‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 3)Chapitre 7 sur 173 · Ò VA · texte numérisé non relu

Ò VA

Vautour 7 vertal, , adulte’ en

IIVULO,

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VAUTOUR IMPÉRIAL ov CHINCOU.

VULTUR IMPERIALIS. Teuw

L’Adulte. — Planche 426 *.

Ce grand oiseau est, aprés l’Orieou, le plus puissant des vautours connus. On le distingue facilement de tous ses congénéères par son

* Cette planche de la 72° livraison, ainsi que celle du Zaztour 4gypius, pl. 407, liv. 69, ont été données sans étre accompagnées du texte. Vai différé la publication du texte descriptif Jusqu'à l’époque présente de la cléture de notre ouvrage, afin de pouvoir rassembler autant de données qu'il me serait possible de réunir sur deux espèces, dont l’existence a été fortement mise en doute par la critique publiée en 1830, par M. Ruppel. En réfutation de cette critique, nous avons publié, plus tard, les pages additionnelles sur le genre Vautour; les textes du présent article et de celui de l’Oricoz ou #gypius en sont le complément.

Faisant ici mention de cette addition, il est nécessaire de relever trois fautes typographiques qui se trouvent dans les trois premières lisnes de la page 2 de cet article, savoir : qu’au lieu du mot d’importance, il faut lire d’imposture; au lieu de et ox l’estimable, lisez et @ Vestimable ; enfin, au lieu de par trop de tudesque, mettez trop incivile. Corrigez aussi, page 3, ligne 15, le numéro de la planche : au lieu de 49, mettez 407.

Comme suite a l’addition du genre Vautour, on est invité à noter, que le Yautour griffon (77. fulvus) est facile è distinguer, de tous ses congénères, par la forme allongée et acuminée de toutes les couvertures des ailes; car, dans le Chasse-fiente, V'Indou et le Bengalin, ces mémes plumes ont une forme plus ou moins arrondie; dans aucune de ces trois dernières espèces, les plumes de la fraise ne sont aussi longues ni aussi abondantes que chez le Griffon.

Ajoutez & l'article esp. 7, VAUTOURA InDOv (7. indicus), comme synonime, Wultur leuconata, Hardw. Z/lust. Indian. Zool.; puis, notez que le bec de cette espèce est beaucoup plus puissant et bien plus gros que celui du Griffon, da Chasse-fierte et du Bengalin ; enfin, qu'il faut distraire de la synonymie de l’Zndou l’oiseau figuré pl. 32, de l’atlas de M. Ruppel, et replacer cette citation avec le Chasse-fiente, dont J'ai eu tort de la distraire.

Ajoutez, esp. 8, que le Vautour chasse-fiente est plus commun dans le midi de l’Europe que le Vautour griffon; celui-ci est plus spécialement confiné , et est plus abondant dans les parties orientales.

Intercallez, esp. 8 dis, VAUTOUR BENGALIN (Z'ultur bengalensis), de Gmel., Syst. 4, pag. 245, Bengal Vulture, Lath., Syn. vol. 1, pag. 19, tab. 1, et supp. pag. 3, peut-étre aussi la table

RecueIL D'OIsEAUX, 72° LIVRAISON.

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formidable bec, beaucoup plus élevé et plus fort que Vautour arrian (V. cinereus) d'Europe ; il est rapproc forme, de celui de l’Orscow, et differe peu, par sa force, cette espèce africaine, Notre Vautour impérial, que nous présumons

etre l’adulte du Chizcou de Le Vaillant, pl. 12, est encore remal” par deux carac-

celui de notre hé, pour la de celui de

quable et facile à reconnaître, de tous les autres, tères bien marqués : 1° un fort bourrelet ou duplicature de la peau nue de la téte embrasse tout l’occiput, dont il garnit la crèéte, en 'étendant d’une oreille à l’autre; 2° les tarses manquent de tout vestige de plumes ou de duvet, dans plus des deux tiers de leur partie inférieure. Ce sont précisément ces caractères qui, joints à la force remarquable du bec, servent à reconnaître, du premier coupd’eil, notre Vautour imperial de l’Arrian d'Europe : les suivans peuvent encore étre énumérés; savoir : que l’orifice de l’odorat est arrondi dans l’Arrian, et fortement ovalaire chez l’Impérial ; les tarses de ce dernier sont longs de cinq pouces six lignes, ceux de l’Arrian ne portent que quatre pouces six ou huit lignes; celui-ci

porte, de chaque còté de la base du cou, une ample touffe de plumes

dans Hardw., Z/lust. Indian Zool.; car il paraît incertain si cette figure doit étre rapportée au Zautour bengalin, qui, sans nul doute, doit former une espèce distincte ; bien que ses formes totales ressemblent, quoiqu’en diminutif, è celles du Chasse-fiente, va qu'il est toujours d’un tiers moins grand que ce dernier. Voici la description succincte que nous donnons de ce Vautour, afin qu'on puisse le reconnaître et qu'il ne soit pas confondu avec les espèces voisines

Taille d’une poule d’Inde; bec droit, gréle et assez long; tarses irès-longs, totalement nus, seulement duvetés è l’articulation ; une ample fraise de plumes très-longues; les couvertures des ailes et les plumes des parties inférieures très-longues et acuminées.

