GENRE JASEUR
voit plus rarement dans les contrées froides que dans les pays tem-
pérés de l'Europe.
Les trois espèces connues son :
Esp. 1. Le cranp JaseuR, des pl. enl. de Buff. 261, ou Bomby-
cilla garrula des méthodes. Patrie, l'Europe, lAmérique septen-
trionale, l’Asie et le Japon.
Esp. 2. JASEUR puenicortàRE, de nos pl. col. 450, cu Bombycilla
phenicoptera. Patrie, le Japon.
Esp. 5. JASEUR DU ckpre, de Vieillot, Ois. d'Am. sept., pl. 57. — Wilson, pl. 7; et Vaill., Geais et Rolliers, pl. 50. Ce sera Bom-
bycilla cedrorum. Patrie, V Amérique septentrionale.
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JASEUR PHOENICOPTÈRE.
BOMBYCILLA PHOENICOPTERA Tewwm.
Le Mdle adulte. — Planche 450.
La découverte de cette troisièeme espèce de Jaseur est due a M. le docteur de Siebold, envoyé par le gouvernement nerlandais au Japon, pour explorer, dans un but scientifique, cette fle, vraie terre de promission des naturalistes. Les premières recherches faites par ce naturaliste dans le district très-limité accessible aux Européens, nous ont déjà valu de nombreuses conquetes dans les difftrentes classes du règne animal. Les oiseaux forment sans doute la partie la moins étudiée et la moins connue de la faune du Japon; c'est aussi dans cette classe que les acquisitions nouvelles ont été jusqu'ici les plus nombreuses : indépendamment de celles-ci, nous avons trouvé dans le premier envoi d’objets de ces contrées une multitude d’espèces qui sont absolument les mémes en Europe, ainsi que plusieurs de celles mentionnées par Pallas dans ses voyages en Sibérie, à la mer Caspienne et en Crimée. On pouvait, en quelque sorte, sattendre à rencontrer dans cette partie de l’Asie le plus grand nombre de ces oiseaux échassiers et palmipèdes de l'Europe qui habitent également tout le littoral du vaste promontoire de l’Inde, et que nos voyageurs ont aussi trouvé sur les còtes des iles de la Sonde et aux Célèbes, espèces à peu près cosmopolites sous les climats différens des deux parties du monde; mais il n'étoit guère probable qu'on trouvét au Japon quelques espèces de nos omnivores, de nos granivores, ou de nos oiseaux insectivores d'Europe. Les objets du premier envoi du docteur de Siebold servent & constater de la manière la plus authentique l’existence de quelques unes de nos espèces répandues à une distance si énorme de nos
contrées, sans qu'il soit possible de trouver la plus légère différence
Recuen D'OrseAUx, 76°. LIVRAISON.
JASEUR PHOENICOPTÈRE.
entre les individus. Quelques espèces offrent une légère différence par les teintes plus sombres ou plus claires du plumage, mais ces faibles nuances ne sont guère plus marquées que sur les sujets des diffsrentes contrées d'Europe, qui peuvent à peine étre qualifiées du nom de variete locale, quoique quelques naturalistes aient pu juger convenable d’en former une série d’espèces nouvelles, qu'on pourrait augmenter encore de toutes les variétés locales des sujets de la méme espèce rapportés des différentes parties des deux mondes.
L’intérét que présente cette existence de nos espèces européennes x des distances très-considérables des limites géographiques de cette partie du globe, et sous des climats très-différens, nous a fait un devoir d’entrer ici dans cette digression, que nous terminons par l’énumération des espèces européennes trouvées au Japon, qui ont fait partie de ce premier envoi de M. de Siebold (1).
La Buse (Falco buteo ), le Milan noir ( Falco ater ), l’Epervier (Falco nisus), le Jeaz (Garrula glandaria), le grand Jaseur (Bombicilla garrula), Bergeronette jaune (Metacilla boarula), Bruant fou vu de pré (Emberiza cia), Bouvreuil commun (Pyrrhula vulgaris), Bouyreuil è longue queue (Pyrrhula longicauda), le Gros-Bec (Fringilla coccothraustes ), ‘vucou gris (Guculus canorus), Pic cendré (Picus canus), Martin-Pécheur aleyon (Alcedo ispida), Grue grise (Grus cinerea), /a Bécassine (Scolopax gallinago), Oie è front blanc (Anser albifrons), les Canards tadorne, vulgaire, garrot et sarcelle (Anas tadorna, boschas, clangula et crecca), Harle huppé (Mergus serrator), Ze Cormoran (Garbo cormoranus). Une recherche plus suivie dans cette île nous fournira probablement encore quelques autres espèces européennes è classer dans cette notice; elles seront indiguées dans ce recueil.
