‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 82 sur 150 · PIA · texte numérisé non relu

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ALOUETTE BILOPHE.

ALFAUDA BILOPHA.bium

L’Adulte. — Planche 244, fig. 1.

Nous n’hésitons point à donner cette jolie Alouette comme espèce nouvelle, très-rapprochée, par les formes totales, de notre Calandrelle d'Europe (Alauda brachydactyla) (1), et ressemblant sous le rapport des couleurs et de leur distribution à notre Alouette haussecol (Alauda alpestris). L'individu représenté fig. 1, nous a été envoyé par la direction du Musée d'Histoire Naturelle de Francfort, qui le doit aux soins de M. Ruppel, naturaliste voyageur. Le plumage de cet oiseau paraît indiquer un mdle adulte, revétu de la livrée des noces.

Cette Alouette a les doigts très-courts et l’ongle postérieur gros, court et à peu près droit; la queue est carrée; une toufle, composée de plumes longues et eflilées, surmonte les yeux et produit l’eflet de deux petites cornes, qui naissent des parties latérales du sommet de la téte; ces petites cornes, la bande qui passe d’un cel a l’autre, le tour de la moitié supérieure du bec, le lorum, une large bande dessinée au dessous des yeux et un large croissant sur la poitrine, sont d’un noir très-pur; la gorge, le devant du cou, une bande frontale, les sourcils et la partie postérieure du méat auditif, ainsi que tout le ventre et l’abdomen, sont d’un blanc parfait; l’occiput,

la nuque, le manteau et les ailes, sont d’un roux-rougeàtre; toutes

les grandes couvertures ont du blanc à leur extrémité, et la rémige

extérieure est lisérée de blanc; les deux pennes du milieu de la queue sont d’un roux-rougeàtre; toutes les autres sont noires, mais

les deux latérales de chaque còté sont bordées de blanc sur les barbes

(1) La petite Alouette è téte rousse de Le Vaillant, Ois. d’Afr., vol. 4, pl. 199, a les pieds et le bec formés de méme. Cette espèce est un double emploi de la Cerdri/le de Buffon ou Alauda cinerea des méthodes.

Recuri D'OrseAUx, 41°. LIVRAISON,

ALOUETTE BILOPHE.

È > n » nà 1, extérieures; le bec est noir et les pieds sont noiràtres. Longueur

totale, cinq pouces cinq ou six lignes.

M. Ruppel a trouvé cette espece dans les déserts d’Akaba en Arabie.

Musées des Pays-Bas et de Francfort (1)

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ALOUETTE ISABELLINE.

ALAUDA ISABELLINA. Temm.

Planche 244, fig. 2.

CETTE espèce nous est parvenue par la méme voie que la précédente; je la crois inédite, parce que, comparaison faite avec les courtes notices données par Gmelin et par Latham de leur A/auda testacea et de Alauda lusitana, nous ne pouvons la rapporter à aucune des deux; mais elle paratt avoir quelque ressemblance avec une Alouette indiquée dans un catalogue des oiseaux, en double, du Musée de Berlin, offerts en vente par le directeur de la partie zoologique de cet établissement. Le catalogue de cette vente m'est parvenu pendant que je rédigeais cet article; et l’espèce en question y est désignée sous le nom A/auda deserti (2). Nous devons observer que la description est trop succincte pour établir une opinion définitive sur l’identité ou sur la dissemblance de cette A/owette des déserts et de notre Isabelline. Les diagnoses ‘et les courtes indications à la manière de Linnée, étaient propres à servir de moyen comparatoire dans un temps où le petit nombre d’animaux connus pouvait facilement étre distingué à laide de ces courtes phrases, surtout en supposant à l’auteur des vues générales et la connaissance exacte de toutes les espèces connues; aujourd'hui, et nous

(1) Pai annoncé dans la première livraison de cet ouvrage que la première collection citée

est celle où se trouve l’individu qui a servi de modèle à nos planches coloriées. Je crois utile de répéter cette annonce, pour servir de réponse à certaines remarques qui mont été faites è ce suiet.

(2) Lors méme que J'aurais eu la conviction de Videntité de mon Isabelline avec l’Alouette

des déserts de M. Lichtenstein, je n’aurais pu me servir du nom proposé par ce savant, notre planche étant tirée et préte à paraître.

