‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 73 sur 121 · SEHR · texte numérisé non relu

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PIROLL THALASSIN.

KITTA THALASSINA. Tenmm.

L’ Adulte.—Planche 401.

Le très-grand nombre d’individus de cette espèce que le Musée des Pays-Bas vient de recevoir, par les soins de nos voyageurs commis à la recherche des objets d'histoire naturelle, dans l’Archipel des Indes, nous met à méme de porter un jugement décisif sur les deux espèces d’oiseaux compris jusqu'ici sous le nom collectif de Coracias chinensis.

La premiere, celle qui a servi de type è la planche enluminée de Buff. 620, sous le nom de Roller de la Chine, est en effet originaire de cette vaste partie de l'Asie; la seconde, qu'on a jugée identique, ou simple variétò accidentelle de ce Rollier de la Chine, forme une espèce distincte propre aux iles dela Sonde ; elle est figurée planche 401. Les différences les plus remarquables entre ces deux espèces sont :

Le Rollier ou Piroll, des pl. enl. 620, est plus petit que notre Piroll, pl. col. 401; ce dernierest pourvu d’un bec proportionnellement plus fort: chez le premier la queue est longue, un peu conique, et terminée de blanc pur; l’autre a la queue d’un tiers moins longue, arrondie, et è pennes unicolores; le premier a les ailes noires, dans le second elles sont mordorées. Jai trouvé ces dissemblances constantes dans la comparaison établie sur trois individus de la première, et sur plus de trente de la seconde espèce; cette dernière nous est parvenue dans les états différens de l’àge et du sexe, et nous avons la

certitude qu'elle n'est sujette à aucune variété dans la forme du bec, dans la longueur de la queue, ni mème pas dans la couleur mordorée des ailes, qui sont de cette teinte chez les jeunes de l'année, comme

dans Pétat parfait du plumage. On doit convenir que les teintes du

Recusr D'OrssAvx,68°. LIVRAISON.

PIROLL THALASSIN.

plumage, la couleur du bec et des pieds, la forme des longues plumes du sommet de la téte, et la bande noire qui passe sur les yeux, offrent,

au premier coup d’oeil, des rapports vraisemblables entre ces deux

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Notre Piroll thalassin, en livrée parfaite, a la plus grande partie du

plumage d’un vert-céladon très-brillant ; une bande d’un noir velouté

prend naissance à langle du bec, passe sur les yeux, et entoure

l’occiput; la queue est d’un vert foncé terne; les ailes sont d’un roux

mordoré très-vif; mais les trois ou quatre pennes secondaires les plus rapprochées du corps sont d'un bleu-cendré opalin ; l’iris, le bec et les pieds sont d'un rouge-vermillon très-vif. Longueur totale, onze pouces deux ou trois lignes.

Le mAle et la femelle ont à peu près une méme livrée ; les jeunes de l’année different par la couleur noire du bec et des pieds, par la teinte rousse-terne des ailes, et par celle d'un bleu très-clair, à peu près blanchàtre, de tout le reste du plumage. Cette teinte bleue est plus vive dans l’ige moyen; elle passe, par nuances, du bleu-azur clair au veri céladon. Les individus en mue ont le plumage tapiré de ces deux teintes, très-vives et pures.

On trouve cette espèce dans les îles de Java et de Sumatra.

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PIROLL BUCCOIDE.

KITTA BUCCOIDES. Temm.

La Femelle. — Planche 575.

Deux individus feme/les, sans aucune notice sur /e mdle, servent à constater l’existence de cette nouvelle espèce, portant tous les caractères des vrais Pirolls (Kitta), dont nous avons déjà publié plusieurs belles et intéressantes espèces dans ce recueil.

Nous donnons ici la description prise sur les deux femelles adultes, qui sont en tous points semblables, en attendant que des sujets de l’autre sexe nous soient connus.

Le lorum, le front et tout le sommet de la téte sont couverts d’une méme teinte olivàtre-mordoré; l’espace au-dessous des yeux est d'un blanc-argentin; toute la nuque et les còtés du cou portent de larges taches d’un noir parfait, dont le bout de chaque plume est terminé, tandis que la partie supérieure de ces plumes est d’un blanc légèrement nuancé de jaunàtre; la gorge est blanche, marquée de petites taches noires ; toutes les autres parties inférieures du corps ont une teinte couleur ocre, et chaque plume est terminée par une tache triangulaire d'un noir parfait : ces taches sont d’autant plus petites, qu’elles se rapprochent de l’abdomen qui est unicolore; tout le dos, les ailes et la queue sont d’un vert-pré très-brillant; la queue est è plumes parfaitement égales entre elles; les rémiges, étagées de la méme manière que chez les autres espèces de Pirolls décrits, sont noirAtres et liserées de verdAtre; le bec est couleur de corne, mais à pointe blanche; les pieds sont d'un cendré-noiràtre, et les ongles sont d’une teinte grise. Longueur totale, cinq pouces six ou sept lignes.

Nos voyageurs qui nous ont adressé les deux sujets mentionnés, les ont tués pendant leur séjour è la baie de Lobo, sur les còtes de la

Nouvelle-Guinée.

RECUFIL D'OISEAUX, 97° LIVRAISON.

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GENRE LORIOT. I ill GENUS ORIOLUS. Linn.

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Bec en cone allongé, faiblement courbé, comprimé horizontalement è sa base, NUAITI x G è 9 LEG A x Wi li à bords tranchans; mandibule supérieure relevée par une arète, échanerée è la Ni pointe. NGI Narines basales, latérales, nues, percées horizontalement dans une grande Il membrane. | Pieds : trois doigts devant et un derrière; tarse plus court ou de la longueur du | | ©]° ©: ACRI ei | ì | i | | doigt du milieu; l’extérieur soudé à ce doigt. Vill! I Ailes médiocres; la première rémige très-courte; la deuxième moins longue que

la troisieme, qui est la plus longue.

Cs ciseaux vivent dans les bois et dans les broussailles , toujours

par paires, et se réunissent en famille pour leur voyage périodique. Leur nid est artistement construit à l’extrémité des branches des arbres les plus élevés d’une forét. Ils vivent d’insectes, de différentes sortes de baies, et sarrangent, suivant les circonstances, des fruits de quelques autres végétaux. La couleur dominante du plumage est le plus souvent d’un jaune vif entrecoupé de masses d’un noir pur. Les femelles ont le plus souvent une teinte jaune légèrement | | verdàtre; les jeunes dans le premier dge ne different. pas beau- i | ili coup des femelles ; leur mue est simple. |

Les Loriots de l’ancien continent ne peuveni, sous aucun rapport, IIUKNT fisurer dans un méme groupe avec un nombre très-considérable | d’espèces américaines connues sous les noms de Quiscales, Cassiques, | Troupiales, Carouges, etc. Ce genre Loriot (Oriolus), restreint de | cette manière, ne comprendra que le petit nombre d’espèces indiquées par Linnée et par Latham, qui sont modelées sur notre type

européen, et auxquelles il faudra ajouter un Oisea de Paradis (1) ,

(1) M. Le Vaillant a observé que i’Oiseau de Paradis orange n'est point a sa place dans le genre Paradisea : C'estun vrai Loriot. Il

RecusIL D'OrsrAux, 54°. LIVRAISON.

NOTAI NOLI ITIIALI 90 OS uf.

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