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Prêtre .
i. Four millier capwtrafo, màU. 2 . F . /uut.&-col noir, mâle.
FOURMILIER CAPISTRATE.
MYIOTHERA CAP I S T RAT A. Temm
Planche i85, lîg. 1.
Les terres chaudes et humides des parties méridionales du nouveau monde se trouvent plus spécialement dans les pays où pullulent le plus grand nombre des espèces connues de fourmis $ c’est aussi dans ces contrées que le grand architecte de l’univers a placé cette quantité d’animaux portés, par leur voracité, à diminuer les essaims nombreux de ces insectes , qui forment des républiques immenses et marchent en colonnes serrées , infestant les bois et les champs , enveloppant dans leur sommeil les animaux paisibles et les hôtes ailés des forêts, et nuisant à l’homme même jusque dans sa demeure. Plusieurs espèces de mammifères très-multipliés , et des genres d’oiseaux composés d’une multitude d’espèces différentes, toutes se nourrissant principalement de fourmis, existent sous ces climats, afin d’y maintenir l’équilibre par la destruction qu’ils exercent sur ces animaux industrieux dans leur économie intérieure, mais nuisibles par leur nombre prodigieux, par leur appétit destructeur, et par leur instinct qui centuple leurs moyens si faibles en apparence. Les eontrées situées sous la Zone torride de l’ancien continent connaissent aussi ce fléau destructeur des forêts, des champs et des habitations ; et Quoique les espèces de fourmis y soient moins nombreuses en espèces,
Recueil d’Oiseaux , 3ie. livraison.
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elles exercent cependant des ravages qui privent souvent l’habitant des campagnes des fruits de son travail, et l’habitant des villes des produits de son industrie. L’existence d’animaux mangeurs de fourmis ne pouvait être douteuse dans des pays tels que l’Inde et les Archipels très-étendus du midi de l’Asie 5 mais on pouvait conjecturer, surtout en envisageant la différence des espèces de fourmis , que les animaux destructeurs de ces insectes et de leurs larves appartiendraient à des coupes nouvelles, et qu’on ne retrouverait point des formes parfaitement semblables dans l’organisation de ces êtres , placés sur une terre et dans des îles éloignées de l’Amérique par des Océans très-étendus. Le contraire a lieu par rapport aux oiseaux , et nous savons que les formes diffèrent peu dans les Pangolins , deux espèces de mammifères qui remplacent dans l’Inde et en Afrique les espèces plus nombreuses des Fourmiliers tamanoirs , propres au nouveau monde.
Les espèces d’oiseaux du genre Myiothera, qui sont dans l’Inde les vrais formiphages de ces contrées, nous présentent l’organisation normale de celles du nouveau continent 5 ils sont doués des mêmes caractères qui distinguent les Fourmiliers d’Amérique ; tout en eux rappelle les mêmes formes; jusqu’aux petites différences qui distinguent les tribus ou sections, établies d’après la forme du bec , se trouvent indiquées dans ces oiseaux. M. Kuhl , peu de temps avant sa mort , a appelé notre attention sur ces rapports , q°e nous avons pu constater sur les dépouilles des différentes espèces de Fourmiliers (1) des Indes envoyés par MM. Reinwardt, Diaid
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(x) Nous séparons de ceux-ci, les Brèves ( Pitta ), autre genre d’oiseaux destructeurs fourmis , qui forment un groupe distinct , composé d’une multitude d’espèces nouvelleS découvertes dans les îles de la Sonde, aux Mariannes et aux Philippines. Nous publia011 incessamment une série de ces oiseaux, dont le plumage est paré des plus belles couleui
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et Duvaucel. M. Horsfield ne fait point mention de vrais Fourmiliers dans le catalogue des oiseaux de Java , car la Myiothera affinis de cet auteur (voyez le catalogue cité , page i54) appartient au genre Pitta. Il serait nonobstant possible qu’une ou plusieurs de nos espèces de Fourmiliers des îles de la Sonde eussent été indiquées dans ce catalogue parmi d’autres genres. Les descriptions données par M. Horsfield dans ce travail sont trop courtes pour servir convenablement à reconnaître les espèces. Nous trouvons aussi que les courtes phrases Linnéennes ne suffisent pas pour guider nos recherches. Le nombre des espèces d’oiseaux est si considérablement augmenté depuis quelques années; les rapports des formes et des couleurs donnent si souvent matière aux méprises et à l’erreur, que la nécessité d’entrer dans plus de détails sur la partie descriptive, se fait sentir toutes les fois que le sujet, dont on traite en matières zoologiques, n’est pas présenté à la vue par une bonne gravure. Nous souhaitons que M. Horsfield puisse continuer la publication d’un travail plus étendu sur la partie zoologique des îles de la Sonde. Le bel ouvrage de planches enluminées qui paraît sous le titre de Zoological researches in Java and the neig/ibouring Glands (1),, mérite, sous tous les rapports, l’accueil dont le public 1 honore.
Notre Fourmilier capistrate ressemble,, par tous les caractères, aux espèces figurées planches enluminées 56o, fig. 1 (2), et pl. 700 , %• 1 (3) , mais il est moins grand que ces oiseaux.
Une large bande , d’un noir plein , s’étend de la base du bec
Jblies sont composées
(0 Cinq livraisons ont paru à Londres, au prix d’une guinée. arïunifères et d’oiseaux.
(3) Sous le nom de Merle à cravate de Cayenne. Tardas cinnamomus des méthodes. (">) Sous le nom de Palikour ou Fourmilier. Tardas foricivoras des méthodes.
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jusque dans la nuque $ elle est bordée de chaque côté par un trait roux en forme de sourcil 5 du blanc pur couvre la gorge et forme une courte moustache à l’angle du bec ; les joues sont cendrées ? toutes les parties supérieures du corps et la queue sont d’un brunolivâtre$ les rémiges sont de cette couleur et bordées de roussâtrej le dessous est roux, mais les flancs et l’abdomen ont une teinte brune 5 la mandibule supérieure du bec est brune et l’inférieure blanche 5 les pieds sont bruns. Longueur totale, 5 pouces et demi* Nous ne savons point quelle est la partie de l’île de Java où se trouve cet oiseau, ni s’il est habitant des forêts ou des plaines. Le sexe du sujet figuré dans notre planche nous est également inconnu? et on ignore s’il existe quelques différences dans les couleurs du plumage de cette espèce.
Musées des Pays-Bas et de Paris.