‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 46 sur 121 · OUTARDE DENHAM · texte numérisé non relu

OUTARDE DENHAM

OTIS DENHAMII. Vico.

Nous publions ici la description des deux sexes et du jeune de cette belle espèce, que nous aurions fait figurer, si le nombre de planches destinées à faire partie de cette centurie de livraisons pouvait encore nous faire admettre celle-ci.

Cette Outarde, dont on attribue la découverte au voyageur anglais Denham, et que celui-ci a rapportée du nord de l’Afrique, est, dans le fait, découverte par Le Vaillant, mais se trouve inédite, vu que ce voyageur n'a pu la publier dans ses volumes des oiseaux de l'Àfrique méridionale, où l’on ne trouve ni les Gallinacés, ni les oiseaux coureurs, riverains et palmipèdes, qu'il a rapportés de ces contrées; le sujet que Le Vaillant se proposait de décrire sous le nom d’Ou-

OUTARDE DENHAM tarde d nuque rousse ne diffère point de ceux tués par le major Denham et par M. Ruppel : ce sujet de Le Vaillant se trouve dans le musée des Pays-Bas.

L’Outarde de Denham cu è nuque rousse est à peu près de la taille de notre grande Outarde d’Europe. Le màle adulte, paré de sa livrée des noces, diffère de la femelle par une fraise composée de plumes assez longues et déliées, qui s'étend de chaque còté de la partie inférieure du devant du cou en forme de hausse-col ; le sommet de la téte est noir avec une grande tache blanche placée a l’occiput; toutes les parties postérieures du cou sont d’un roux ardent s menton et devant du cou d'un beau gris-cendré; plumes de parade des céòtés du cou d'un gris-blanchàtre; tout le reste des parties inférieures d’un blanc pur; parties supérieures du corps, scapulaires et couvertures de la queue d’un brun clair, abondamment couvert de zigzags trèsfins et très-rapprochés d’un brun plus foncé; la plus grande partie des couvertures des ailes d’un noir parfait marqué de grandes et petites taches d’un blanc pur; les barbes intérieures des rémiges en grande partie blanches; les pennes de la queue rayées de blanc et de noir ; le bec est noir; les pieds sont d’un jaunàtre livide, mais la plante est noire. Longueur totale, trois pieds cu un pouce de plus. La femelle est plus petite; elle n'a point la parure des còtés du cou, et les teintes du plumage sont moins vives et pures.

Le jeune de l’année, obtenu par M. Ecklon, sous le nom de Otis collei, et qu'il a rapporté du midi de l’Afrique, porte la coloration sulvante. Le sommet de la téte est d’un brun-noiîrAtre, et l’espèce de calotte que forme cette couleur est bordée par une bande blanche marbrée de brun; toute la nuque est d’un roux très-clair ; le devant du cou est d’un brun-noiràtre tacheté de blanc et fortement marqué de cendré, seinte dominante chez l’adultes les parties supérieures sont brunes, couvertes de nombreux zigzags très-fins et rapprochés, d’un brun plus foncé, et marquées de taches ovoides de couleur ocre clair : ces taches ceillées existent chez les jeunes du plus grand nombre des especes connues; la queue est rayée de bandes d'un brun-noirtre, et de bandes couleur d’ocre, parsemées de zigzags noiràtres. La dimension totale est de deux pieds trois pouces.

Cette espèce est indiquée dans le Voyage en Afrique du major Denham, trad. frane. vol. 3, p. 238. On lui donne, dans l’intérieur

de l’Afrique, le nom de Oubara.

OUTARDE DENHAM. Le musée de Paris possède deux beaux sujets capturés au cap de Bonne-Espérance, par Delalande. On voit dans celui des Pays-Bas une série du sujets du nord et du midi de l’Afrique centrale.

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