ALOUETTE ISABELLINE, ne cessons de le répéter, il est absolument impossible de se suider dans les recherches A laide de moyens aussi peu appropriés à la vaste étendue que la Zoologie a acquise et acquiert chaque jour par les nombreuses découvertes; les courtes phrases spécifiques donnent matière à de doubles emplois très-fréquens, qui augmentent la confusion déjà si répandue dans les catalogues méthodiques. Il arrive souvent, et nous en avons fait maintes fois l’expérience , que les diagnoses compilées et celles qui paraissent se rapporter à des espèces nouvelles, sont applicables à plusieurs espèces différentes ; ceci a lieu, lorsque des naturalistes sédentaires s'occupent d’animaux d'un pays ou d’une contrée, et qu'ils n’ont point acquis, par une étude approfondie, la connaissance parfaite des espèces connues de toutes les autres parties du monde; sans un coup d'eeil exercé, il est impossible de faire des diagnoses seulement passables, et plus ou moins propres à servir de guide dans les recherches. Un autre inconvénient nous embarrasse souvent dans le choix du nom à donner aux espèces qui paraissent inédites dans les catalogues de nomenclature, méthodes ou species. Avec le désir le plus sincère et bien prononcé de satisfaire les divers amours-propres, il est souvent impossible de parvenir à sentendre sur le nom des espèces, la méme étant déposée dans les divers cabinets, souvent sous dix noms différens (1). Le moyen le plus simple aurait été de sen rapporter uniquement aux systèmes complets d’un species général, aux ouvrages . de planches, aux ouvrages descriptifs et aux monographies avec ou sans planches; mais ce moyen aurait été peu propre à rallier, sous une meme manière de voir, les auteurs de brochures et de mémoires détachés; nous avons déjà éprouvé toute l’animosité des compilateurs, auteurs de ces amas indigestes de citations, dont les dictionnaires sont encombrés, pour ne pas nous attirer celle des auteurs de mémoires et de brochures qu'il est souvent fort difficile de retrouver dans les écrits volumineux des sociétés savantes et des académies. Le plan et la marche de notre ouvrage fait preuve d’une tendance et de vues cosmopolites; nous tenons à coeur de rendre justice à chacun pour ses découvertes, et cette marche sera constamment suivie ; les

noms proposés, pour les espèces nouvelles , ne seront jamais changés

(1) Ceci est le cas de presque toutes les espèces nouvelles du Brésil, qui sont aujourd répandues par les envois multipliés des natur

’hui trèsalistes Voyageurs et par ceux plus nombreux encore que le commerce introduit en Europe.

ALOUETTE IS ABELLINE.

’ D. n A dans cet ouvrage, lorsque ces noms n'auront point rapport a une

indication de pays, de contrée ou de ville. : dénommations-que nous

éloignerons et supprimerons toujou

vicieuses, étant employées comme nom

rs, vu qu'elles sont éminemment vulgaire de L’espèce. Les

motifs qui ont pu nécessiter cette mesure, ayant été énoncés dans

quelques autres articles, nous y renvoyons poul plus ou moins étrangère è cet article

ne point étendre

davantage une digression, descriptif.

Notre Alouette ressemble , par courts, a notre Alouette brachydactyle d’Europe, mais son bec est fort et tient le milieu entre celui de cette espèce et de t très-faiblement échancrée dans le milieu,

la taille et la forme des pieds à doigts

un peu plus la Calandre ; la queue es

quoique arrondie de chaque còté, la penne extérieure étant plus

courte que celles qui suivent; les grandes couvertures ne recouvrent point le bout des rémiges ; l’ongle postérieur est faiblement ‘arqué; un roux-isabelle forme la teinte générale du plumage; foncé, mais sans taches aux parties supérieures, un peu plus clair sur les parties inférieures, en exceptant toutefois la faiblement marquée d’isabelle-foncée; les pennes des ailes et de la queue sont brunes-foncées , mais bordées extérieurement de rouxisabelle ; le bec est blanchatre à sa base et cendré au bout; les pieds ont une teinte brun-clair. Longueur totale, cinq pouces sept lignes.

