‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 123 sur 150 · COUA GEOFFROY · texte numérisé non relu

COUA GEOFFROY

se nuance un peu en verdàtre; les pieds ont une teinte cendréeverdatre, et les ongles sont jaunes. Longueur totale, de dix-huit a dix neuf pouces.

La huppe des jeunes est moins longue ; la couleur d’acier poli est distribuée par taches sur les plumes qui la compose, et tout le plumage a moins d'éclat : les sexes paraissent n’offrir aucune différence très-marquée.

Cabinets Laugier de Chartrouse et prince de Neuwied; Musées de Paris, de Berlin, de Vienne et des Pays-Bas.

Coua Delalande, dute.

Miet,

COUA DELALANDE.

COCCYCUS DELALANDEI, Teuwm.

Planche 440.

Ce bel oiseau, dont le défunt Delalande a enrichi les collections du Musée de Paris, n’est point du nombre des espèces que ce voyageur a trouvées dans les parties de la colonie du cap de Bonne-Espérance, qu'il parcourut dans le but de rassembler les objets d’histoire naturelle de cette pointe méridionale de l’Afrique; il fit l’achat d'une dépouille de notre Coua d’un voyageur étranger revenant de Madagascar. Nous dédions cette nouvelle espece a la mémoire de Delalande, comme un hommage rendu a sa grande activité et aux soins qu'il a mis à rassembler en Afrique et au Brésil des collections de zoologie qui font l’ornement du Musée de Paris.

Ce Coua est la plus grande des espèces comprises dans le genre; il ne le cède guère en beauté à celui du Brésil, figuré, dans ce Recueil, sous le nom de Coua Geoffroy. Son bec est gros et large, et ses pieds, très-longs, sont munis de doigts courts et forts. Une nudité très-étendue, et qui communique à la base du bec, couvre les joues; à juger sur l’individu empaillé, il paraîtrait que cette peau doit étre, sur le vivant, d’un bleu noiràtre ; des cils longs et roides garnissent le bord supérieur de la paupière.

Toutes les parties supérieures du corps et les ailes sont d’un beau violet à reflets bronzés; la queue est d'un violet bronzé è reflets vert foncé; le bout de toutes les pennes latérales est blanc; la gorge, le devant du cou, la poitrine et une grande partie du ventre sont d’un blanc pur; le bas-ventre, les cuisses, l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue ont une teinte brun-marron. Les

RecueIL D’OrseAUXx, 74°. LIVRAISON,

COUA DELALANDE.

pieds sont bleudtres et le bec est noir. Longueur totale, un pied

neuf pouces.

est l’ile de Madadans les galeries du Musée de

cette espece

atrie que Delalande assigne a L’individu unique est déposé

La p gascar.

Paris.

GENRE CALOBATE,

GENUGCALOBATES. Veus.

Bec plus long que la téte, gros, fort, comprimé, pointu, en còne, légèrement incliné et courbé vers la pointe; mandibule supérieure légèrement fléchie, l’inférieure droite.

Narines , vers le milieu du bec, percées en fente longitudinale dans la masse cornée, recouvertes et presque totalement fermées par une plaque cartilagineuse.

Pieds très-longs, les tarses couverts d’écailles larges; deux doigts devant et deux derrière : tous courts en proportion du tarse; ongles courts, un peu crochus.

Ailes médiocres, très-arrondies, les cinq premières rémiges étagges, la sixiéme un

peu plus courte que la septième, qui est la plus longue.

Certe coupe nouvelle dans la grande famille des Zygodactyles vient se grouper entre les Couca/s (centropus) etles Malkohas ( Phoenicophceus). L'espèce unique à laquelle cette coupe est bornée aujourd'hui porte quelque ressemblance par l’une ou l’autre partie de son organisation avec les genres Coucal/, Malkoha et Courol. Elle offre peu de disparité par la coupe du bec d’un autre genre nouveau du méme ordre, que nous ferons connaître sous le nom de /diococzya, mais elle en diffère beaucoup par tous les autres caractères et par les habitudes; la longueur comparative des pieds suffit pour déterminer en quelque sorte sur la séparation de ces deux types, qui semblent devoir former deux genres distincts dans nos Méthodes artificielles.

M. Diard, à qui nous devons la découverte de la belle espèce formant le type du genre Ca/obate, nous apprend par une note, è la vérité très-succincte, attachée au pied du seul individu femelle qu'il vient d’adresser au Musée des Pays-Bas, que cette espèce diftère des Malkohas non-seulement par la forme du bec et la longueur trèsremarquable du tarse, mais aussi par les habitudes et le genre de nourriture. Les Ma/kohas vivent toujours sur les arbres, à la recherche des insectes ; le Calobate se tient constamment à terre, où il guette les vers, et fuit le danger à la manière des Fourmilliers, par une course sautillante très-rapide, sans jamais se tenir sur les arbres.

RecuerL D'OISEAUX, Q1° LIVRAISON.

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