‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 42 sur 110 · COURT-VITE A AILES VIOLETTES · texte numérisé non relu

COURT-VITE A AILES VIOLETTES

des Coureurs et des Gralles. Les couleurs métalliques distribuées sur les ailes de cet oiseau sont en quelque sorte un caractère nouveau, dont toutes les autres espèces connues sont dépourvues ; leur plumage sombre et grivelé de couleurs ternes ne flatte point les yeux. Ce Court-vite, remarquable par les formes, l’est également par les grandes plaques d’un violet brillant à reflets métalliques dont les rémiges sont terminées. Sa taille égalé celle du Court-vite quoi trouve en Europe 5 le front est d’un blanc-roussâtre 5 cette couleur s’étend sur le bord antérieur des yeux et passe sur l’orbite; tout le sommet de la tête est brun roussâtre ; une teinte marron-clair couvre le lorum et passe au-dessous des yeux en une large bande qui vient couvrir le méat auditif; une tache marron -rougeâtre passe sur les côtés de l’occiput; à la commissure du bec naît de chaque côté une large bande qui , en forme de rabat , couvre la gorge et se trouve bordée de petites taches noires ; un cendré couleur de terre d’ombre forme la teinte générale du plumage ; le bord interne des ailes et un demi-collier, large de deux lignes, entoure la région thorachique; les pennes des ailes sont terminées par des taches violettes bordées par une zone verte et chatoyante ; la queue, d’un brun-noirâtre terminée de blanc , est blanche à sa base ; les pieds paraissent avoir ete d’une teinte rougeâtre, et le bec est noir. Longueur totale, &l% pouces et demi.

On le trouve au Sénégal. Et l’individu figuré fait partie du cabi net de M. Laugier de Chartrouse.

GENRE OEDICNÈME.

GEN US ŒDICNEMUS. Te mm.

ec plus long que la tête, droit, fort, un peu déprimé à la base, comprimé vers le b°ut ; arête de la mandibule supérieure élevée ; mandibule inférieure formant

angle.

urines placées vers le milieu du bec, longitudinalement fendues jusqu’à la partie ^ C°rnee, ouvertes par devant, percées de part en part.

s longs, grêles; trois doigts dirigés en avant, réunis par une membrane jusqu’à la seconde articulation ; des rudimens le long des doigts.

Gs médiocres; la première rémige un peu plus courte que la deuxième, qui est a plus longue; queue fortement étagée, longue.

j Histoire de ces oiseaux très-farouches et peu nombreux dans tous pays où les différentes espèces se trouvent réparties, n’a point ^°re fourni de matériaux très-circonstanciés sur le genre de vie 1 ^eur est propre : nous savons seulement que le nombre très-limité ^ pèces connues se tient de préférence dans les lieux déserts , élevés ,

hab“Ue CeSt tOUiours ^es contr^es ïes plus arides qu’elles fréquentent tUe^ement. Ses mœurs sauvages et solitaires les distinguent parfai- ^ien des Pluviers ( Charadrius ) , genre auquel on lésa tou- ^ associés, et don ils diffèrent, non seulement par le genre de

CÜE1L d’Oiseaüx, 65e.

GENRE OEDICNËME.

vie, mais encore par des caractères extérieurs assez faciles à saisir.

Leur nid est sans aucun apprêt, le plus souvent placé sur le sable,

peu abrité et dépourvu de matières étrangères $ les espèces étrangères

nichent en des terrains rocailleux. Notre espèce européenne, qu on

trouve aussi en Egypte, et qui visite les côtes orientales d’Afrique et

sa pointe méridionale, niche (1), suivant les localités, sur le sable ou

sur les rochers. Ils vivent habituellement de scarabées, de coquillages?

de lézards et de petits serpens. Ils ont une voix forte: la mue n’a lieu

qu’une fois dans l’année 5 les sexes ne diffèrent point par le plumage*

Quelques naturalistes rangent ces oiseaux avec les Outardes , et ils ont

été associés aux Pluviers. C’est en quelque sorte sur une méprise très-

grave que repose le nom Œdicnemus (jambe enflée) donné par Beloo

à l’espèce d'Europe-, et connue dans les catalogues méthodiques sous

le nom de Charadrius Œdicnemus j car ce renflement remarquable de

la partie supérieure du tarse, au-dessous du genou, n’est propre quauN

jeunes et se retrouve sous les mêmes conditions dans tous les grales

à très-longues jambes avant l’époque de leur développement complet'

Cette enflure est surtout et long-tems remarquable dans les Avocettesz

chez les Œdicnèmes ; mais elle disparaît totalement dans l’état adulte»

et ne laisse alors aucune trace. Il aurait été préférable d’adopter une

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autre dénomination générique pour ce petit groupe ; mais le nom a

* * ci^

pèce proposé par Belon ayant été donné dans la première édition mon Manuel comme dénomination générique, adoptée depuis dans plusieurs catalogues méthodiques, il me paraît mieux vu de ne p changer ce signe de reconnaissance, parce que toutes ces mutatio^ ne sont d'aucun intérêt pour les sciences, qu’elles entravent pal

1 rAfrigl,e'

(1^ Les individus de V (Rdicnbne criard me sont parvenus de toutes ces parties cie ils ne m’ont offert, clans leur plumage, aucune différence avec ceux tue's clans les <• ^

contrées de l’Europe. Les parages de l’Afrique nourrissent, indépendamment de notre une autre indiquée dans cette monographie.

oiot

GENRE OEDICNÈME

nouvelles difficultés et mettent un obstacle réel à ce que les naturalstes de tous les pays puissent adopter une même nomenclature scientifique et s’entendre sur la détermination des genres et des espèces. Il reste encore assez à faire dans la partie historique de 1 étude de la nature pour ne pas s’arrêter à discuter sur les mots. Les oiseaux du genre Œdicnème n’ont point encore été trouvés

Cri Amérique, Ses quatre espèces connues aujourd’hui sont de l’an- Clen continent. L’espèce unique du genre Dromas tient de très-près aux CEdicnemus , et j’ai lieu de croire que les mœurs et l’appétit de es °iseaux sont à peu près les mêmes.