Le petit Jaseur de cet article ressemble plus par les formes et par la taille au Jaseur de l’Amérique septentrionale qu'à celui d'Europe et d’Asie; mais il diffère de ces deux espèces par la nudité des narines, qui ne sont point cachées par les petites plumes du front,
trop courtes pour pouvoir couvrir celles-ci (2); par la longueur de
(1) L’indication des espèces européennes trouvées dans l’Inde, dans les îles de la Sonde et aux Moluques, fera partie d’un autre article.
(2) Voici une troisième preuve, fournie également dans la série des genres Corvus et Garrula,contraire à l’opinion de quelques méthodistes qui veulent isoler en des groupes distinets
les omnivores à narines couvertes de ceux à narines glabres.
JASEUR PHOENICOPTÈRE.
la huppe et les belles plumes noires dont elle est garnie, enfin par le manque complet de ces appendices cartilagineux aux pennes secondaires des ailes.
Ce Jaseur du Japon, a, comme ses congénères, le tour du bec encadré par une bande noire, et la gorge d’un noir parfait; sa huppe est longue, composte d'une rangée de plumes cendré-roussàtre, et d'une seconde rangée de plumes noires qui entourent l’occiput, et forment une bande aboutissant aux yeux; la poitrine, les parties supérieures et les couvertures des ailes sont teintes de brun-cendré; une bande rouge coupe l’aile vers le milieu; toutes les pennes sont d’un cendré noiràtre, terminées de noir et à extréme pointe des rémiges bordées de blanc; la queue est d’un cendré-noiràtre et toutes ses pennes terminées de rouge-vif; le milieu du ventre est d’un blanc-jaunàtre, et les couvertures inférieures de la queue sont d’un brun-marron. Longueur totale, six pouces six lignes.
On trouve l’espèce dans les environs de Nangasaki. On en voit un individu dans les galeries du Musée des Pays-Bas, et un autre
dans la collection de M. Blomhof, ancien résident nerlandais au
Japon.
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Piroll velozle, mòbe.
PIROLL VELOUTE.
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Le Méle adulte, Planche 595.—La Femelle, planche 422.
Nous ne pouvons pas encore rendre compte dans cet article des motifs qui nous engagent (j’aurais pu dire qui nous forcent en quelque sorte) .à changer une dénomination générique, basée sur un caractère, échue en partage au seul mile d'une espèce, formant le type d’un petit groupe d’oiseaux propre aux îles des grands Archipels de VInde et de l’Océanie; ils sont réservés pour prendre place dans l’introduction du genre Piroll, dénomination francaise sous laquelle l’espèce de cet article est portée dans l’'analyse du systeme d’ornithologie, Voyez Man uel, page LI. L'ornithologie doit les premiers renseignemens exacis sur cet oiseau è mon défunt ami Kuhl, qui en a fait mention dans l’ouvrage Beswtrage zur Zoologie sous le nom de Novum genus ex Corvorum familia , pag. 160.
Cet oiseau, connu depuis long-temps, porte à la Nouvelle-Hollande le nom de Satin-bird; il se trouve classé avec les Corbeaux (Corvus) dans quelques collections publiques. Une seconde espèce, confondue avec celle-ci, et qu'on su pposait étre le jeune dge, se trouve indiquée sous la rubrique de mon genre Piroll da manuel; nous en fournissons la description et la figure pl. 596.
Le male de cette espèce, désignée par Kuhl sous le nom de Pé/lorhynchus holosericeus, porte en effet sur la base du bec une double rangée de plumes serrées, courtes, soyeuses, et imitant un tissu velouté. Ces petites plumes couvrent et cachent totalement L’orifice des narines, elles sont échues en partage au seul màle, l’autre sexe n’en a point. Le seul mile est couvert d’un plumage brillant de reflets métalliques, la femelle a des couleurs ternes. Ge beau plumage du màle
adulte est composé d'une teinte noire-bleudtre, couverte d’un lustre
RecurI D’OrseAUx, 67°. LIVRAISON.
