ADDITION A L’ARTICLE
DU
CATHARTE CONDOR.
Jeune Femelle. Planche 408.— Et téte, grandeur naturelle, du Mdle. Planche 494.
La vue d’un plus grand nombre d’individus de cette grande espèce d’oiseau nous met à méme de fournir quelques notices additionnelles à la description qui accompagne la planche 133, figure exacte du mile en état parfait de plumage : celle que nous publions pl. 408, est prise d’une très-jeune femelle de cette espèce.
On peut ajouter encore à la partie historique du Condor quelques indications publiées récemment dans la traduction frangaise du Voyage de M. Stevenson dans l’Amérique du sud. Cet auteurdit, vol .2, pag. 59 : « Le majestueux Condor occupe le premier rang dans la « race emplumée, soit sur la terre lorsqu'il étend ses ailes qui « mesurent quatorze ou quinze pieds d’une extrémité à l’autre , « soit lorsque s'élancant à travers les nuages il n°y paraît pas plus « gros qu’une Hirondelle. Le vol de cet oiseau est vraiment impo- « sant: il séleve au moyen d'un mouvement vacillant et presque « imperceptible de ses ailes, et descend à terre de la méme manière; « il tombe sur sa proie, et si c'est un agneau ou un petit ani- « mal, il l’emporte avec ses serres (1) sur quelque hauteur voisine; « si la proie est lourde, le Condor la dévorera jusqu'au point de ne < pas pouvoir s'envoler, et alors il devient lui-méme une proie facile
« pour les villageois qui courent dessus, et le tuent avec des bAtons. »
Aprèsavoir parlé très-succinctement de trois espèces distinctes de Condors, selon les indications desquelles il est néanmoins facile de voir que ces espèces sont des états de différens plumages aux diffé-
(1) Ici, comme dans le paragraphe suivant emprunté du méme ouvrage, on voit que
l’auteur parle selon l’opinion du vulgaire.