Nous classons les Œdicnèmes par ordre de grandeur.

E'sp. 1. Œdicnème échasse, de nos pl. col. 386. M. le professeur 0 r°y a décrit cet oiseau sous le nom de Œdicnemus longipes. On

vr * ^ ° L

0lt une très-mauvaise figure lithographiée dans la Galerie des LSeaux du Jardin du Roi pl. 228. Patrie, la Nouvelle-Hollande.

Tp 1

"SP* 2- Œdicnème a gros bec, de nos pl. col 387. Œdicnemus 8nirostris , donné avec le précédent dans l’ouvrage cité de M.

0 iroy. Patrie , les Moluques, les îles de la Sonde et le continent de l’Inde.

SP- 0. Œdicnème tachard, de nos pl. col. 2^2. Œdicnemus ma -

CuPsus K * , • 1

meme espece c[ui se trouve simplement nommee, sans

cation, O. grallarius. Y oyez Manuel d’ Ornithologie, analyse du

h. ^est encore O. Cap ensis du catalogue de M. le professeur

enstein, sous le n° 71 5. Patrie, les côtes occidentales et la pointe

penale de l’Afrique.

Èuff Œdicnème criard, du Manuel d’Ornithologie pag. 621, en^‘ 919. Œdicnemus crepitans. C’est O lis œdicnemus de l AfrjX^e ^^hani. Patrie l’Europe, l’Inde, et plusieurs contrées de Cettle? Sénégal et le Cap de Bonne-Espérance.

espece, à peu près cosmopolite dans les limites de l’ancien

' GENRE OEDICNÈME

monde, varie très-peu dans les teintes du plumage, et moins encore par la taille. Les individus de l’Europe et de 1 Afrique septentrionale sont un peu plus forts que ceux tués au Sénégal et au Gap de Bonne- Espérance, tandis que ceux de la pointe méridionale de l’Asie sont a peu près de la taille des sujets du Cap. Le plumage est plus sombre dans les sujets d’Europe et d’Afrique, comparés à ceux de l’Inde, qui ont une livrée plus pâle , quoique peinte de la même manière.

Pw/re v

OEDICNÈME ECHASSE.

ŒDICNEMUS LONGIPES. Geoff.

U Adulte. — Planche 386.

^ E la taille d’une poule de basse-cour. Sommet de la tête et nuque ^ cendré clair, mais chaque plume marquée d’une strie noire ; ^ et ailes d’un brun-cendré, marqués de grandes taches longitu- ^^ales d’un noir parfait; sur les quatre premières rémiges un grand inf °-r ^an° ’ §or£>e et ^ace ^ un blanc pur? toutes les autres parties ^ heures d’un blanc roussâtre marqué de grandes mèches d’un brun

j. 5 8Ueue rayée transversalement de bandes noires, très-espacées ,

Qlsposées ^ • p i • 1 1 , A

t en Z1g~zag sur un fond gris? bec P^us court due la tête;

j S P^Us du double de la longueur du bec; pieds bruns.

pï>ès .^Ueur totale, vingt pouces quatre ou six lignes; tarse, à peu

q Slx pouces. Voyez Geoffroy, Mémoires; Vieillot, Galerie des

ppjUX’ PaS* ^4. pl. 228.

Bas JUe ^es côtes de la grande terre de l’Océanie. Musées des Fayset de Paris.

;'ECUe

JL d’

Oise

vüx G5e.

livraison.

CEdicnême waros- />œ , vieutv

Preire

OEDICNÈME A GROS BEC.

ŒDICNEMU S MAGNIROSTRIS. Giîoff.

Le Mâle adulte. — Planche 38 y.

grand Œdicnème est de la taille de celui figuré sous le nom

rfJCE d

de

tcnème échassej il est moins haut monté sur les pieds que ce rnier, et son bec est beaucoup plus fort , un peu recourbé en haut. ette courbure de la mandibule inférieure du bec est plus forte dans e îeune que dans l’adulte.

plumage des parties supérieures est d’un brun cendré ; il règne dessus des yeux deux larges bandes, l’une blanche, et l’autre d’un ^Utl foncé; la région des oreilles et la commissure du bec sont peintes ïl°lr5 formant une grande tache sur ces parties; le haut de 1 aile ^ dnn brun foncé, le milieu de cette partie est marqué par une ^ande très-large d’un blanc pur; les couvertures qui se trouvent au ess°ns de cette bande, les grandes et les petites pennes secondaires ext 1 ^ Un cenc^ré très-clair; les premières rémiges noires; la plus j lleurea une grande marque blanche vers le milieu; les joues et ^ sont blanches, ainsi que le ventre et les parties postérieures;

du devant du cou et de la poitrine sont cendrées, mars fo long des baguettes par un trait brun très-pâle sur les plu-

ECUEUj ^Oiseaux, 65'.

LIVRAISON

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