On doit la connaissance de cette espèce è M. Ruppel, qui en a fait la capture dans les déserts d'Akaba en Arabie. Sil est prouvé que l’Alouette des déserts de M. Lichtenstein est identique, on doit ajouter que l’espèce vit aussi dans la haute Egypte, d’'où elle a été envoyée au Musée de Berlin.

Musées des Pays-Bas et de Francfort.

gorge qui est blanchàtre, ‘

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ALOUETTE KOLLY.

ALAUDA KOLLYVI. Teawmm.

Le Mdle.— Planche 305, fig. 4.

Nous ne pouvons donner que des notices très-Imparfaites au sujet de l’espèce nouvelle d’Alouette, figurée ici d’après l’individu unique que M. de Kolly de Dijon a bien voulu me communiquer. Cet oiseau ayant vécu en cage, nous ne pourrons dire rien de positif sur la longueur et la forme des ongles, peut-étre parvenues è une plus grande longueur, par suite de la captivité, qu'ils ne le sont dans l’état de liberté; ni sur la longueur des rémiges, qui ont été figurées telles qu’elles se trouvent dans le sujet qui a servi de modéle aux peintres de cet ouvrage : les pointes de ces rémiges sont usées et cassées, ce qui les fait paraître un peu plus courtes que leurs grandes couvertures, ordinairement très-allongées, et le plus souvent d’égale longueur avec les rémiges, dans le plus grand nombre des espèces connues. Après avoir indiqué ces deux imperfections dans le sujet mentionné, nous pouvons signaler les formes et les couleurs du plumage qui servent à distinguer cette espèce bien caractérisée, différente de toutes les autres espèces connues d’Alouettes. Nous esperons que M. de Kolly voudra agréer lhommage que nous lui offrons par la dédicace de cette espèce nouvelle; nous le prions de recevoir nos remercimens pour la communication du sujet qui fait partie de son cabinet.

Les formes de notre Alouette sont à peu près les mémes que dans l'Alauda alpestris, espèce en effet très-analogue par les dimensions et les proportions, mais à laquelle cette Alouette ressemble encore bien plus par la physionomie et par des rapports dans la manière dont les taches noires de la face se dessinent; par le bec et par les pieds, elle tient plus de la Cerdri/le ( Alauda brachidactyla ), et

Recuer D’'Orseaux, 51°. LIVRAISON:

ALOUETTE KOLLY.

c'est entre cette espèce et la Calandre quil faudra classer notre oiseau. La queue est à pennes d’égale longueur; le sommet de la téte, la nuque, le dos, les ailes et les couvertures du dessus de la i leux ili t d'un br slair-r queue, et ses deux pennes du milieu, sont d'un brun clatr-roussitre; un brun foncé est distribué par grandes méches le long des

baguettes : elles forment des taches ou des ombres longitudinales sur

toutes les plumes de ces parties; un trait isabelle passe sur les yeux; du noir couvre le lorum, garnit les bords latéraux de la base du bec, et se dilate au-dessous de la mandibule inférieure par une large tache en forme de moustache; quelques petites taches sur les còtés du cou sont faiblement indiquées par du noiràtre-terne ; le milieu de la gorge, le devant du cou, et tout le milieu du ventre, d'un blanc pur; la poitrine et les flanes lavés d’isabelle plus ou moins roussétre; les rémiges cendrées, à penne extérieure lisérée d’isabelle; les pennes latérales de la queue d'un noir parfait; la première marquée par une tache conique de teinte isabelle, qui en occupe la moitié extéricure, et la seconde seulement lisérée de cette couleur; enfin les pieds et le bec d’un blanc jaunàtre, et la pointe ainsi que l'aréte de la mandibule supérieure brunes. Longueur totale, six pouces. L’individu décrit a été pris dans les filets d’Alouette près de Dijon, et porté à M. de Kolly, qui le conserve dans sa collection. L'espèce

est sans doute originaire des contrées méridionales de l'Europe.

ALOUETTE MIRAFRE.

ALAUDA MIRAFRA. Temm

Le Mdle. — Planche 505, fig. 2.