C'est la moins grande des espèces connues; elle ressemble, pour les formes et l'ensemble,

Ss au Chasse-fiente. Quoique toujours d’un tiers moins forte par la taille, elle a le bec aussi long, mais beaucoup plus grèle. Les tarses sont plus longs; ils portent quatre pouces six lignes, et sont à peu près totalement nus, tandis que les tarses du Chasse-fiente de la plus grande taille n’ont que quatre pouces, et sont garnis de duvet jusqu’au tiers de leur longueur.

L’adulte a toute la téte et tout le cou glabres, d’une teinte noire bleuàtre ; le plumage des parties supérieures brun-clair, avec des bordures de couleur isabelle; les parties inférieures d’un blane terne; les cuisses, garnies d'un duvet blanc pur, sont dépourvues de plumes. Longueur totale deux pieds six et jusqu’à dix pouces. Le bec est noir, mais son arréte supérieure est jaune.

Le jeune-dge a le bec totalement noir; la téte et le cou couveris d’un duvet ras, blanchatre ; uo les parties supérieures d’un brun noiràtre uniforme; les plumes de la longue fraise isabelles au centre et bordées de brun; le dessous du corps brun, mais chaque plume marquée

) Se Ò d'une raie isabelle le Jong de la baguette; les cuisses couvertes de plumes semblables à celles du ventre,

Ces sujets font partie du Musée des Pays-Bas.

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longues, à barbes désunies , ornement dont il n’existe pas la moindre trace chez l’/mpérial.

L’individu adulte, mais encore visiblement dans une des périodes de la mue, que nous figurons, pl. 426, est de la taille du Yautour arrian d'Europe. Des poils noirs, raides, garnissent le menton, l’espace entre l’oeil et le bec, et entourent l’orifice de l’ouie; tout le reste du cou, de méme que le large bourrelet occipital , sont nus, mais parsemés, à claire-voie, de petites houppes duvetées; tout le long de la nuque existent quelques plumes brunes, longues, effilées et contournées ; les plumes de la fraise sont courtes, arrondies, brunes et blanchAtres entremélées; le manteau et le dos sont blanchàtres, et ces parties sont variées de quelques plumes brunes; les scapulaires, les ailes, la queue et la partie emplumée du devant du cou sont d’un brun foncé. Toutes les parties inférieures du corps sont couvertes de plumes longues, très-acuminées, d’une teinte brune, recouvrant mal, et seulement à claire voie, le duvet d’un blanc pur, dont tout le corps est garni. Les cuisses de ce Vautour ne portent point de plumes; elles sont simplement garnies d’un ample duvet brun; les tarses, presque totalement nus, sont, de méme que les doigts, d’une teinte jaunàtre ; la cire du bec paraît avoir été bleuAtre dans le vivant; la partie cornée est d’un jaune d’ocre, mais nuancé de bleuàtre vers la base. Longueur un peu plus de trois pieds.

L’individu que nous décrivons a été envoyé de l’Inde; l’étiquette portait Bengale ; mais sa patrie ne peut étre donnée avec certitude. Il est à remarquer, qu’on ne doit pas considérer comme identique avec notre oiseau la figure de la téte donnée par Gray, /Uust. of Zool., sous le nom de Vultur monachus. Si ce n’est pas un jeune Vultur cinereus ou arrian, je ne sais à quelle espèce rapporter la figure mentionnée.

Je réunis ici, comme étant très-présumablement le jeune de cette espèce , l’oiseau décrit par Le Vaillant, sous le nom de Chincou, pl. 12, et peut-étre le Vultur monachus (ou Crested black Vultur) d’Edwards, tab. 290? Mon opinion, relativement à cette identité du Chincou de Le Vaillant, est basée sur la vue du sujet vivant, que j'ai connu chez M. Ameshof, le mème qui a servi de modéle à la figure très-imparfaite, publiée par Le Vaillant. Cet individu m’a

offert, dans le temps, les principaux caractères, quoique moins pro-

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noncés, que je retrouve dans notre Vautour impérial. Jignore complètement où a pu passer l’individu vivant, sur lequel le Chircow de la planche 12 a été basé ; sùr est-il qu'il n’existe pas dans aucune collection de ce pays.

Le sujet que nous figurons se trouve dans le Musee des Pays-Bas.

ci E petit MOLESTA n sel

Vautour royal.

di

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