‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 34 sur 110 · LIVRAISON · texte numérisé non relu

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GENRE KAMICHI

de guerre, et elles ont été départies à des oiseaux les moins disposés à en faire usage. Ces oiseaux habitent les savannes à demi noyées ou les marécages , et quelquefois les bords des fleuves dans les endroits où l’eau est basse $ ils ne nagent point habituellement mais arpentent les bords des étangs et les marécages pour se nourrir de plantes aquatiques. Nous savons, par les récits de tous les voyageurs, que les Kamichis sont uniquement herbivores et peut-être granivores, mais qu’ils n’attaquent aucun animal $ des personnes, sans doute mal informées, ont avancé que ces oiseaux étaient reptilivores et qu ils prenaient le poisson et les grenouilles 5 mais il est prouvé que leur

nourriture se compose uniquement du règne végétal , cause première de leur naturel doux et paisible, ainsi que de leurs mœurs sociales. IJ n’est cependant encore nullement prouvé que les Kamichis , quoique

d’un instinct docile, sont effectivement des pâtres fidèles, doués

d’une intelligence qui les porterait à la reconnaissance et à se fami' liariser avec l’homme 5 ces gardiens vigilans et incorruptibles, ainsi qu’on les dépeint , ne paraissent doués que de ces qualités qui ^eS rendent plus propres que d’autres oiseaux à subir le joug de la domesticité, et sous ce rapport ils tiennent de très-près aux Galh nacés, non-seulement par la forme à peu près semblable du bec«> mais encore par leur structure interne que l’on dit être organisé à peu près comme celle des Gallinacés. Le jabot a une ampleLU considérable aussi bien que l’estomac qui diffère, suivant le tém°l gnage de Sonnini , par sa forme seulement , de celui des Gallinacés ?

sa membrane externe est très-musculeuse 5 l’interne est veloutee même que dans la plupart des mammifères herbivores. Les inteS tins sont longs et leurs tuniques sont très-fortes.

Ces oiseaux ont la voix forte et sonore 5 leur cri, selon MarcgraV ’

est terrible , et d’Azara dit, du Chaja, que sa voix est firm

idabte'

GENRE KAMICHI

^es deux espèces qui sont connues se rapprochent du Dindon par ta forme du corps, mais ils sont plus gros et plus charnus. Ils vivent habituellement dans les plaines marécageuses; on les approche difficilement d’assez près pour les tuer, leur défiance contribue aussi a rendre leur capture rare. On ne voit point de différence marquée (taIls le plumage des sexes; ils se perchent sur les buissons et à la ClIïle des plus hauts arbres, mais on les voit plus habituellement à ^lre; leur démarche est grave et ils n’entrent point dans les forêts. Uns disent qu’ils font un nid spacieux, avec de petites branches, les buissons entourés d’eau, et d’autres qu’ils le placent dans ’ 10IÎCS au milieu des eaux. Leur couvée est de deux oeufs de la •j °Sseur de ceux du Cygne; les jeunes sont couverts de duvet;

na'SUlVerit ^eurs Parens et pourvoient aussi probablement dès leur auce à leur subsistance , ce qui les rapproche encore des oiseaux alWés.

Ces

Considérations réunies , prises du naturel et des habitudes ^arnichis , nous ont fait adopter dans la classification métho- ^Ll Manuel d’Ornithologie (voyez analyse du système géné- ^ j 0rdre établi sous le nom Alectorides 3 où se trouvent rangés, qj SUlte de celui des Gallinacés , les genres Psophia, Dicholophus , ^ a^ame<^ea' N’ayant pu connaître, à l’époque delà pu- ^°§Ue 0ïî ^ ^ ^eux^me édition du Manuel , l’oiseau que les Cata- ^vfon Iriet^°^(Iues signalent sous le nom d e Parra chavaria , nous Cf(Qu ClU devoir classer provisoirement dans cet ordre le genre d Hliger (1). J’en ai fait mention sans garantir l’exacti- ^^Uiger, p

Promus mammalium et avium , a établi son genre Chauna sur l’espèce du fo Vieinof a ^CS methodes j sans doute d’après les seules indications très-vagues des auteurs. 0lls b Hoïh o S af>ProPr*ant plus tard les vues du savant Illiger, avait aussi formé ce genre

Plstolop7iUs.

GENRE KAMICHI

tude des caractères indiqués, et il me semblait, ai-je dit ^ que b description donnée par d’Azara de son Chaja , indique de noiR breux rapprocbemens avec les Kamichis. Notre opinion sur la place que le Chaja doit occuper , s’est trouvée récemment confirmée par l’examen des dépouilles de cet oiseau et par les rapports des voya" geurs qui ont été à même de l’observer dans son pays natal, be Chaja est en effet une seconde espèce de Kamichi (Palamedea)? et cette découverte nous porte à rayer le genre Chauna d Illigel

la liste du système d’ornithologie.

Le genre Palamedea , tel qu’il est composé aujourd’hui , comprends deux espèces, savoir : le Kamichi de Buff. , pl. enl. 45 1 , qui est Palamedea cornuta 3 et le Chaja de d’Azara Parra ch avaria deS catalogues. Linné et Latham donnent sous le nom de PalaniedeCI cristal a , le Cariama deMarcgrave, le même que le Saria de d Azara ’ comme une seconde espèce de ce genre , mais cet oiseau en d° être distrait 5 il forme le genre Dicholophus des méthodes nouvel^ Nous publierons incessamment la figure et la description du Can^lïl

KAMICHI CHAJA.

P A LA ME D E A CH A VARIA. Temm.

L'Adulte, — Planche 21g.

un

°us voyons dans Azara (1) que cet oiseau jette assez souvent

Cri très-fort , aigu et clair , non-seulement pendant le jour , mais

^Ucore dans la nuit, pour peu qu’il entende quelque bruit 5 le cri

j mule est chaja , celui de la femelle chajali j ils se répondent

Nativement. On les voit tantôt seuls , tantôt par paires , tantôt

j, tr°upes nombreuses. Il n’y a pas de différence entre l’un et

I aUtre 5 ils ne fréquentent que les marécages 5 et si quelquefois on

Encontre sur le bord des rivières , c’est dans les endroits où l’eau est ta .

j, tSSe et peu courante. Ils ne nagent point, mais entrent dans les COraiïie les Hérons j ce n’est pas pour manger les poissons, plamen°Uille!’ etc. , car ils ne se nourrissent que des feuilles des èley ,teS a(îUa^(îl:ies et cta quelques autres. D’Azara a vu des Chajas s 5 dès leur premier âge , dans des habitations champêtres $ ils

Qlaj ^ Paraguay, vol. 4, pag. 17g. D’Azara a été dans l’idée que Buflfon avait parlé tPleïSnff0 anS S°n article du Kcimichi ; il veut que l’on jette au feu la description et la figure O haja C^°nnees du Kcimichi , et cela parce qu’elles ne se rapportent pas à la description Vrf>ge ,je S raPProchcmens de cette nature se retrouvent en plusieurs endroits , dans l’ou- Pu,rT> ara 5 Partout ils sont erronés.

ISEAUX, 37e. LIVRAISON.

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