Certe Alouette doit étre rangée dans la division des Calandres, dont elle a la forme de bec; ses habitudes et sa manière de vivre sont les mémes que celles de nos Alouettes d'Europe, et c'est à tort que M. Horsfield l'en a distrait, en faisant de cette espèce un genre distinct, sous le nom de Mirafra Javanica. Cette séparation du type de nos vraies Calandres est basée sur le peu de longueur de la première rémige, et vu que les quatre suivantes sont d’égale longueur , caractéres trop fugitifs pour servir de base à la formation d’un nouveau groupe, surtout lorsque les caractères pris de la forme des pieds, de l’ongle postérieur et du bec, conviennent sous tous les autres rapports avec les espèces européennes et exotiques.

L'ongle du doigt postérieur est plus long que la phalange, un peu droit et faiblement courbé à la pointe; la queue est courte et légèrement échancrée au milieu; le bec est fort, semblable à celui de notre Alouette Calandre d'Europe; les ailes courtes et è remige batarde. Du roux vif colore la barbe externe de toutes ces rémiges; un cendré brun-noiràtre, distribué par grandes taches et bordé de couleur isabelle, couvre toutes les parties supérieures; la penne extérieure de la queue est en grande partie blanchatre, et la suivante seulement sur les barbes extérieures; laile est rousse en dedans, et du roussàtre couvre les joues; toutes les parties inférieures sont d’un blanc isabelle, mais la région thorachique est couverte de petites taches lancéolées d’un brun-noitratre; ces taches sont plus petites et moins nombreuses dans la femelle; le ventre est plus blanchtre, et les taches des parties supérieures plus cendrées, que dans le mile.

On la trouve a Java dans les champs, où elle vit a la manière de nos Alouettes.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

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HYLOPHILE THORACHIQUE.

HYLOPHILUS THORACICUS. Tenm.

Le Mdle.—Planche 173, fig. 1.

Cette espèce et la suivante, figurées par erreur sous le nom de Becs-fins, forment le type d'un petit genre où viennent se réunir quelques espèces nouvelles, fruits des voyages récens faits au Brésil.

Le mdle de celle que nous nommons thorachique est remarquable par un large plastron d’un jaune-verdàtre, qui couvre toute la région du thorax; cette couleur est aussi répandue le long des flancs; un cendré clair couvre la gorge, et un blanchàtre teinte-isabelle règne sur le ventre et à l’abdomen; un demi-collier d’un cendré pur entoure la nuque; le sommet de la téte, le dos, les ailes et la queue sont d’un beau vert; la face interne des ailes est d’un jaune vif; le bec et les pieds sont cendrés. Longueur totale, 4 pouces 6 lignes. Le mile et la femelle ne diffèrent point par le plumage.

On trouve cette espèce au Brésil. Le Muséum de Vienne et celui

des Pays-Bas possèdent des individus envoyés par les soins de M. Natterer.

RecuzIL b'OrseAvE, 20°. LIVRAISON.

HYLOPHILE OREILLON TACHETE.

HYLOPHILUS POICILOTIS. Temm.

Planche 175, fig. 2.

L’oreILLoN tacheté porte aussi sur notre planche le nom générique de Bec-finz on est invité de corriger cette erreur et de mettre à la place celui sous lequel nous le publions dans cet article.

Le mile et la femelle ont un méme plumage. Du roux vif couvre le sommet de la téte et l’occiput; mais une teinte plus pàle est répandue sur le front. Les joues, et plus spécialement les plumes du méat auditif, sont marquées de petites stries noiràtres et blanches, dont j'ai formé le nom vulgaire de cette espèce; un cendré clair couvre la gorge, et cette couleur passant par différentes nuances verdAtres et jaunàtres colore toutes les parties inférieures; un vert clair assez pur couvre le dos et les scapulaires; du verdàtre cendré est répandu sur l’aile, et cette teinte se voit sur la queue dont les pennes sont bordées de vert plus foncé; des bordures vertes servent aussi de lisérés aux pennes des ailes. Le bec et les pieds sont cendrés. Longueur totale, 4 pouces 4 ou 5 lignes.

C'est encore du Brésil et par les soins de M. Natterer que nous en avons recu des individus; on trouve de semblables sujets dans les Musées de Vienne et de Paris.

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fourchue, mite. 2.\d. cap - negre, mdle.

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