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PIROLL VELOUTE:
brillant d’acier poli; les ailes et la queue sont d’un noir-mat; la pointe du bec est jaune, et les pieds sont jaunàtres.
La femelle adulte a les plumes du front couchées en arrière, laissant à découvert la plus grande partie des narines; les parties supéricures sont d’un vert nuancé de cendré, les ailes et la queue d’un roux légèrement verdàtre; un vert-cendré tirant plus ou moins au blanchétre couvre les parties inférieures, et des bandes brunes, en forme d’écailles, sont répandues sur ces parties; le bec et les pieds sont bruns. Longueur totale treize pouces.
Le jeune male de l’année est couvert de la livrée de la femelle, mais les teintes en sont plus claires. À
On a trouvé cette espèce à Port-Haching dans la Nouvelle-Hollande; on assure qu'elle habite aussi quelques iîles de l’Archipel ocganique.
Les Musées des Pays-Bas, de Londres et de Paris possèdent une
série d’individus.
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PIROLL VERDIN.
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Le Mdle adulte.— Planche 5g6.
Certe seconde espèce de Piroll, simplement indiquée dans l’analyse du systeme, Manuel d’ornithologie, a été envisagée primitivement comme le jeune du Piro/! velouté de V’article précédent; elle en diffère cependant par des caractères très-marquans. Il faut pourtant convenir que notre oiseau préte a quelques rapprochemens avec la femelle de l’espèce précédente, avec d’autant plus d’apparence qu'on n'a pas toujours le moyen de comparer les individus. Pour éviter quà l’avenir de semblables méprises ne puissent avoir lieu, nous établirons d’une manière précise les caractères les plus marquans, qui peuvent servir de moyen pour distinguer les deux sexes du Piroll verdin de la femelle du Pirol! veloute.
Les dimensions de cette dernière sont plus fortes; le bec est moins gros, plus bombé en dessus, et l’échancrure de la pointe moins profonde : la couleur de son enveloppe cornée est brune. Les deux sexes (1) du verdin ont le bec plus puissant, à aréte un peu vive et à forte échancrure ; ce bec est jaune.
Les différences dans les couleurs du plumage sont aussi très-caractéristiques; car, en supposant le Zerdir revétu de la livrée du jeune àge, il devrait nécessairement avoir un plumage plus terne que celui de la vieille femelle du Yel/outé : le contraire alieu; car le premier a tout le dessus du corps, les ailes et la queue d'un vert-pré très-vif et pur; tandis que la femelle et le jeune mile du second ont les ailes et la queue rousses et le dos d’un vert-cendré. On les distingue encore è la bigarrure des parties inférieures; le Yerdin a le ventre et la poitrine
(1)J'ai lieu de croire qu'il n°y a point de différence tràs-marquée entre le mile et la femelle du Piroll verdin; mais je ne l’établis point en certitude ,-n’ayant vu qu’un seul màle dont le
sexe ait été constaté par la dissection.
RecvrIL D'OrseAux, 67°. LIvRAISON.
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STA |A TSTA TA ATA DL ibi
PIROLL VERDIN.
couverts de taches blanches en forme de larmes; le Velouté a ces
tes de bandes en croissans.
parties couver 9° î = te sur Vaile une double rangée de petites
L'espèce de cet article por taches blanches; les pennes secondaires et celles de la queue sont terve et le cou ont des taches blanches sur
minéges de blanc pur ; la gorg
un fond gris-verdatre; les taches en larmes du ventre et celles à
peu pròs triangulaires de la poitrine sont disposées sur un fond vert-jaundtre, et les plumes des couvertures inférieures de la queue sont marquées de z1g-Zag$ verts; les pieds sont bruns. Il paraît que la femelle ne differe du mile que par pures. Longueur onze pouces six lignes.
e ° D) e ° O ° ° Cet ciseau habite l'Océamie; mais on ne salt pas au juste quelle
des teintes moins vives et moins