‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 43 sur 110 · ED1CNÈME A GROS BEC · texte numérisé non relu

ED1CNÈME A GROS BEC

mes de la poitrine 5 les pennes caudales sont étagées, tachetées, et grises en dessous ; les pieds paraissent être d’un gris-brun ou verdâtre? et le bec, très-gros et fort, est noir. Longueur, de dix-sept à dixneuf pouces, selon l’âge et les localités.

Nous venons d’observer que le bec des jeunes, particulièrement leur mandibule inférieure , est plus recourbée en haut que les mandibule dans l’adulte; elles sont aussi un peu plus renflées vers le milieu. J’ai Pu comparer plus de vingt dépouilles de cette espèce, qui paraît visiter? dans ses migrations, une grande étendue des côtes baignées par l’Oceafl Austral. Les comparaisons établies sur ces dépouilles, rapportées dü continent de l’Inde, de Java, des Célèbes et des Papous, servent a établir de très-légères variétés dans les teintes du plumage. keS sujets de l’Inde n’ont guère plus de dix-sept pouces, leur livrée est pâle. Un individu des Célèbes a servi à la ligure ci-jointe; il ^el1 le milieu pour la taille et par les couleurs du plumage entre findbn rapporté des îles Papous, qui est le plus grand de tous, et dont couleurs de la robe sont très-foncées.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

les

Preéres.

OEDICNÈME TACHARD.

CE D LC NE MU S MACULOSUS. Temm.

Planche 29 2.

le professeur Lichtenstein a indiqué cette espèce par une bonne ^agnose. V oyez n°. 715 du catalogue des doubles du Musée de Berlin. ^°üs avons dû changer la dénomination locale, vu que l’espèce ne Se trouve pas exclusivement dans le district de la pointe méridionale 1 Afrique, étant aussi très-commune sur toute la côte du pays des ^afres au Sénégal, et ayant été trouvée en Egypte par M. Ruppel. ^et CEdicnème ressemble à peu près à l’espèce désignée sous le nom Criard; mais le Tachard a des formes plus sveltes et il est plus aut monté sur jambes. On le distinguera facilement dans tous les a§es5 non-seulement à cette longueur de la jambe, mais aussi à son Fumage couvert d’une multitude de taches qui se présentent sous perses formes $ ces taches sont plus grandes et moins irrégulières ns 1 adulte que chez les jeunes. On voit aussi une très-légère difféd’jR6 l°cale dans les teintes du plumage des individus rapportés des erer)tes parties de l’Afrique^ ceux du Cap sont d’un cendré roux, et

les • ^ inégal ont des teintes rousses plus décidées, tandis que g leilnes de cette contrée ont une teinte plus pâle. Nous avons fait ^ 1 adulte rapporté du Sénégal.

ecüE* »’0lSEAUX 49'.

LIVRAISON

OEDICNÈME TACHARD.

Un fond roux-clair , roux pâle ou roux cendré , couvre les parties supérieures 5 cette teinte rousse se trouve parsemée d’une multitude de taches d’un noir parfait, disposées sur le sommet de la tête en larges mèches, sur la nuque et le cou en mèches longitudinales, sur la poitrine en bandes longitudinales, et sur le dos en grandes taches liées par un trait noir le long des baguettes. Les rémiges sont noires; la première a une grande tache blanche vers les trois quarts de longueur , la seconde une tache plus petite , et la troisième une moins grande que celle-là. Les couvertures inférieures sont rousses, les supérieures et les deux pennes du milieu ont cette teinte marquée de bandes irrégulières réunies par le noir des baguettes; les autres pennes sont blanches et noires ; les pieds et la base du bec d’un jaune verdâtre, et la pointe du bec noire.

Les jeunes ont des teintes plus claires, les taches sont moins régu lières et plus petites, et le blanc de la queue est marbré et rayé; leS couvertures inférieures sont d’un blanc- roussâtre. Longueur, de quinze à seize pouces; tarse, trois pouces dix lignes. ^

On le trouve sur une grande étendue des plaines arides

l'Afrique.

Musées des Pays-Bas, de Berlin , de Paris et de Francfort.

GENRE FALGINELLE.

GENUS FALCINELLÜS. Cuvieb.

Jiec ^0llg) grêle, arqué depuis la base, dur, à pointe obtuse, cannelé latéralement •

jusqu aux trois quarts de sa longueur.

armes latérales, linéaires , percées dans la cannelure; face emplumée.

