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Le Mâle adulte . — Planche 273.
Un capuchon noir couvre la tête, l’occiput, une partie de la ftuque et les joues 5 les deux extrémités qui semblent former les Mentonnières de ce capuchon , viennent aboutir sur les côtés du cou, sans se joindre par les bouts; le lorum est couvert de petites plumes Manches , tournées vers la base du bec ; au dessous de cet espace baissent les fortes soies, qui sont raides, mais courtes; la partie postérieure du cou, le dos et les scapulaires, sont couleur ardoise °ü noir-bleuâtre plus ou moins foncé; la gorge, le devant du cou et la poitrine, sont blancs; un espace blanc, en forme de croissant, o°uvre les côtés du cou, mais ces croissans ne sont point réunis Ur U nuque ; le milieu du ventre et l’abdomen sont blanchâtres , ^ais les flancs ont une nuance cendrée, plus ou moins foncée* ^aile est d’un brun-noirâtre ou noir-mat, mais les pennes secondes , à l’exception des trois dernières les plus proches du corps , SOr)t bordées intérieurement de blanc; deux ou trois de ces pennes Sorit encore marquées d’une bordure blanche, placée sur les barbes
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Meures; elles forment une bande longitudinale, parallèle au corps.
McueIL D’OiSEAUX, 46e. LIVRAISON.
CASSICAN DESTRUCTEUR.
Le bord externe des ailes et quelques couvertures sont aussi bordés de blanc 5 la queue est composée de pennes à peu près égales entre elles, et noires ; les deux du milieu le sont entièrement, et les autres sont terminées de blanc ; le bec a deux pouces, bleu à sa base et noir à la pointe. Longueur totale, dix pouces ou un peu plus.
Tout ce qui est noir dans le mâle, est d’un brun très-foncé dans la femelle 5 les plumes brunes des joues et de la tête ont de petites raies blanches le long des baguettes; on ne voit point sur l’aile la bande longitudinale, et les barbes intérieures sont d’un blancroussâtre; à l’extérieur les ailes sont brunes; la queue est de la même teinte , et la fine pointe des pennes latérales est blanche ; les parties inférieures sont d’un blanc-roussâtre terne, mais les flancs ont une teinte brune, plus foncée que le reste du corps.
Cette espèce a été rapportée de la Nouvelle-Hollande, et ne paraît pas être très-rare dans ce pays.
Musées des Pays-Bas et de Paris.
GENRE GLAUCOPE.
GENUS G LAU COP I S. Fohster
&ec médiocre, fort, robuste, épais, base élargie vers la commissure; mandibule supérieure convexe, voûtée, courbee vers le bout, sans échancrure; mandibule inférieure suivant la courbure de la supérieure, droite en dessous, en partie cachée par les parois de la supérieure.
bonnes basales, latérales, rondes, a moitié fermées par une grande membrane, et entièrement cachées par les plumes crépues ou veloutées qui s’avancent du front.
Pieds forts, robustes; tarse plus long que le doigt du milieu; les doigts à peu près d’égale longueur; l’externe réuni au doigt du milieu, et l’interne soudé à la base.
-drtes courtes; la première rémige courte, les trois suivantes étagées, la cinquième la plus longue.
Queue longue, étagée.
La valeur que certains méthodistes ont cru devoir ajouter à des Caractères purement accessoires dont un grand nombre d’oiseaux S°nt pourvus, tels que les crêtes,, les barbillons, les fanons, les Caroncules , ou autres appendices charnus de la tête, paraît avoir etéla cause que ces espèces, ornées d’une manière si singulière, ont e Munies dans un même ordre, et qu’elles se sont trouvées plus ou ^ns raal associées en coupes génériques. Le résultat d’une réunion
Recueil u’Oiseaux, 57e. livraison.
GENRE GLAUCOPE.
