‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 47 sur 121 · OUTARDE CAPE-NOIRE · texte numérisé non relu

OUTARDE CAPE-NOIRE

OTIS NIGR ICE PS. Gounp.

Une figure parfaite de ce grand et bel oiseau se trouve dans Atlas des ciseaux des monts Himalaya , pl. 72, où M. Gould décrit cette Outarde en ces termes:

« Ce magnifique oiseau est le plus grand et l’un des ‘plus beaux du genre. Quoique l’individu qui a servi de modele a notre planche ait été capturé dans les chatnes élevées de l’Himalaya, l’espèce n'est nullement confinée dans ces régions, puisque M. Seykes, qui en fit la découverte, assure qu'elle est très-commune dans le pays des Mahrattes, où elle est très-recherchée comme mets exquis et savoureux. L’espèce vit par troupes qui se réunissent dans les plaines désertes. Le mfle est pourvu d’une poche gutturale, comme dans l’Otis tarda d'Europe; ils nichent à terre et sans appréts pour le nid; les ceufs sont de forme ovale, d’un brun-olivàtre marqué de taches brunes plus foncées. La femelle ne differe pas du màle par le plumage; mais elle est d’un tiers plus petite.

Tout le sommet de la téte et la large huppe occipitale sont d’un noir parfait; les joues, tout le cou et les parties inférieures sont d’un blanc pur : sur la poitrine est dessiné un large ceinturon s'étendant d’une aile è Vautre; toutes les parties supérieures du corps, les pennes secondaires des ailes et la queue sont d’un beau brun marqué de nombreux zigzags noirs ; les grandes couvertures du bord des ailes sont noires a bouts blancs; le bec et les pieds sont jaunes. La longueur totale est de quatre pieds et demi.

Un bel individu de cette espèce fait partie des galeries de la Société

zoologique à Londres; et un autre, du musée des Pays-Bas.

di

ns

GENRE COURT-VITE

è» (GG EN U;SCUW. SOR LU Sb.

Bec plus court que la tète ou de cette longueur, déprimé è la base, un peu vodté à la pointe, faiblement courbé ou è peu près droit ei pointu.

Narines ovoides, surmontées par une membrane élevée en protubérance marquée.

Pieds longs, gréles; trois doigts très-courts, à peu près totalement divisés; doigt intérieur constamment de moitié plus court que celui du milieu. Org/es trèspetits.

Ailes médiocres : la première rémige à peu près aussi longue que la deuxième,

qui est la plus longue; grandes couvertures couvrani les rémiges.

Nous conservons à ce genre le nom donné par Latham, et adopté: par tous les naturalistes, excepté par Illiger, qu'une tendance trop outrée au purisme a porté dans la voie des réformes de noms de genres recus et généralement employés. Nous préférons l’adjectif Cursorius au nouveau nom de Tachydromus, nonseulement parce qu'il est généralement usité, mais aussi parce que ce nouveau nom, proposé par M. IHliger, ne peut étre admis

9 Ì gel, I{ ’ ayant été employé pour désigner un genre dans l’ordre des Sauriens. Lorsqu' juste titre l’on a cru devoir supprimer le nom de genre Arenaria usité en botanique, et que la nouvelle dénomination Calidris, proposée par Illiger, a été adoptée dans toutes

; ; i. ; - 5 les nouvelles méthodes , il serait inconséquent de faire usage d’une repétition de noms pour remplacer celui de Cursorius (1).

(1) Il serait è désirer que l’on pit aussi s'entendre au sujet des noms de genres : Crypturus pour T'inamusz Halieus pour Carbo ; Dysporus pour Sula; Eudytes pour Colymbus; et l’emploi de ColymBus comme devant remplacer la dénomination de Podiceps. A quoi bon ces réformes, et dans quel but le professeur Berlinois les reproduit-il également dans plusieurs groupes de mammifères? Les naturalistes de tous les pays consentent à faire des concessions an purisme, mais de quel droit les successeurs et les disciples d’Illiger veulent-ils qu'on suive servilement un système dans lequel l’auteur a changé sans motif d’utilité, méme jusqu'à la série et à l’ordre de classification des genres adoptés dans toutes les méthodes? Ces disciples d’un compilateur systématique qui s’esi montré bien peu versé en histoire naturelle pratique des animaux vertébrés, sont-ils en effet persuadés que les genres des oiseaux Rapaces ne pourraient pas étre plus heureusement placés qu'entre les

Hirondeiles et les Gallinacés ?

Recuen. p’Orstavx, 50°. LIvrAISON.

GENRE COURT-VITE

Le genre Court-vite, tel que nous l'avons établi dans la seconde édition du Manuel d’Ornithologie, pag. 511 et suivantes, comptait alors trois espèces distinctes, savoir, Cursorius isabellinus, ou le Court-vite proprement dit; Buffon, pl. enl. 795; Cursorius asiaticus, bas sur la figure des pl. enl. 892; et le Cursorius bicinetus, décrit dans le Manuel cité, pag. 515. Deux autres espèces ont été connues depuis cette époque, ce qui porte le nombre à cinq.

