Barbacou
Muet.
Bec médiocre, comprime, lice, pointu, conique, sans échancrure, très-fendu jus-
que scus les yeux ; mandibule supérieure courbée, pointue; l'inférieure courbée à la pointe; base des deux mandibules garnies de soies touffues, divergentes. Narines basales, latérales, orbiculaires, ouvertes, caché
du bec.
Pieds : deux doigts devant et deux derrière,
es par les soies de la base
les antérieurs unis à leur base; tarse plus long ou de la longueur des doigts externes.
Ailes courtes; la premiere penne très-courte, les troisième et quatrième les plus
longues.
Ce genre est composé aujourd’hui de quatre espèces bien caractérisées et faciles à distinguer par les formes, et bien plus encore par la nature du plumage de nos Barbions, dont il se rapproche le plus, et des Coucous auxquels il ressemble un peu par la forme du bec, et avec lesquels on a voulu qu'il edt une ressemblance plus grande, vu que ces rapports fictifs étaient basés sur une erreur grossiére adoptée par tous les méthodistes modernes, et j'oserai dire par le plus grand nombre des naturalistes $ Qui tous ont vu dans le Cuculus tenebrosus (voyez Gmel., pag. 107; Lath. Ind., pag. 221, sp. 46, et les autres Catalogues méthodiques ) le représentant de ce nouveau groupe; tandis que ce Cuculus tenebrosus est un Coucou, ou plutòt un Cova, comme il est facile de s'en convaincre par la seule vue de la planche enluminée 505 des viseaux de Buffon, sous le nom de Coucou noir de Cayenne, espece que nos méthodistes modernes ont constamment citée, on ne sait à quel titre, pour étre le type du genre Larbacou, dont nous donnons le portrait de grandeurnaturelle dans ce Recueil, pl. 323, fig. 1. Un coup d'ceil porté sur cette figure et sur celle de Buffon, que nous venons de citer, suffira ponr détruire l’erreur accréditée , qui est si généralement répandue, qu'on ne trouve pas de petite collection d’oiseaux où elle
RecuriL D'Orseavx, 54°. LIVRAISON.
SFIFETITITAtt
cars
GENRE BARBACOU.
ne soit adoptée; Car, comme notre Barbacou ténébreux | fonasa tenebrio) est très-commun , On le trouve dans la plupart des cabinets, et partout s0Us l’étiquette ou la synonymie de Cuculus tenebr de Gmelin, tandis que cet ciseau doit étre rapporte à un autre genre. En effet, le Cuculus tenebrosus a le bec des Coucous ou des Couas, leur queue longue et conique, les tarses COUFTS, le plumage lisse, lustré, et la forme svelte et allongée; notre Barbacou n'a rien de tout cela : il a le bec garni de soles; Ce bec est différent de ceux des Couas et des Coucous; la quene est très-courte, coupée carrément; le plumage est sans lustre et parait ébouriffé par la désunion des barbules des plumes; enfin c'est, comme tous Ceux du genre, un oiseau trapu, qui ressemble un peu aux Coucous par la coupe du bec, mais qui sen éloigne totalement pour l'ensemble des formes. Quoiqu'on puisse présumer que les naturalistes ont vu la figure du Barbacou écaudé de Vaillant, pl. 46, le méme que notre Barbacou ténébreux, aucun deux n'a eu l’idée de confronter cette planche avec celle 505 de Buffon, qu'on donne comme synonymé. M. Vieillot commet méme l’erreur d’attribuer des pieds jaunes à notre Barbacou, qui a ces parties brunes, parce que la figure 509 des pl. enl. indique cette couleur, et quen effet le petit Coucou noir de Cayenne a les pieds jaunes. Ces considérations nous ont déterminé a donner la figure de ce Barbacou, auquel nous laissons le nom de Tenébreux ou Tenebrio quil porte dans la plupart des collections d’oiseaux.
Les Barbacous sont des oiseaux trapus a plumage abondant, plus ou moins ébouriffé ou soyeux. Cet état de plumage est produit par la désunion des barbes qui imitent un duvet grossier, a peu près comme dans les Couroucous. Leur genre de vie est comme celui de ces derniers, solitaire et tranquille; ils habitent les grands bois sur les bords des eaux, où ils nichent dans des trous paturels, è la manière de certains Pics, qui ne construisent pas eux-mémes leurs demeures pour y déposer les ceufs : on assure quils nichent aussi dans des trous en terre. Les espèces connues vivent toutes dans les climats chauds d’Amérique; on n'en a point encore trouvé dans les autres parties du monde. Elles sont :
Esp.1. BARBACOU A BEC ROUGE (1), Vaill., Barbus, pl. 44, adulte, et pl. 45, le jeune dge ; décrit et figuré par par Buff., pl. enl. 912 8008
le nom de Coucou noir de Cayenne. Insérit dans les Catalogues mé-
(1) On doit observer que la seconde espèce 2 également le bec rouge.
. GENRE BARBACOU.
thodiques sous les noms de Bucco ci
australis et tranquillus, et que i - n i
le nom de Monasa TRANQUILLA. Patrie , | È È. n a, i ia ; » les différentes parties de la
Guyane, où il est commun.
i Po 2, Banekooa A Pac sno » figuré par Lichtenstein et Spix, ainsi que par Vieill., Galerie des Oiseaux, vol. 1, pl. 36, sous le nom de Monasa PersonaTA. Pazrie, le Brésil et la Trinité.
Esp. 5. Barsacou TENEBREUX, de nos pl. col. 323, fig. 1, figuré par Vaill., Barb. , sous le nom impropre de Barbacou somudi ni Toutes les autres indications données comme synonymes se rapportent au Cuculus tenebrosus des Catalogues méthodiques. Voyez ci-dessus, ce sera Monasa renEBRIO. Patrie, différentes parties de la Guyane, où il est trèscommun.
