‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 35 sur 110 · KAMI CIII CII A J A · texte numérisé non relu

KAMI CIII CII A J A

étaient aussi accoutumés à la domesticité que les poules. On assura au naturaliste espagnol qu’ils mangeaient de petits morceaux de viande crue 5 mais il les vit becqueter de l’berbe. Ils se perchent à la cime des plus grands arbres 5 à terre leur démarche est grave? la ponte qui a lieu au commencement d’août, produit deux petits? quoique revêtus d’un simple duvet , ils suivent leur père et mère* Les uns disent que ces oiseaux font un nid spacieux, avec de petites branches , sur les buissons entourés d’eau , et d’autres qu’ils le placent dans les joncs au milieu des eaux. Leur ensemble paraît gros et arrondi. Ils ont le cou long, la tête petite et semblable à celle du Kamichi , dont ils diffèrent seulement, sous ce rapport, par 1111 bec moins long et par le manque de corne au front. Ces deu* espèces sont aussi pourvues d’un duvet cotonneux qui garnit la base des plumes comme dans le Cygne j tout le plumage du c°Ll est un peu lâche et tenant de la nature du duvet. La peau du coip est séparée de la chair par un intervalle d’une ligne et demie, remp par des tégumens cellulaires où l’air s'introduit ; on trouve cette même disposition lâche de la peau dans quelques espèces de F°11 et de Cormorans.

Le Chaja a l’aile armée de la même manière que le K^nlC^11 ’

l’os du fouet se termine en alêne , et sur le bord de la partie &

rieure sont deux éperons pointus, très-forts , osseux, un peu reC^lU

bés en haut et trigones. Une touffe de plumes longues et

forment au dessous de l’occiput une sorte de diadème iiut*1 ^

• *1 la partie supérieure du cou , sur deux pouces de longueur ?

revêtue de plumes duvetées; au dessous on voit un espace °u

lier à peu près nu, d’un blanc-rougeâtre, suivi d’un autre eo ^

lie

e0ée*

obito

met

très-pourvu de plumes d’un noir couleur d’ardoise; le soim ^ ^ la tête est cendré de même que les plumes longues impial

KAMICI1I CHAJA.

l’occiput 5 les parties inférieures du cou et toutes celles du dessous du corps, ainsi que les cuisses, sont d’un cendré couleur de plomb, marqué de larges mèches et de bordures plus claires 5 le corps et les ailes sont colorés d’une teinte plombée un peu plus foncée ; la base du tuyau des rémiges est blanche, le reste est noir , ainsi que toutes les pennes alaires et caudales 5 la queue est légèrement arrondie , et °u voit du blanc sur le poignet des ailes et sur les pennes secondaires les plus rapprochées du corps; les tarses , les doigts et le haut de la jambe sont de couleur rose ou cendré-rougeâtre; le bec est n°ir 5 le tour de l’œil et la cire d’un rouge-sanguin, et l’iris brun-

r°ussâtre.

La longueur totale de l’adulte est de trente et un à trente-deux P°uces; le tarse a cinq pouces cinq lignes; le bec a un pouce trois °Ll quatre lignes.

trouve cette espèce au Paraguay sur les deux rives de la Plata, et au Brésil dans les districts les plus éloignés des habitations.

L individu que nous figurons planche 219, fait partie du cabinet Bonjour, de Paris; le Musée de cette ville possède deux sujets semblables rapportés par M. de Saint-Hilaire, de son voyage Brésil.

GENRE OUTARDE

GENUS OTIS. Linn.

ec de la longueur de la tête ou plus court, droit, conique, comprimé ou légère- ^ttïent déprimé à la base ; pointe de la mandibule supérieure un peu voûfée. urines ovales, ouvertes, rapprochées, distantes de la base. eds longs, nus au-dessus du genou, seulement trois doigts devant, courts, réunis ^ ^eui ^ase, bordes par un rudiment de membrane; pouce nul.

es médiocres; la première rémige de moyenne longueur, la deuxième de très- Peu moins longue que la troisième, qui est la plus longue.

Les Outardes ont, avec le port massif des Gallinacées, plusieurs

^l'acté

eres en commun avec les Grades. Elles forment le passage gradué

^ / i t i rro i m •

Gallinacées tridactyles, tels que les Tinamous et les Turnix, aux -j, s espèces de coureurs qui vivent le long des plages maritimes.

Petites

pQ^tes ^es espèces, composant ce groupe, sont des oiseaux lourds, qui

peu usage des moyens dont ils semblent doués par la force muscu- Jaireetp' . 1

Je 1 etendue de leurs ailes; ils savent se soustraire aux poursuites

Je s’ lrS ennem^s Par une course accélérée : ne trouvant plus moyen

teJ s°ustraire, on les voit prendre recours au vol, qu’ils exécu-

c n lasant la terre. Elles vivent dans les blés, dans les plaines

de ^ kr°ussailles naines, ou dans les déserts, mais toujours

(]ui °Ca^tés d’où elles sont à même de découvrir au loin l’ennemi

£^t ^eur nuire 5 c’est ainsi qu’elles fréquentent les blés et

û Oiseaux, goe. livraison.

GENRE OUTARDE

les herbes assez bas, sur lesquels elles puissent promener leur regard méfiant. Leur nourriture consiste en herbes, insectes, graines et semences. Un mâle suffit à plusieurs femelles, qui vivent solitaires après avoir été fécondées. La mue paraît avoir lieu deux fois dans l’année. Le mâle, chez le plus grand nombre des espèces, diffère de la femelle par un plumage plus bigarré et par des ornemens accessoires^ le jeune mâle, âgé d’un ou de deux ans, porte la livrée de la femelle : chez quelques espèces, le mâle prend en hiver la livrée de la femelle. Leur nid ressemble à celui des Gallinacées ; les petits courent, et prennent eux-mêmes, dès leur naissance, leurs alimens* Toutes les espèces connues sont de l’ancien continent ; il n’en est paS encore venu du Nouveau-Monde.

