CARIAMA DE MARC GRAVE
milieu de la queue sont brunes; les autres noires en grande partie, blanches à leur extrémité, et marbrées de noir sur un fond blanchâtre à l’origine ; les pennes des ailes sont noirâtres et coupées par des bandes transversales qui sont blanches et piquetées de noirâtre. Sur les plumes du devant du cou , dont la teinte est blanchâtre , sont des zig-zags très-fins d’un brun clair ; les plumes de la poitrine et du ventre ont des raies longitudinales blanches, qui suivent la direction de la baguette. La partie nue de la jambe , le tarse et les doigts sont d’un rouge-orange; le bec, d’un beau rouge de corail dans l’adulte, est noirâtre ou marbré de noir et de rougeâtre dans les jeunes; l’iris est jaune. D’Azara donne pour longueur totale du jeune sujet qu’il décrit, trente pouces; celui du prince de Neuwied a un demi-pouce de plus, et le très-bel individu adulte de notre Musée, que nous figurons, porte trente-deux pouces en longueur totale.
Cet oiseau , très-difficile à se procurer , vu son extrême défiance ? est assez abondant dans les vastes solitudes , entourées de forêts clairet qui couvrent une partie du pays connu sous le nom de Brésil ; il est ’ dit-on , plus rare au Paraguay.
Musées des Pays-Bas , de Paris et du prince de Neuwied.
GENRE GLARÉOLE.
GENUS GL ARE OLA. Sri
ec plus court que la tête, convexe, large à la base, comprimé vers la pointe, qui, a partir du milieu de sa longueur, fléchit subitement; mandibule inférieure droite; la supérieure sans échancrure.
urines basales, latérales, obliquement fendues.
leds emplumés jusqu’à une petite distance du genou; tarses grêles; quatre doigts; le doigt postérieur assez long, articulé sur la partie interne du tarse; des trois doigts de devant, l’externe et celui du milieu réunis par une membrane courte. ®ngles longs et subulés.
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Gs tres~longues, la première rémige dépassant toutes les autres.
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avait donné aux Glaréoles le surnom de Perdrix de mer , appartement parce que le bec de ces oiseaux ressemble beaucoup à celui Prîtes espèces de Perdrix ou de Cailles j c’est aussi d’après une aissance très -superficielle de leurs habitudes, quelles ont été ^parées aux Hirondelles et aux Martinets . elle GS laré°les vivent dans les climats chauds de notre Europe ;
0utre"passent rarement une latitude de quarante-six à quarantee &res ’ on Peut dire que l’espèce de notre Glaréole d’Europe
Uç quelque sorte cosmopolite dans les limites de l’ancien conti-
’ P^isquon la trouve en Asie et en Afrique. Les trois autres
CCÜEIL “’OlSEAUX , 67'.
LIVRAISON
GENRE GLARÉOLE.
espèces, qui me sont connues, vivent sous l’influence des régions les plus chaudes du globe, sans que toutefois des espèces organisées sur le même plan aient été trouvées jusqu’ici dans les latitudes correspondantes du Nouveau-Monde. C’est sur les bords des grands lacs et des rivières de l’ancien continent, et particulièrement vers les marais d’une grande étendue, qu’elles établissent leur résidence habituelle. On les rencontre rarement sur les plages maritimes, où leur apparition n’est que passagère ou accidentelle. Ces oiseaux montrent dans la course autant d’agilité qu’ils ont de légèreté dans le volj aussi les voit-on saisir avec une adresse vraiment admirable les petits insectes qui courent sur le sable, et poursuivre à tire d’ailes ou se jeter par un mouvement prompt de côté ou en arrière sur la proie ailée dont ils se saisissent avec une vitesse étonnante $ leur vol long-temps soutenu est très-rapide, ils fendent l’air comme un trait* Les moucherons et les vers aquatiques forment leur principal0 nourriture 5 les lieux habituels de leur demeure sont les grands marais en jonchaies. Le changement de livrée se fait doublement che# l’espèce qui habite nos climats et chez celle des îles de l’Archipel des Indesj le plumage de la saison hibernale diffère très-peu de celui dete? et consiste en quelques légères différences dans les teintes du plu‘ mage , dans le dessin plus ou moins régulier du collier et dans la c°ü' leur sombre ou claire des pieds.
