‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 16 sur 121 · ÉPERONNIER ARGUS · texte numérisé non relu

ÉPERONNIER ARGUS

caudales; les plumes de la téte pourraient étre relevées et former

une huppe frontale.

Nous indiquons comme différences caractéristiques entre le Chin-

quis et l’Argus, que ce dernier est plus petit; il porte une courte huppe composée de plumes assez larges; ses joues sont nues; les miroirs des ailes sont beaucoup plus petits, d’un vert métallique, et entourés d’un seul cercle noir; tout le plumage offre des teintes brunes beaucoup plus sombres.

Le male a les plumes du front alongées en huppe; elles sont larges, d’un brun noiràtre, et marquées de blanc à leur base; tout le reste de la téte et le cou portent des plumes très-courtes, d’un noiràtre terne; la gorge est blanchdtre ; les joues, le tour des yeux et la cire sont couverts d’une peau jaunàtre ; de très-petits miroirs ronds, d’un beau vert-foncé nuancé de bleuAtre, mais sans tetntes pourprées et opalines, couvrent la partie supérieure du dos, les scapulaires et toutes les couvertures des ailes; ces miroirs sont encadrés d’un cercle noir; le fond du plumage sur lequel ces taches sont réparties, ainsi que le dos et le croupion, sont d’un brun jaunàtre tout couvert de gouttes rapprochées d'un noir parfait; la poitrine, le ventre, l’abdomen et les cuisses sont d’un brun terre-d’ombre, et les baguettes des plumes de la poitrine blanches; les pennes des ailes sont d’un brun très-foncé; la queue, composée comme celle du Chinquis, de deux plans, a des miroirs aussi grands, accolés de méme, mais ils sont d’un vert brillant et entourés d'un large cercle noir; le reste de la queue est marbré comme les plumes du dos, mais le bout des deux rangées de pennes est roussàtre, marqué de grandes taches d'un noir parfait. Le bec est brun, l’iris jaune et les pieds couleur de corne noiràtre. Longueur totale du male, de dix-huit è dix-neuf pouces; la femelle ne nous est pas connue.

Le Musée des Pays-Bas a recu deux màles de cette espèce faisant partie d'une collection de mammifères et d’oiseaux rassemblés à Malacca. L’un de ces sujets a le tarse armé de deux éperons, grands, forts, et de grosseur égale ; l’autre en porte trois au pied gauche et deux au pied droit.

GENRE PAUXI.

GENUS OURAX. Cuv. (1)

Bec court, fort, comprimé, voùté, convexe; la base de la mandibule supérieure se dilate en une substance cornée, dure, élevée au-dessus du front.

Narines basales, latérales, percées près du front, derrière le globe corné du bec, rondes, cachées entièrement, ouvertes en dessous , sans fosse nasale.

Pieds è tarse long, lisse, les trois doigts de devant réunis par des membranes, le

pouce articulé sur le tarse, mais portant en partie à terre.

Atles courtes , les quatre premières rémiges étagées; la sixième la plus longue.

Les Pauxis ont de nombreux rapports avec les Hoccos et les Pénelopes s ils different bien peu par les moeurs de ces deux groupes d’oiseaux, et formentavec ceux-ci une petite famille naturelle, dont les espèces nombreuses vivent paisiblement dans les immenses foréts antiques qui couvrent la plus grande partie de l’Amérique meridionale ; ils remplacent sous ces climats chauds les espèces qui composent les genres Dindon et Teétras confinés exclusivement dans les contrées froides du nouveau continent (2). Les Pauxis different cependant assez par la forme du bec et par celles des narines des Hoccos et des

Penélopes, pour que dans un système artificiel ils soient séparés

génériquement.

Deux espèces composent aujourd’'hui ce genre; celle que nous connaissons depuis long-temps est figurée dans la planche enluminée 78 des oiseaux de Buffon sous le nom de Pierre de Cayenne ; les méthodistes en ont fait un double emploi sous les noms de Crax globicera et galeata.

(x) Je me suis servi, dans l’histoire naturelle des Pigeons et des Gallinacés, et dans le Manuel d’Ornithologie, du mot pauxi, pour désigner en latin ce genre d’oiseaux; ce nom ; mal choisi, est dérivé d’un idiòme vulgaire : je Vai supprimé dans la nouvelle édition du Système Ornithologique qui paraîtra dans le troisiéme volume du Manuel, en remplacant ce nom defectueux par celui d’ourax propose par M. Cuvier dans le Règne Animal.

(2) On trouve aussi des Tétras dans les pays tempérés et froids de l’Europe et de l’Asie, mais les espèces du genre Dindon ne se trouvent qu'en Amérique.

Recurit D'OrseAUuXx, 26° LIVRAISON.

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