‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 8 sur 110 · GENRE ÉPERONNIER · texte numérisé non relu

GENRE ÉPERONNIER

GE NUS P O LY P LE CT R ON Temm.

Bec médiocre, grêle, droit, comprimé; base couverte de plumes; mandibule superieure courbée vers la pointe.

Urines latérales, au milieu du bec, à moitié couvertes par une membrane nue, ouvertes par devant.

Pieds. Tarse long, grêle, armé de plusieurs éperons dans le male (i)> tubercules dans la femelle; doigts antérieurs réunis par des membranes; pouce éleve de

terre; ongles petits, celui du pouce très-court.

Queue longue, arrondie ou étagée, à vingt-deux rectrices, recouvertes en partie par

Une seconde rangée de pennes.

Alles. Les quatre premières rémiges étagées, plus courtes que la cinquième et la s,xième, qui sont les plus longues.

Nous avons établi ce genre dans l’Histoire naturelle des Gallinacés, Vol‘ 2 » pag. 363. A cette époque, on ne pouvait avoir qu’une idee imparfaite de ces oiseaux, indiqués assez vaguement, et reposant sur figure en noir de Sonnerat et sur deux planches enluminées des Ouvres de BufFon, faites de mémoire ou d après des dessins peu cor ecls. La description détaillée fournie dans le second volume des

(*) Ce nombre d’éperons paraît varier accidentellement; il est rarement de trois à chaque ’ ^Rituellement de deux, et quelquefois de trois à l’un des pieds seulement.

Recueil d Oiseaux, 88* livraison.

GENRE EPERONNIER.

Gallinacés avait été basée sur l’examen de trois sujets acquis à Canton, et rapportés vivans de cette partie de la Chine par les navires de la compagnie des Indes. Ces trois individus, tous du sexe masculin, ont servi aux détails donnés dans l’article de F Eperonnier chinquis, que nous présumions alors devoir envisager comme l’espèce unique du genre 5 depuis ce temps nous avons été à même d’examiner un plus grand nombre d’individus de ces Chinquis, que nous avons pu comparer successivement à des dépouilles d’espèces différentes obtenues de la presqu’île de Malacca et de Sumatra. Ces acquisitions nouvelles nous mettent à même de fournir aujourd’hui la monographie de ce petit groupe, composé de quatre espèces, dont trois sont figurées dans ce recueil; pour la quatrième, nous pouvons renvoyer, avec quelques remarques et corrections indispensables, aux deux planches enluminées de Buffon et d’Edwards, et à la figure en noir du voyage de Sonnerat : ces figures, plus ou moins incorrectes, peuvent être rapportées, non (comme nous le présumions à tort) au Chinquis décrit dans l’ouvrage des Gallinacés, mais elles devront faire partie des synonymes de notre Eperonnier argus de Malacca , dont nous donnons la description dans ce recueil.

N’ayant point de données certaines sur les mœurs de ces oiseaux, nous passons ici à l’énumération des espèces connues.

Esp. 1. Eperonnier chinquis, vieux mâle , de nos pl. col. 559* Pqy. aussi Hist. des Gall., vol. 2, pag. 363, et Galerie des Ois.? pl. 20 3, un jeune mâle. On peut citer encore, quoique avec doute, l’indication superficielle du Papo thibetanus des méthodistes. C’est notre Polyplectron chinquis. Patrie , la Chine.

Esp. 2. Eperonnier argus. Assez bien rendu par Sonnerat, pl. 99’ mal enluminé et à queue de forme exagérée dans Buffon, pl. enl* 492 et 4g3, et Edwards, tab. 67 et 69. Ce sera, si l’on veut, Ie

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