‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 4)Chapitre 88 sur 93 · FOURMILIER HAUSSE-COL · texte numérisé non relu

FOURMILIER HAUSSE-COL

MYIOTHERA M E L A N O T H O R A X Temm*

Planche 18Ô , fig. 2.

Le bec et les autres parties de cet oiseau, qui nous servent de moyens comparatifs dans l’arrangement naturel des espèces, in diquent la place que ce Fourmilier paraît devoir occuper à côte des espèces américaines connues sous les noms d 'Arada et de Coraya , des planches enluminées 706 , fig. 2 , et 701 , fig. i*

FOURMILIER GULAI. :

MYIOTHERA G U LA RIS. Horsf.

Planche 44a , fig. i.

C’est probablement par erreur que M. Horsfield a classé cet oiseau dans son nouveau genre Timalia (1); il en a fourni une figure peu soignée sur la même planche où se trouve placé un représentant du genre Timalia, très-bien caractérisé par le contour et la forme du bec. Nous avons jugé qu’il est nécessaire de publier une figure plus exacte de cette espèce, appartenant à la grande série des Fourmiliers . Quatre autres espèces inédites du même genre , figurées planches 44a et 448, vivent de même que celle-ci dans les îles de la Sonde, contrées peuplées d’un très-grand nombre d’oiseaux destructeurs de fourmis, qui, dans ces régions tropicales, situées à peu près sous le parallèle des parties méridionales du Nouveau-Monde, se montrent, sous l’un et sous l’autre hémisphère, également portés, par leur appétit, à la destruction de ces essaims nombreux d’insectes, vrais fléaux de la zone torride.

(i) Sous le nom de Timalia gularis : voyez Zoolog. researc. in Java, et Cat. birds of Sumatra; Linnean Transac. , vol. i3. Le germe Brachypterys du même auteur’ repose encore sur Une autre espèce de vrai Fourmilier, très-commune dans File de Java.

Recueil d’Oiseaux, 74e* livraisom.

FOURMILIER GULAI.

M. Horsfield a établi le rapprochement erroné qui vient d’être signalé sur un sujet unique déposé dans le Musée de la compagnie des Indes à Londres, où nous l’avons vu. Depuis ce temps plus de trente dépouilles de cette espèce nous ont été adressées dans les envois de Java et de Sumatra ; l’examen de ce nombre nous a permis de conclure qu’il n’existe presque aucune différence entre le mâle et la femelle. Le premier a la gorge d’un blanc plus pur que la femelle, dont les teintes sont généralement moins vives»

Le mâle , donné figure 1 , a tout le devant du cou blanc , marqué de stries longitudinales qui deviennent plus larges vers le bout de la plume; la poitrine et le ventre d’un jaunâtre nuancé de gris vers les flancs, et marqués des mêmes stries brunes, qui finissent par se dessiner, vers l’abdomen , en raies très-fines; le sommet de la tête et les ailes sont dun roux de rouille; tout le reste des parties supérieures offre des teintes plus brunes; on voit du blanc marquant le bord de l’aile, et un jaunâtre cendré à mèches brunes est répandu sur les couvertures inférieures de la queue ; le bec est noirâtre, mais la pointe et la mandibule inférieure sont d’une teinte claire et bleuâtre; les pieds sont d’un gris brun. Longueur, cinq pouces. A-

M. Horsfield nous apprend que l’espèce porte à Sumatra le nom de Burung pudingj son nom javanais ne m’est point connu.

FOURMILIER À JOUES RRULÉES.

MYIOTHERA PYRROGENYS. Temm.

Planche 44a , fig. i.

Il serait assez embarrassant de faire reconnaître, par une simple diagnose et même par la description la plus minutieuse, les deux espèces de Fourmiliers, fig. i de la pl. 44a, et fig. 1 de la pl. 448 5 c’est principalement dans ces cas que les portraits d’oiseaux sont nécessaires à la détermination exacte des espèces. Nous essaierons encore d’indiquer quelques disparates dans les formes, qui pourront servir de moyen pour distinguer ces deux espèces sans le secours des figures.

Le Fourmilier à joues brûlées peut être distingué de son congénère, le Fourmilier leucophris, par ce premier indice de leur dénomination 5 la queue de celui à joues brûlées ou rousses, est plus longue que tout le pied, du genou à la pointe des ongles; celle du leucophris est plus courte; le bec du premier est, à sa base, plus large que haut, et garni de soies assez longues; le bec du second est comprimé partout , et sa base porte seulement une légère marque de soies à peine visibles.

L’espèce de cet article a toute la région des joues d’un roux ardent, les côtés du cou et de la poitrine roux ; le lorum roussâtre , et la base du bec garnie de longues soies; le sommet de la tête brun cendré; dos,

Recueil d’Oiseaux, 74° • livraison.

Page 1