aussi bizarre a fait voir que les jeunes et les femelles de ces oiseaux, le plus souvent privés de ces appendices charnus , se trouvaient exclus du genre, où souvent le seul mâle pouvait être admis. Dans ces ordres de caroncules hétérogènes le bon sens avait cependant fait exclure et les Dindons et tant d’autres espèces de Gallinacés , de Grâles et de Rapaces, que, d’après l’ordre établi, on aurait dû comprendre sous une même rubrique. Quelques autres nomenclateurs, et je suis de ce nombre, ont commis l’erreur d’éloigner d’un genre , composé dans le principe d’une espèce unique qui se trouvait pourvue d’ornemens extraordinaires, toutes celles découvertes depuis ce temps , par le seul motif que l’imagination paraît s’être formée de l’existence obligatoire de semblables parures accessoires, dans toutes les espèces qu’on pourrait se permettre de rapprocher de ce type, et de ne point s’être avisé de recourir à l’examen de caractères plus maiv quans, pris de 1 organisation et des formes totales qui semblent avoir été perdues de vue. Nous croyons devoir attribuer à une cause de cette nature l’isolement du Glaucopis cinerea de Gmelin, décrit par Forster et par Latham, sous le nom de Callœas $ espèce il est vrai rare dans les collections ornithologiques du continent, très-mal figurée par Latham, mais dont les cabinets de l’Angleterre possèdent une multitude d’individus montés et conservés à l’esprit de vin, qui s est trouvée assez exactement décrite par les auteurs cités, pom faiie soupçonner des rapports dans les formes totales, entre ce Gl oü' copis cinerea et 1 oiseau décrit sous le nom de Temia par Le Vaillant? Ols. d Af, vol. i , pl. 56. Cet oiseau a été placé par Latham dans Ie genre des Corbeaux sous le nom de Corvus varians r Ind. supp. vol* 3’ esp. g. Plus tard on a vu cette espèce classée par M. Cuvier ^ Règne animal, dans 1 un des sous-genres des Corbeaux, sous le nom de Teïïü°/' M. Vieillot , Analyse dune nouvelle Ornithologie , année 1816, eI1 a
GENRE GLAUCOPE.
formé, d’après les seules données et la figure très-imparfaite de M. Le Vaillant (1 ), le genre Crypsirhina ; et M. Horsfield vient aussi d’en faire un genre dans ses Recherches zoologiques , sous le nom Phrenotrix temia. Nous le porterons ici dans le genre Glaucopis , comme quatrième espèce de ce groupe.
On ne doit point être surpris que Latham et le plus grand nombre des méthodistes compilateurs aient placé le Temia dans le genre Corpus j ce groupe, ainsi que d’autres, ont servi de cadre, dans lequel plusieurs espèces douteuses ont été distribuées, particulièrement celles qui, par leur taille et par leurs formes robustes, ne pouvaient être admises dans les genres Lanius , Muscicapa 3 Parus ou Sylpia. Mais en entassant dans ce genre toutes les nouvelles espèces douteuses de forte taille, on a réuni à tel point les espèces disparates, qu’aujourd’hui, abstraction faite des Corbeaux , des Pies et des Geais exotiques, plus ou moins en rapport par les formes totales avec nos espèces indigènes, on peut énumérer encore dans ce seul genre des espèces qui doivent être réparties dans quatorze genres distincts, dont trois ont été créés par Linné et sanctionnés par Latham, et les onze autres ont été bien constatés et reconnus appartenir à des coupes étapes dans X Analyse du Système placée en tête du Manuel d’ O rnithol°gLe (2). En se donnant la peine d’analyser sur le même plan et
(0 Cette figure repose sur un individu en mauvais état du cabinet de feu mon père, mais Jui se trouvait à celte époque l’unique sujet connu dans les collections. L’espèce nous est venue epuis de Java où elle paraît être très-commune.
^00 Ces oiseaux étrangers au groupe des Corbeaux sont composés de Cassicans, Drongos, Échec eUrs> Gobe-mouches, Tyrans, Troupiales, Casse-noix, Pyrrhocorax , Brèves, Philédons, Glaucopes, Coracines et Quiscales. Ajoutez à cette confusion bien constatée, celle
p*1 PCUt Cxister dans ies citations de treize espèces purement nominales, ou dont l’existence n’a So^ete eonstatée par les recherches faites dans les collections ornithologiques. Tel est l’aperçu
^ire de la nomenclature du genre Cor vus de Latham, composé de cinquante et une es-
GENRE GLAUCOPE.
par le moyen cPune étude approfondie de îa nature , les genres composés d’espèces nombreuses, on trouvera partout des erreurs et des emplois multipliés, reproduits et copiés servilement dans tous les amas méthodiques.
Le genre Glaucopis , selon ma manière de voir, doit comprendre aujourd'hui quatre espèces distinctes , savoir :
Esp. i .Glaucope a barbillons (i) , Glaucopis cinerea , Gmel. pag. 365$ — et par Forster, Callœas , Lath. Ind. vol. 1, pag. i4g, et Synop* vol. 1, pag. 364, t. i4, figure au dessous de toute critique. Patrie : Latham indique la nouvelle Zélande.
Esp. a. Glaucope a ailes blanches, de nos pl. col. a65$ c’est Glau copis leucoptera. Patrie s Sumatra.
