‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 3)Chapitre 4 sur 173 · A L’ARTICLE DU GENRE VAUTOUR · texte numérisé non relu

A L’ARTICLE DU GENRE VAUTOUR

Je présumais avoir donné, très en abrégé il est vrai, sur le genre excessivement embrouillé Zu/tur, des données qui pussent servir de base a une classification plus exacte de ce groupe des rapaces; nos articles encore inédits sur les espéces figurées pl. 426 et 407, sous les noms de Vautour impérial et Agypius, et qui ont été donnés long-temps avant la publication du texte de ces planches, étaient destinés à servir de complément sur ce travail.

Un article, publié récemment par M. Ruppell dans les Annales des Sciences naturelles, du mois de décembre 1830, me force a revenir sur un chapitre sur lequel nous supposions qu'on pouvait s'entendre relativement à la classification des especes bien constatées ; l’article de M. Ruppell laboure complètement ce terrain par des remarques hasardées peu exactes, et surtout peu honorables à la mémoire de Le Vaillant. Si M. Ruppell, pendant son séjour de deux mois au musée de Leyden, m'edt fait l’honneur de me parler du plan qu'il avait concu de publier une note critique sur la classification de mes /'autours, je me serais trouvé dans le cas de lui prouver l’erreur dans laquelle il vient de tomber, il m’aurait évité la peine d’y répondre , et il se serait épargné le reproche d’avoir imputé à Le Vaillant une sorte d’importance, en publiant la figure d’un Vautour oricou fabriqué ou défiguré, et où l’estimable préparateur qui a monté le Yautour oricou du duc de Rivoli l’apostrophe par trop de tudesque, de fa/sification et de facticité. Je le répète, si M. Ruppell, que je voyais presque journellement pendant son séjour à Leyden, que je revis souvent en mai 1850, à Paris, m’eùt témoigné le moindre doute sur la classification de mes Vautours, je lui aurais fait voir les

sujets sur lesquels jai basé mon travail, plus, les sujets identiques qui

Recuer D'Orseaux, 89° LIvAISON.

ADDITION A L’ARTICLE DU GENRE VAUTOUR- i ont servi à Le Vaillant, rapportés par lui d'Afrique, et qui sont “ ma possession; mais M. Ruppell n'a vu ni l'Oricou, ni le . ni le Chaugoun de Le Vaillant :,il n'a pas non plus vu mon 7 auto

La vue de ces quatre oiseaux .Jui aurait pu épargner la

imperial. i quil décore, bien gratuitement,

longue discussion sur mon index, du titre pompeux de monographie.

Tous les détails et toutes les exp

moire, et nécessalres dans la réplique contr fondées, ne se trouvant pas ètre du ressort de notre ouvrage, nous

nous bornerons à fournir ici, avec un peu plus de detail, le relevé ou l’index des espèces citées ou indiquées dans le premier travail ; les citations des espèces, selon M. Ruppell , en feront partie; j'ajouterai ici, et dans le texte descriptif des pl. 426 et 407, les remarques succinctes nécessaires à mon opinion.

Esp. 1. Vaurovr orIcov de Le Vaillant, pl. 9g, est non ur sujet defiguré, comme l’avance M. Ruppell, mais une espèce figurée trèsexactement par Le Vaillant, et parfaitement décrite. La téte de l’individu qui a servi à cette pl. 9 existe encore dans les galeries du Musée des Pays-Bas. Cette iéte, munie du repli de la peau en avant

et au-dessous du méat auditif, ressemble exactement à la téte de

lications voulues pour un Mée des allégations mal

l'Oricou du duc de Rivoli, que M. Ruppell, pag. 577 du Mémoire précité, condamne comme fa/sification. Jai vu cet individu; les replis à loreille sort raturels, et ne different pas de ceux que portent les sujets de Le Vaillant; pour plus de preuve , j'ajoute que le Musée des Pays-Bas a recu, très-récemment, deux sujets du cap de Bonne- Espérance, sur lesquels les replis de la peau du cou sont faiblement indiqués et comme tracés par un très-petit rebord saillant; deux autres sujets du méme envoi, tués , ainsi que les deux sujets ci-dessus désignés, à la baie d’Algoa, ne portent aucun indice de replis, et ressemblent exactement aux individus del’ Egypius, tués par M Ruppell dans l’Afrique septentrionale. Or donc, comme M.Ruppell a reconnu le sujet déposé dans la collection du duc de Rivoli pour un Yultur gypius, a part /interdit de falsification qu'il lance contre cet individu, nous croyons, comme assez probable, que l’Oricou et lAgy-

pius sont une méme espèce, et nous en donnons quelques preuves dans le texte de notre pl. 49.

Esp. 2. 1 sci p- 2. Vaurour RovaL. Voyez dans l’index précité.

PA Esp. 3. VaurtoUR mPfriAL ou Chincou. Le VuLtur MonAcHUS des

Page 1