‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 124 sur 150 · CUR · texte numérisé non relu

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CALOBATE RADIEUX.

CALOBATES RADICEUS. Ten.

La Femelle adulte. — Pianche 558.

Le Calobate radieux nous est connu par le seul individu femelle faisant partie des collections rassemblées par M. Diard dans le district de Pontianak, sur la còte orientale de Bornéo. Ce sujet, dont nous publions le portrait, a le sommet de la téte couvert d’une espèce de calotte d’un violet changeant en vert-métallique; toute la gorge est d’un noir parfait; le cou et le dos d’un gris violet glacé de vert-métallique; les ailes et la queue d’un bronze éclatant jouant, selon le jour qui l’éclaire, en teintes vertes et pourprées d’un éclat radieux ; le dos est marqué de bandes brunes et noires; les parties inférieures et les longues cuisses sont rayées, à large distance, de bandes noiràtres disposées sur un fond blanc; toute la partie ophtalmique est nue, rouge dans le vivant; le bec, les tarses et les doigts sont d'un beau vert.

M. Diard indique, dans la courte note qui accompagne l’individu femelle, que le màle est paré de couleurs plus vives et plus brillantes, et que sa queue est du double plus longue. Notre femelle porte en longueur totale vingt et un pouces, dont la queue prend douze pouces. Le sujet male dont M. Diard fait mention ne nous est pas

parvenu.

lecuei D'OlseAUX, gi° LIVRAISON,

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Planche 549.

Nous devons la connaissance de cette espece nouvelle aux recher= ches de M. le professeur Reinwardt. Trois individus rapportés des Moluques par ce savant nous mettent a méme de connaître les formes et les couleurs de la robe de ce bel oiseau. Sa manière de vivre et ses moeurs n’ont point été observées, et cette lacune nous empéche de consigner dans l’article descriptif la partie la plus instructive et la plus intéressante de l’histoire naturelle.

Une queue très-longue et conique, et un bec peint de trois couleurs servent à distinguer cette espèce de ses congénéres.

Le sommet de la téte est d'un cendré-foncé; le cou, le dos, la poi: trine et les petites couvertures des ailes sont d’un marron-rougedtre; le ventre et l’abdomen d’un noir-verdàtre; les ailes et la queue d’un violet à reflets bleus ; la mandibule supérieure du bec jaune a la base, noire vers le bout, et à pointe extréme blanche et rouge le long des bords; la mandibule inférieure est d'un beau rouge-carmin; les pieds sont noirs. Longueur totale, 19 pouces.

On a trouvé cette espèce à l’île Célèebe. Deux individus font partie du Musée des Pays-Bas, un troisieme est déposé dans le Musée de

Paris.

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Recurit. D'Orsesux , 59°. LIVRAISON.

GENRE SCYTHROPS.

GENUS SCYTHropPy Lau.

Brc long, fort, dur, conico-convexe; très-courbé è la pointe, plus haut que large,

déprimé sur le front, dilaté sur les cotés; sillonné latéralemen lisse chez le jeune; bords des mandibules sans dentelures.

Narines basales, latérales, pereées derrière la masse

t dans l’adulte;

cornée, ouvertes du còté des joues, à moitié fermées en dessus par une membrane nue.

Pieds è doigts par paire, courts, forts;

deux antérieurs soudés à la base.

tarse plus court que le doigt du milieu ; les

Ales longues; les deux premiéres rémiges étagées; la troisième la plus longue. Queue

très-longue , arrondie.

M. Larraw a établi ce genre, dans l’Index ornithologicus, sur la dépouille d’un individu envoyé de la Nouvelle-Hollande 5 tous les Ornithologistes ont adopté cette coupe générique, et je l’ai mentionnée dans l’analyse du système comme faisant partie de l’ordre des Lygodactyles (Zygodactyla) dont elle forme le huitième genre. L'espèce classée par Latham, et observée par le gouverneur Phillip et le chi-

rurgien White, est jusqu'ici l’unique du genre; elle a des rapports

bien marqués dans ses formes totales avec les Ma/tohas et les Courols 5 . lp 0°

mais quelques caractères particuliers, et surtout une coupe d’aile

différente , distinguent cet oiseau de ceux des genres voisins; on pour-

rait le considérer sous certains rapports, et particulièrement par la È ae

forme du bec, comme le représentant des Aracaris dans l’ancien

continent; mais ceux-ci different essentiellement par la forme des alles, et peut-étre bien plus encore par les moeurs et le choix des

® 9 ° 9° i Ra È alimens. L’on dit que le Scythrops se nourrit d’insectes et de baies ;

C'est à peu près tout ce que nous savons sur sa manière de vivre.

RECUEIL D'OIsEAUX, 49°. LIVRAISON.

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