Esp. 4. Barpacov ruraLzIin de nos pl. col. 523, fig. 2. C'est
Monasa puaroLeucos. Patrie , l’intérieur du Brésil.
BARBACOU TENEBREUX.
MONASA TENEBRIO. Temw.
Planche 323, fig. 1.
De la taille de ’Etourneau, mais plus ramassé et paraissant plus gros par l'abondance du plumage; è queue courte, carrée, à ailes aboutissant à peu près vers Pextrémité des pennes caudales; plumage d’une grande partie du corps, des ailes et de la queue noir; une large bande rousse depuis le milieu de la poitrine jusqu’aux cuisses;
l’abdomen, partie du dos et croupion d’un blanc pur; pieds bruns,
bec noir. Longueur, cinq pouces et demi.
Il paraît commun dans toutes les parties de la Guyane; on dit
qu'il niche dans des trous en terre.
BARBACOU RUFALBIN.
Temm.
MONACA PHAIOLEUCOS.
Planche 523, fig. 2.
Le bec fort, garni partout de soies longues et roides; la queue
étagée et les alles ne dépassant pas le croupion; plumage d’un rouxbrun plus vif sur la gorge; lorum blanc; rémiges noires ; flancs d'un roux cendré; milieu du ventre blanc; pieds bruns; bec cou-
leur de corne. Longueur totale, cinq pouces.
du
On le trouve dans les provinces peu habitées de l’intérieur
Brésil.
GENRE BARBION.
GENUS MYCROPOGON. Temm
Bec médiocre, à créte arquée, plus haut que large, très-comprimé è la pointe,
sans échancrure ; mandibule supérieure faiblement courbée, eréte S'avancant entre
les plumes du front; l’inférieure droite, pointue; de très-courtes soies è la base
des narines seulement.
Narines basales, latérales, longitudinales,
formées par une membrane couverte de plumes.
Pieds courts, tarse plus court que les doigts externes;
deux doigts devant et deux derrière; les antérieurs réunis.
Ailes médiocres; la premiere penne très-courte, les deuxième et troisiéme plus
courtes que la quatrième, qui est la plus longue.
Ce genre est composé de quatre espèces connues cu figurées, et de deux espèces nouvelles. Les trois premières vivent en Amérique: une est propre au nord de l’Afrique, et la sixièéme vient d’étre découverte à Bornéo; c'est un déemembrement du genre Bucco de Linné et de Latham : l’espèce type la mieux connue de toutes, celle enfin qui est la plus répandue et la plus commune dans les collections, a falt partie jusqu'ici du genre Barbu, sous le nom de Bucco Cayanensis, et a toujours été associée avec des espèces dont le bec puissant est fortement déprimé ou seulement comprimé à la pointe, qui portent des bouquets de très-longues soies à la. commissure et à la base de la mandibule supérieure , dont le plumage est le plus habituellement vert, et qui nichent dans les trous d’arbres.
M. Vieillot, Dictionnaire d’Histoire naturelle, réunit l’un de nos Barbions avec un grand nombre de Barbus dans le genre Cabezon; tandis qu'on voit dans son genre Bucco une réunion de Tamatias et plusieurs Barbicans classés dans le méme groupe.
On ne connaît pas assez le genre de vie de nos Barbions pour
pouvoir établir, par ce moyen, des caractères de plus de valeur que
’ v e Recurr D’Orseavx, 83°. LIVRAISON.
GI
GENRE BARBION.
ceux pris uniquement des formes extérieures et de la couleur du plumage; nous savons qu'une des espèces , celle découverte par M. Ruppel en Abyssinie, recherche les bois de haute futaie, où elle se cache sous le feuillage, et qu'elle a un chant agréable.
Les espèces que nous réunissons dans ce groupe sont :
Esp. 1. BARBION GORGE ROUGE, figuré par Buffon, pl. enl. 206, fig. 1, sous le nom de Barbu de Cayenne. Voyez Vaill., Barbus, pl. 23 et 24, mile et femelle, et pl. 26, extréme vieillesse. C'est Bucco Cayanensis des méthodes, maintenant MycroPoGoN CAYANENSIS. Patrie, toute la Guyane; commun è Surinam.
Esp. 2. BARBION movcneTé, très- mal enluminé dans Buffon, pl. 206, fig. 2, sous le nom de Barbu de Saint- Domingue; mieux dans Edwards, fig. 335, et très-exactement dans Vaill., pl. 25, qui le classa à tort comme variété du précédent. C'est Bucco nevius de Brisson ; maintenant M. navius. Pazrie, Saint-Domingue et quelques parties du continent d’Amérique.
Esp. 5. BARBION GORGE ORANGE , très - exactement figuré par Vaillant, Barb., pl. 27. Elle forme une espèce distincte des deux précédentes. Ce sera M. avunsus. Patrie, le Pérou.
Esp. 4. BARBION A CEINTURE ROUGE, figuré par Vaill., Barb., pl. 57,
espèce que je n'ai pas vue en nature, qui n'existe dans aucune collection, et qu'on classe ici seulement sur les formes reproduites dans
la figure citée. Mycropocon cincrus. Patrie inconnue.
Esp. 5. BarBIoN rerLi, de nos pl. col. 490. C'est. Mycropocon Marcaritatus. Pazrie, lVAbyssinie.
Esp. 6. BARBION FULIGINEUX, non figuré, mais décrit dans ce re-
cueil sous le nom de Mycropocon FULIGINOSUS. Patrie, V’îile de Bornéo.
estatagapenenate