‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 65 sur 121 · HERON FLUTE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

HERON FLUTE DU SOLEIL

ARDEA SIBILATRIX. Tenmm.

L’Adulte. — Planche 271.

D'Azara nous apprend, dans l’Histoire des Oiseaux du Paraguay, vol. 2, esp. 556, que les Guaranis, peuplade sauvage de ce pays, donnent au Héron que nous publions, la dénomination de Curahiremimbi, ce qui signifie /ltte du soleil; et cette dénomination a rapport au sifflement doux et mélancolique qu'il répète assez souvent, et que les habitans des campagnes prennent pour l’annonce des changemens de temps. Les oiseaux de cette espèce sont assez communs au Paraguay, et on les.trouve tantòt seuls, tantòt réunis par paires ou par familles. Le male ne paraît pas différer de la femelle. Ils se perchent et passent la nuit sur les arbres. Lorsqu'ils volent, ils battent plus souvent des ailes que les autres Hérons, et ils les étendent'davantage, ainsi. que le cou qu'ils tiennent plus courbé en arc. On les rencontre plutòt dans les plaines sèches ou humides , que swr-les bords des lacs et des rivières. Leur ponte a lieu en janvier; le nid est placé sur un arbre, fait de petites bùches, et les ceufs, au nombre de deux, ont de grandes taches couleur de paille sur un fond bleu de ciel (1).

Les plumes du bas du cou sont longues et décomposées; les moyennes et les petites couvertures des ailes longues, étroites et rayées longitudinalement; de l’occiput naissent douze plumes longues, mais inégales, étroites, à barbes serrées et concaves en dessous; les plumes longues ont quatre pouces; elles forment un panache flottant et immobile; toutes les autres plumes du cou sont de la méme nature, è barbes décomposées comme chez le plus grand nombre des oiseaux de cette tribu.

(1) Sonnini, dans une note è l’article de ce Héron, le rapproche de Ardea cyanocephala de

Lath, esp. 45; mais ce rapprochement porte complétement à faux.

RecuriL D'Orsesux, 46°. LIvRAISON.

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