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60 et6i# mâle et femelle.
92° blYHAISON.
TRAGOPAN PUCRAS.
le cou et la région des yeux sont totalement garnis de plumes, etl> queue, tout aussi courte, est plus étagée et moins large que da»’ les deux autres Tragopans .
Le mâle a l’occiput orné d’une huppe élégante et légère, compose de très-longues plumes en forme de petites spatules, et qui sont tre étagées, de façon que celles implantées vers la nuque sont du dou plus longues que celles du sinciput : ces dernières sont brun^ toutes les autres ont des reflets d’acier poli, verts et bleuâtres; la tête, les joues et la gorge portent ces teintes ; les côtés du ^ portent une tache blanche longitudinale ; le devant du cou, la pa^ médiane de la poitrine et du ventre, ainsi que les couvertures dessous de la queue sont d’un beau marron foncé; la partie p°st rieure et les côtés du cou , le dos, les flancs et les cuisses sont o verts de plumes longues et pointues, à bande centrale noire, lourée par une teinte grise plus ou moins pure ; les ailes sont biut\ bordées de roux et tachetées en bandes longitudinales noires; Ie est noir et les pieds sont bruns. Longueur, vingt-et-un pouces* La femelle porte à l’occiput une très-petite huppe de plü brunes marbrées; tout le plumage supérieur offre des marbr1, noires sur un fond brun-rougeâtre, et en dessous des bandes 1° tudinales sur un fond isabelle; la gorge et les côtés du coü . blancs; les couvertures inférieures de la queue sont d’un roux ar à pointe des plumes blanche. f
Cette belle espèce habite les parties froides et élevées des & ^ Himalaya, où elle vit de la même manière que les autres G^l° qui abondent dans ces régions de l’Inde.
On trouve des sujets dans plusieurs musées.
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DINDON OEILLË.
ME LE A GRIS O CE LL AT A. Guy.
Le Mâle. — Planche 11a.
Cuvier décrit cette belle espèce dans les termes suivans :
Ce magnifique oiseau réunit à la forme singulière du Dindon un
de couleur qui le cède à peine à celles du Paon. Les gens d’un
^lSseau envoyé à la coupe du bois de campêche, dans la baie de
jj° , Uras ? en virent trois, dont ils réussirent à prendre un vivant.
^envoyèrent à sir Henri Halfort, médecin du roi d’Angleterre 5
s cet individu se noya dans la damise en arrivant à Londres, et le
caV 511617 ïïalfort en flt Présent à Mt Bullock’ propriétaire d’un riche
p. ^ Histoire Naturelle , dit le Temple Égyptien , dans la rue de
adilly. C’est à la vente de cette collection que le cabinet du Roi en a f * i!> 1 .
. ai^ ^ acquisition : acquisition précieuse aussi pour la science 5
’ lUsquà présent, les naturalistes n’avaient compté qu’une espèce
^ genre des Dindons.
Hind et Port ce Gallinacé sont les mêmes que dans le
commun 5 mais sa queue est moins large, et l’on ne sait pas ^ U faî«- 1- «t
don
^ la roue de la même manière. Le bec est le même qu au din- ’ el: sa base est aussi surmontée d’une caroncule qui sans doute
EIL D Oiseaux ; 19'. livraison.
DINDON OEILLÉ.
