‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 132 sur 150 · TRA · texte numérisé non relu

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GENRE BARBU

et la physionomie des Barbus proprement dits, on ne peut s'empécher de les placer immédiatement à la suite des Toucans, avec lesquels ils ont en effet de grands rapports, rapports encore plus marqués entre les grandes espèces de Barbus et les plus petites des Toucans, comme si la nature eùt voulu nous indiquer elle-méme la réunion de ces deux genres d’oiseaux, en établissant le passage qui les lie si bien l'un à l’autre; on voit, en effet, que, dans les grands Barbus figurés par Le Vaillant et dans ce Recueil, ce passage est plus insensible encore par le moyen du groupe Barbicar (Pogonrias), dont les bords des mandibules sont échancrés comme dans les Arataris (Pteroglossus).

Les Barbus ont le corps massif et le vol lourd, la téte grosse, les jambes courtes; ils fréquentent les foròts, pondent deux ceufs d’un blanc pur, semblables à ceux des Pigeons, et nichent comme les Pics dans des trous d’arbre, mais ils ne grimpent pas le long du trone comme ces derniers; ils se nourrissent de fruits mous, de baies, de figues, etc., dans l’Inde et dans les îles du grand Archipel, principalement des espèces nombreuses du genre Ficus: on les voit sur les érithrines qui couyrent les anciennes plantations de café, où les baies de diverses plantes parasites leur servent d’aliment, mais ils mangent aussi des insectes. Ils vivent en grandes bandes, sont d'un naturel très-confiant, et se laissent facilement approcher ; ils ont le vol court et pénible, la voix forte et sonore, et sont sédentaires dans les contrées qui les ont vu naître; ils sont communs aux deux hémisphères.

Le relevé le plus récent du genre, tel qu'il est aujourd'hui, se

compose des espèces suivantes.

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