Esp. 3. Glaucope temnure, de nos pl. col. 33y$ c’est Glaucopis temnura. Patrie , l’Inde $ mais nous sommes dans le doute sur son habitation bien constatée.
Esp . 4. Glaucope temmia, Glaucopis varians, figuré d’après un sujet en mauvais état, par Le Vaillant, Ois. d?Af pl. 56, sous le nom de Temia , et indiqué sous celui de Corvus varians par Lath. Ind. Ornvol. 2, esp. g. Patrie , Java, Banda et probablement Sumatra.
pèces. Je donnerai dans ce recueil un Index du genre Corvus mis au niveau des connaissant et des découvertes nouvelles, et j’indiquerai nominativement les espèces formant double erïl" ploi et celles qui paraissent être nominales.
(0 Nous en donnerons une figure dans ce recueil.
Glane o pe a/ ai/e# 6la/ic/e <f.
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GLAUCOPE A AILES BLANCHES.
GLAUCOPIS LEUCOPTERUS. Temm.
Planche a65.
Ljoiseau du présent article, s’il avait été connu et classé dans le système méthodique à une époque plus reculée, aurait probablement subi le même sort que son congénère le Temia de Le Vaillant, ou Corpus varians de Lath. , Supp. Ind., vol. 2 , esp. 9. Nous publions une figure de cette espèce, récemment découverte, afin de pouvoir lui assigner la place quelle paraît devoir occuper dans le système artificiel.
Elle est de la taille de notre Geai d’Europe j ses formes sont à peu près les mêmes que celles du Glaucope à barbillons (i), mais elle n’a point d’appendices charnus à la base de la mandibule inférie ure du bec 5 on remarque à cet endroit une petite nudité courte d’une peau noire dans les sujets préparés , mais qui peut avoir eté bleue ou bleuâtre dans le vivant 5 quoi qu’il en soit, cette petite nudité mérite d’être prise en considération comme caractère accès- SOlre, en ce qu’elle peut servir à rapprocher cette espèce du Glaucope
b) Nous publierons incessamment les portraits du Glaucope à barbillons et du Glaucope temia.
Recueil d Oiseaux, 45°. LIVRAISON.
GLAUCOPE A AILES BLANCHES.
à barbillons . La petite nudité mentionnée communique à la peau dénuée de plumes qui entoure l’orbite des yeux 5 la queue est longue, très-étagée, et les ailes assez courtes et arrondies en couvrent une petite partie. De petites plumes raides et tournées en avant garnissent le sommet de la base du bec.
Tout le plumage est d’un noir parfait, et cette teinte sombre et uniforme n’est variée que par une bande blanche , coupant 1 aile vers le milieu et dans toute sa longueur 5 cette bande, parallèle au corps, est formée par le blanc pur dont toutes les grandes couvertures sont terminées et par une raie de cette couleur qui occupe toute l’étendue de la barbe extérieure des deux premières pennes secondaires des ailes 5 le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, quatorze pouces.
On trouve cette espèce à Sumatra, l’une des îles de la Sonde 3 ses mœurs ne nous sont point connues.
Musées des Pays-Bas et de Paris.
ffÜe£.
GLAUCOPE TEMNURE.
GLAU COPIS TEMNURA. Temm.
Planche 33y.
Il est d’un tiers plus grand que le Glaucope temmia (Corvus varians) des méthodes, ou la Pie temia des Oiseaux d’Afrique de Le Vaillant. Le caractère marquant de cet oiseau consiste en une queue très-étagée, dont toutes les pennes sont tronquées et découpées transversalement à leur extrémité. Tout le plumage est d’un noir un peu lustré sur les ailes et sur la queue; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, douze pouces.
On le trouve à la Gochinchine, d’où il a été envoyé au Musée de Paris par M. Diard.
Recueil d’Oiseaux, LIVRAISON.
GLAUCOPE NEGRE.
GLAUCOPIS A TE RRI M U S. Temm.
Cette nouvelle espèce, dont nous ne donnons pas de figure, est de la taille du Glaucope à ailes blanches des pl. col. ^65. Elle est facile à distinguer de son congénère par le manque total de bandes blanches aux ailes, par ses ailes plus longues et moins arrondies, et par la petite huppe composée de plumes larges et dures qui s’élèvent sur le front entre les yeux ; des crins forts et rudes garnissent la base du bec. Tout le plumage est d’un noir bleuâtre lustré. Longueur totale , treize pouces et demi.
On le trouve dans les environs de Pontianak, sur la côte occidentale de l’île de Bornéo. Les sujets envoyés par M. Diard font partie du Musée des Pays-Bas.