sous le nom de Ganga è lorum noir; caractère saillant et bien

marqué, servant à distinguer l’espèce de tous ses congénères.

GANGA COURONNE

des tarses; les parties supérieures ont une teinte lie de vin très=prononcée et variée sur les couvertures des ailes et sur les scapulaires de grandes taches jaunàtres; les rémiges sont d’un cendré-noiràtre, et les pennes dites moyennes terminées par une tache isabelle; toutes les pennes de la queue sont d’un isabelle-rougedtre, marquées vers la pointe d'une petite bande noire et terminées par des pointes d'un blanc pur; le bec et les doigts sont d'un noir bleuàtre. Longueur totale, dix pouces.

La femelle n’a pas les trois bandes noires de la base du bec ni l’espèce d’auréole qui couvre la téte du màle; le devant du cou et les joues seulement sont d’un jaune terne; de petites stries noires couvrent le fond isabelle des parties supérieures de la téte et de la partie postérieure du cou; toutes les parties inférieures du corps sont marquées de lignes noires, très-fines, disposées en forme de demicercle vers le bord de chaque plume, et disposées sur un fond isabelle-blanchàtre; les parties supérieures ont des bandes en zigzags très-fines, assez espacées et peintes sur le fond isabelle-rougeatre ; les pennes de la queue ont la méme distribution de couleurs que dans le mile, mais le fond rougeàtre est parsemé de bandes noires en zigzags; les rémiges ont une teinte brune.

Nous avons dit que cette espèce a été trouvée en Nubie. Des individus des deux sexes font partie des Musées des Pays-Bas, de Berlin,

de Francfort et de Vienne; on voit un mile dans les galeries du Musée de Paris.

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