Pieds grêleSj nus au-dessus du genou , seulement trois doigts devant, réunis à leur

^asej le pouce manquant totalement.

s Médiocres; la première rémige la plus longue.

comparant cet oiseau, l’unique du genre, à tous les Courlis c°nnus, il ne viendrait pas à l’idée de le séparer du genre Numenius, Urt°ut s’il était pourvu, comme ces derniers, d’un pouce ou doigt P°sterieur ; le manque total de ce quatrième doigt est le seul carac- 911 rcioyen duquel on puisse se permettre une distinction artifi- , e’ Produite, par le même motif, dans la séparation générique entre les Vanneaux et les Pluviers , les Pétrels et les Péléest °l^eSs etc* Notre Falcinelle, désigné sous ce nom par M. Cuvier (1), jj eri e^et un Courlis pygmée, manquant de tout vestige de pouce; /rp Sserïlble aussi, au premier coup d’oeil, au Bécasseau cocorli p subarquata) en plumage d’hiver; mais il diffère de cet oiseau

e banque de pouce et par la forte courbure du bec. Nous indi- (i) m v. .

billot en fait son cenre Erolia.

IieCueiï s

f'iSEAUX , 86e. LIVRAISON.

GENRE FALCINELLE.

quons à dessein ces disparates, afin de prémunir les collecteuis d’Oiseaux d’Europe contre une méprise bien facile, si toutefois elle n’a pas déjà eu lieu dans quelques collections, vu que le Falcinellü coureur habite, dit-on,, les contrées méridionales de l’Europe, et que notre Bécasseau cocorli émigre en automne, revêtu du plumage d’hiver, vers les bords de la Méditerranée, et vient passer la ma11' vaise saison sur les côtes septentrionales d'Afrique.

FalcineUe coureur, p/um*ye

Prè/re

FALCINELLE COUREUR.

FALC1NELLUS CURSORIVS. Temm.

L'Adulte. — Planche 5io.

est à tort que les naturalistes ont voulu reconnaître dans cet sEau le Scolopax pygmea deGmel., indication qui peut être rap- P0t>tée, quoiqUe avec Joute, au Tringavariabilis en plumage d’hiver; 1 n Est dit nulle part que le Scolopax pygmea n’a que trois doigts : nt^cation sous le titre de Numenius pygmeus de Latham, Ind., jq 3’ Pag- 7i3, est synonyme de notre Tringa platyrhincha du ^anuel, pag. et c>est aussj ^ cet 0iseau qU’on doit rapporter

ceft US des Courlis de Sonnini , vol. 22, pag. 245. Nonobstant

». , reïïl^rque faite dans la seconde édition du Manuel, on voit re-

PE°duit 1

1 Le j dans la nouvelle édition du Règne animal , la même erreur ^ 1011 de ce Scolopax pygmea comme synonyme du Falcinella ^on ' ^UV^er ’ espèce dont aucun auteur ancien ou moderne n’a ■\T a m°indre indication avant l’auteur du Règne animal (1).

MOUs ri . •

sonnons à cet oiseau le nom de Falcinelle coureur , que nous

(b jeUnJ>U'S Publication de la irc édition du Règne animal, M. Vieillot a livré une figure ^or0 i-n a^c^nelle , Galerie des Ois., vol. 2, pl. a3i. Cet auteur lui donne le nom de

vciri

-Ecxjeil d’0

ISKAUX, 86e LIVBAI30N.

FALCINELLE COUREUR.

avons trouvé inscrit, de la main de Le Vaillant, sur 1 individu rapporté par lui d’Afrique, et qu’il a déposé dans le cabinet de feu M. Raye? individu que notre Musée a acquis à la vente de cette collection* L’étiquette de Le Vaillant portait Corlica coureur ; il avait tué cet

oiseau sur les bords de la rivière Gamtos.

L’adulte rapporté par Le Vaillant est figuré planche 5io. Le sommet de la tête et la nuque portent des mèches brun-cendré sur un fond gris; le dos et les ailes sont d’un brun plus foncé, et chaque plume porte une fine raie noirâtre le long de la baguette ; on voit une nuance noirâtre vers le poignet de l’aile; les rémiges noues ont leur baguette blanche; la queue, «à pennes égales, est brune en dessus et blanchâtre en dessous; la poitrine porte de petites stries brunes sur un fond blanc; la gorge et toutes les autres parties in^ rieures sont d’un blanc pur ; les pieds sont bruns, et le bec, très-arque? est noirâtre. Longueur totale , un peu plus de sept pouces.

Lejeune, figuré par M. Vieillot sur le sujet du Musée de lailS’ a le bec un peu moins arqué ; il est tacheté de gris et de blanc

- 1 v* jd

dessus, gris avec des lignes brunes sur le devant du cou et

poitrine; dos et ailes d’un brun-noirâtre, chaque plume bordée

• i j rl’nn blaïlC

roussâtre; sourcils , gorge, ventre, croupion et abdomen a uu pur: ses dimensions sont un peu moins fortes que dans l’aduHe* On dit que cette espèce a été vue dans le midi de la France , parait habiter différentes parties de l’Afrique.

Pluvier

- b/anrS.

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