Les espèces bien constatées sont :

Esp. i. Outarde barbue, ou Grande Outarde, des pl. enl. Buffon 245. Le très-vieux mâle a une touffe de plumes à barbes désunies à la commissure du bec. C’est Otis tarda des catalogne

Patrie , différentes parties de l’Europe.

Esp. 2. Outarde Lohong, bien figurée par Edwards, Glan., pl* 12 ’ passablement par Seligmann , et d’une manière très-exacte dans 1 At du voyage de M. Ruppell en Egypte, pl. 1 6. Le Paon sauvage de Luçon de Sonnerat, tab. 4q , qu’on associe à cette espèce , paraît former une espèce distincte qu’on n’a pas encore vue en nature. C’est Otis arAbP des Méthodes. Patrie, l’Asie, l’Afrique septentrionale et méridional Esp. 3. Outarde Denham ou a nuque rousse, décrite dans le Voya&

£ i fxiidi

du major Denham. Ce sera Otis Denhami. Patrie, le nord et te

de l’Afrique, vers le centre. jaS

Esp. 4. Outarde nuba. Une figure très-exacte du mâle dans 1 1 Pair16’

du voyage de M. Ruppell en Egypte, pl. î. C’est Otis nuba- *■

l’intérieur de l’Afrique septentrionale.

GENRE OUTARDE-

Esp . 5. Outarde Churge. Ce jeune mâle est figuré dans Edwards, tab. 25o. Miller, tab. 33, fournit une figure passable du jeune, sous ta nom de Otis indica. C’est Otis Bengalensis. Patrie , le continent <ta l’Inde.

Esp. 6. Outarde plombée de nos pl. col. 532. Cest Otis cæru- • eescens. Patrie l’Afrique méridionale, pays des Caflres.

Esp. y. Outarde torquéole ou cafre. Le male et la femelle décrits dans la traduction allemande de l’Index de Latham , par Bechstein. C’est Otis cafra de Lichtenstein. Patrie 3 1 Afrique, Sénégal et Cafrerie.

Esp. 8. Outarde Knorhan, ou le Knor-cock de Kolbe. Une figure passable du mâle dans Lath. , Syn., vol. 4 , tab. 69 ; la femelle diffère beaucoup du mâle. C’est Otis afra des catalogues. Patrie , l’Afrique ^aériodionale.

Esp. g, Outarde canepetiere, Buff., pl. enl. 2b et 10, mâle et femelle. C’est Otis tetrax. Patrie ^ 1 Europe méridionale.

Esp, iQt Outarde HOUBARA.Une bonne figure du male dans Vieill., Tatarie des Oiseaux, vol. 2, pl. 22 y, et Jacq. , Voy., tab. 9, sous E^ophia un du lata j la femelle n’est pas connue. C’est Otis houbara. Eotrie s l’Espagne, le Levant et les Etats barbaresques.

E$p. 11. Outarde oreillard de nos pl. col. 5o3 : le vieux mâle. jest Otis aurita. Patrie le continent indien.

Nous ne faisons pas mention d’une autre espèce de l’Inde, des ei)virons de Pondichéry, plus petite que la Houbara, à taille svelte et a cou long : nous n’en connaissons que le jeune âge. Otis chilensis |Jest pas de ce genre , vu qu’il a quatre doigts aux pieds. Le Rahaad e Buffon, Otis Rahaad Lath., sp. 9, pourrait bien être la femelle otre Houbara $ mais ce Rahaad de Schaw n’a pas été vu en

Nature.

OUTARDE PLOMBÉE

OUTARDE PLOMBÉE

OTIS CÆRULESCEN S. Temm.

Le Mâle adulte . — Planche 532.

De la taille de notre Outarde houbara ; le bec plus court que la tête, comprimé, et ressemblant à celui de notre Outarde cannepetïère .

Du bleu couleur de plomb et un roux de rouille forment les teintes de la majeure partie du plumage de cette Outarde inédite; une double cravate blanche et noire couvre la gorge et le cou; le sommet de la tête est marqué de zigs-zags noirs et roux, étroits et très-rappr0' chés; au-dessus des yeux s’étend, en forme de sourcil, une lai*ge bande blanchâtre pointillée de brun; plumes du méat auditif dun roux clair; sous la gorge, une bande demi-circulaire d’un blanc

pur, et au-dessous, une autre du double plus large et d’un non parfait; le devant du cou, la poitrine, et toutes les autres partie inférieures d’un bleu couleur de plomb; toutes les parties supérieur^ du corps d’un roux de rouille marqué de zigs-zags et de points nons très-rapprochés ; les moyennes couvertures des ailes et les penn^ de la queue d’un roux sans taches; le bout de la queue noir jaSP de brun; les pennes des ailes noires; les pieds jaune-verdâtre; e le bec brun , à base jaunâtre. Longueur, vingt pouces; hauteur, étan1 debout, dix-sept pouces six lignes.

Le Vaillant a découvert cette espèce dans l’intérieur de l’Afr^06

ti 4

OUTARDE PLOMBÉE

méridionale ; elle habite le pays des Cafres et quelques parties de la c°lonie du cap de Bonne-Espérance. Les deux sujets que nous avons VUS sonl des mâles; nous ignorons si la femelle est différente par le P image. Musée de Paris et des Pays-Bas.

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