Ce petit groupe est composé de quatre espèces, savoir :
Esp. t. Glareole a collier, dans Buffon sous le nom de Perdrix de mer, pl. enl. 882. Glareola torquata, Manuel d’ornithologie, pag*d°° Voy. aussi Leach. Glareola patrincola. Linn. transact. vol. i3, p* lJl’ tab. 12, flg. 1 et 2, très-médiocres. Glareola austriaca , seneg^lerlS et ncepiaj Gmeh, sont des états différens d’âge ou de plumage* ^ trie 3 l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
GENRE GLARÉOLE.
Esp. 2. Glareole oriental figuré par Leach. Linn. transac. vol. 1 3, tab. 1 3, fig. i et 2 , données pour le mâle et la femelle, mais représentant fig. i l’habit d’été , et fig. a l’habit d’hiver. Glareola orientalis. facile à distinguer de l’espèce précédente par une queue beaucoup moins longue sans filets latéraux dans l’adulte, les ailes dans tous les âges dépassant le bout des pennes caudales. Patrie, les différentes parties de l’Inde et les îles de cet Archipel.
Esp. 3. Glareole lacté, de nos pl. col. 3gg. Voyez Manuel d’ornith» Pag. 5o3 Glareola lactea . Patrie , l’Inde, surtout le long des bords du Gange.
Esp. 4. Glareole échasse, Glareola grallaria. Manuel d’ornith. pag. 5o3. Voyez aussi Vieill. Galerie des Oiseaux, figure peu exacte j et Leach, Linn. transact. vol i3. fig. i et 2 sous le nom de Glareola australis j figuré sous le plumage de l’adulte et du jeune âge. Patrie , 1 Océanie et les Moluques.
GLARÉOLE LACTÉ.
GLARE OLA LACTE A. Te mm.
Planche 59g.
Cette espèce a la queue très-peu fourchue, blanche; la seule penne extérieure marquée d’une petite tache noire, toutes les autres noires vers le bout et terminées de blanc; les parties supérieures du corps, les ailes, le cou et la poitrine sont d’un cendré-blanchâtre, tiès-pur; la gorge, le ventre, l’abdomen et les couvertures de la queue d’un blanc pur; les rémiges et toutes les couvertures du dessous des ailes d un noir parfait ; le lorum noirâtre; le bec, à bords rougeâtres, est noir à sa partie cornée; les pieds sont bruns. Longueur, cinq pouces neuf lignes. Les sexes ne diffèrent point.
L’espèce est commune sur les bords du Gange. On voit des individus dans les Musées des Pays-Bas et de Paris.
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GENRE KAMICHI
GENUS PALAMEDEA. Linn.
ec court, conico-convexe, droit, très-courbé à la pointe, comprimé dans toute sa longueur ; mandibule supérieure voûtée, l’inférieure plus courte, obtuse; fosse nasale grande. Tête très-petite, couverte de duvet.
arines éloignées de la base, latérales, ovalaires, ouvertes; fosse nasale couverte u nne peau nue.
leds courts, gros; nudité du tibia peu étendue; doigts très-longs, les latéraux égaux; Ie pouce point élevé sur le tarse et portant à terre; l’interne à rudiment très-court, externe uni à l’intermédiaire par une membrane plus longue. Ongles médiocres, Pointus, celui du pouce long, à peu près droit.
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es très-amples; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues; deux éperons très-forts aux bords des ailes.
^arcgrave 5 Pison , Sonnini et Azara font mention des oiseaux qui ^posent ce genre. Les auteurs mentionnés s’accordent dans les ré- ^ ils font de leurs mœurs douces et paisibles; ils n’attaquent point sio aUtreS antmaux au milieu desquels ils vivent en paix ; la possesdes femelles peut seule exciter les mâles à un combat que toutes spèces d animaux se livrent entre elles dans la saison des amours;
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bsa VUS ^ ^eurs ades d’éperons forts et pointus , ils n’en font aucun l>aL P0111’ troubler la tranquillité dans les lieux de leur demeure Jelle; la force apparente de ces armes n’est qu’un vain appareil
CUElL ^Oiseaux, 37e,