Ces cinq espèces different plus ou moins entre elles par le bec; mais elles ont toutes les mémes caractères dans la forme des pieds, et particulièrement dans celle des doigts et des ongles. L’organisation de ces membres, quels que puissent étre les rapports qu'ils présentent avec ceux d’un genre voisin, les Qutardes , peut servir à distinguer ces oiseaux, coureurs pal excellence, de tous les autres genres auxquels on pourrait les réunir, si l'on ne consultait dans cet arrangement que la seule forme plus ou moins variée du bec.

Vai fait valoir dans le Manuel précité, pag. 512, les rapports que ces oiseaux ont avec les Outardes, et l’embarras qu'on peut éprouver dans larrangement méthodique, lorsque nous aurons è classer un très-grand Couri-rite ou bien un pygmé du groupe Outarde : les découvertes d’espèces inédites, faites dans ce dernier genre, semblent fournir de nouveaux indices pour rapprocher des oiseaux qui ont à peu près le méme genre de vie, et qui habitent loin des eaux. Nous faisons suivre l’index du genre.

Esp. 1°. Court-vitE ISABELLE, désigné simplement par le nom de Court-vite, Buff. pl. enl. 793; Cursorius isabellinus de Meyer. Voyez, pour la Synonymie, Manuel, pag. 515. Patrie, lAbyssinie, les còtes occidentales et septentrionales de l’Afrique, et accidentellement en Europe.

Esp. 2°. CoURT-VITE A AILES vIOLETTES, Cursorius chalcopterus, de nos pl. col. 298. Pazrie, les parties occidentales de l’Afrique.

zato)

Esp. 5°. COURT-VITE A DOUBLE COLLIER, Cursorius bicinctus, découvert par Le Vaillant, et trouvé en des lieux stériles, loin des eaux, courant avec une vitesse étonnante. Yoyez la description du plumage dans le Manuel, pag. 515. Nous en publierons la figure dans ce recueil. Pazrie, l'intérieur de l’Afrique méri-

dionale.

GENRE COURT-VITE

Esp. 4°. CouRT-vITE A LORUM NOIR (1), Cursorius astaticus, de Latham, très-exactement figuré par Buffon, pl. enl. 892, sous le nom de Court-vite de Coromandel. Patrie, la presqu'ile de l’Inde.

Esp. 5°. Court-vitE Temmnex, Cursorius Temminckii, par M. Swainson, pl. 106, n°. 21 , des Ilustrations zoologiques. Patrie , le Sénégal et toute la còte occidentale de PAf» Sierra Leona. È

L’oiseau indiqué par M. Horsfield dans le catalogue des Oi-

seaux de Java, pag. 187, sous le nom de Cursorius isabellinus, est une espèce nouvelle de P/uvier du genre Charadrius.

figuré

ique jusqu'à

Jen fais la remarque, afin de désabuser les naturalistes sur l’existence du Court-vite isabelle dans les îles de la Sonde, contrées dans lesquelles l'on trouve plusieurs espèces de nos Gralles riverains,

mais où le Court-vite isabelle n'a point encore été vu.

(1) Nous le nommons ainsi, afin de le distinguer et le faire reconnaître du premier coupd'oeil de l’espèce suivante que j’aurais désignée par le nom de Court-vite è lorum blanc , dans le cas que M. Swainson ne l’eùt pas figuré et ne m'en et pas fait la dédicace. Ces deux oiseaux, que j’ai confondus précédemment sous une méme rubrique, different par des caractères constans, quoique leur corps soit couvert d’un plumage è peu près coloré des mémes teintes, et dont la distribution est la méme. Notre quatrième espèce diffère de la cinquième par une taille un peu plus forte, par les dimensions plus grandes du bec et du tarse, et principalement par la couleur des plumes du lorum ; caractères qui ont été bien appréciés par M. Lichtenstein. J'ajoute cependant bien plus de valeur à la différence constante dans la couleur du lorum et à celle de la localité, qu'aux mesures minutieuses qui sont très-variables et auxquelles on ne doit point mettre une bien grande importance, vu que des individus de la

méme espèce offrent des différences souvent bien plus marquantes.

DIIEIENI

ata 3 Da ntintti ORIO

4 D ; ) st v Di si È IR L : (REESE tRCa DON

————————6——ee»e——@——6———m—T———6—T—————- n Ò = x 2 4

—————r >= —— i" ii A IE DA i E pasa

oleltes

il è ’ e a aes ve

Cour - vit

Muet.

Hremintstnit

Spett "i FESARAISIALITAtA I *Iersata

Page 1