éprouvait les mêmes dilatations que celle du dindon. La tete et les deux tiers supérieurs du cou sont nus, et paraissent avoir été colorés de bleu et de rouge. Sur chaque sourcil est une rangée de cinq ou six tubercules charnus 5 et sur le milieu du crâne en est un groupe de cinq autres très-r approchés. De chaque côte du cou on voit six ou sept de ces tubercules , rangés très-régulièrement au-dessus les uns des autres , à des distances à peu près égales. Il n’y en a point sur le cou , ni dessous 5 et l’on n’aperçoit aucune trace de l’espece e jabot charnu qui pend au bas du cou du Dindon. Je n’ai point vu non plus de vestige de ce pinceau de gros poils qui caractérise si paiti culièrement le Dindon mâle 5 mais comme le plumage de la poitrine était endommagé , je n’oserais affirmer que cette espèce en soit toujours dépourvue. Toutes les plumes du dessus et du dessous du corps sont coupées carrément, comme au Dindon. Celles du bas du cou, de la partie supérieure du dos, des scapulaires et de tout le dessous du corps, sont d’un vert bronzé, et bordées de deux lignes? une noire et l’autre qui est plus extérieure , d’un bronze un petJ doré. Les plumes du milieu et du bas du dos ont leurs couleurs à? tribuées de même , mais plus belles * c’est-à-dire qu’à mesure qu’el^ descendent vers le croupion , leur partie vert bronzé passe par deg^s à un bleu de saphir, qui , selon les reflets de la lumière, se change en un vert d’émeraude , et la bordure bronze doré s’élargit de plus^1 plus, prend sur le haut du dos l’éclat de l’or 5 et vers le bas, aiOsl que sur le croupion, cet or, en augmentant toujours d’éclat et largeur , prend une teinte rouge de cuivre qui , à certaines exposition3’ est presque aussi vive que celle de la gorge de l’oiseau-mouche , app^ Rubis-topaze. L’éclat de cette bordure d’or rouge est d’autant p frappant, quelle est séparée de la partie verte et bleue de la plu^ par une ligne d’un beau noir de velours. Les plumes du ciotip
DINDON OEILLÉ.
ont leur partie cachée gris-cendré vermiculée de brun-noirâtre. Cette partie grise vermiculée prend plus d! 'étendue , et se montre au dehors sur les dernières d’entre elles, ainsi que sur les couvertures supérieures et sur les pennes de la queue 5 en sorte que la partie bleue et verte , entourée de toutes parts par un cercle noir , et bordée en 011 tre du côté du bout de la plume par une large bande de la plus e^e c°uleur d’or changeant en cuivre , y représente des yeux assez anal°goes, pour leur disposition , à ceux de la queue de l’éperonnier (pav° hicalcaratus') , mais infiniment plus grands et plus éclatans 11 Coideur. Il paraît qu’en comptant ceux du bout de la queue , il y filtre rangées transversales de ces yeux ainsi séparés par des espaces
§ris et vermiculés.
^ ^ ^ plumes des flancs et celles du dessous de la queue sont sem- 3 es à celles du haut du croupion, mais leur vert est plus foncé, ^CUl doré est plus rouge.
es petites couvertures de l’aile sont d^un beau vert d’émeraude, aVe° m bord étroit , d’un noir de velours. Les grandes couvertures a nC^res sont d’une belle couleur de cuivre métallique avec des ts dorés. Leur partie couverte est vert d émeraude pies de la vermiculée de gris et de blanc le long du bord couvert. L aile ^ 1 de et les couvertures primaires sont d’un brun-noiratre , avec
j Mandes transversales étroites et obliques blanches. G est aussi *deur de toutes les pennes 5 mais le bord externe des dernières es primaires et de presque toutes les secondaires est blanc $ et
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j- ai*e est fermée, ces bords blancs réunis forment sur son mi¬
les UllC ^ar^e bande longitudinale blanche. Les pennes secondaires p P^Us voisines du dos ont dans leur brun des teintes vert doré, le dessous de l’aile est bordé en travers de blanc et de gris-bru-
lae compte que quatorze pennes à la queue de cet individu,
DINDON OEILLÉ.
qui est ronde par le bout. Toutes ces pennes en dessous sont noirâtres, légèrement vermiculées de blanchâtre. Les plumes des cuisses sont noirâtres. Les jambes sont un peu plus élevées et plus fortes qu’au Dindon commun , et armées d’éperons beaucoup plus forts et plus pointus à proportion. Leur couleur paraît avoir été d’un beau rouge.
Les plus beaux Dindons sauvages ont le fond de leurs plumes d’un bronze changeant en cuivre , une large bordure noire , et un autre petit bord fauve mat $ leur queue formée de pennes plus longues et plus fortes que dans notre oiseau , n’a, ni sur les plumes, ni sur les couvertures , rien qui ressemble à des yeux.
Il n’est pas douteux que notre oiseau de Honduras ne forme une espèce aussi nouvelle que brillante.
Musée de Paris.