‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 81 sur 150 · VO · texte numérisé non relu

VO

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VIZI

ENICURE VOILÉ.

ENICURUS VELATUS. Teuwm

Le Mdle et lore Pibche 160.

Nous donnons, de grandeur naturelle, les figures de la seconde espece comprise dans le nouveau genre Enicure. Comme type de ce genre, nous,avons-publié l’espèce également nouvelle représentée dans la 19% livraison, planche 115, sous le nom d’Ericure couronné. Ces deux espèces se ressemblent presque sous tous les rapports, hormis par la taille , qui est à peu près de moitié moindre dans celle du présent article.

Une bande peu large et d’un blanc pur couvre le front chez les deux sexes; cette bande occupe l’espace entre les yeux, et elle offre un caractère marquant dans cette espèce; les petites plumes qui garnissent une partie de la membrane étendue sur les fosses nasales sont d'un beau noir-velouté; toutes les parties supérieures de la téte, les joues, la nuque, la moitié supérieure du dos et les scapulaires sont d’un noir legèrement teinté de cendré, cu couleur d’ardoise ; le menton et une partie du devant du cou sont d’un noir plein; cette plaque noire est plus dilatée sur les edtés du cou que par devant; cette partie du devant du cou, la poitrine, toutes les autres parties inférieures, de méme que le croupion, sont d’un blanc pur; des teintes couleur d’ardoise sont répandues sur les flancs; les ailes sont noires, mais la base des pennes est blanche, ainsi que les couvertures inférieures; la base de toutes les pennes caudales, ainsi que la totalité des deux latérales de chaque còté, sont d’un blanc pur, toutes les autres sont noires, et seulement les deux pennes trèscourtes du milieu, ont leur pointe blanche ; le bec est noir, et les pieds sont couleur de chair dans le vivant, mais jaunes dans les sujets préparés.

La femelle differe peu du male; le sommet de la téte chez celle-ci

RecuEIL D'OIsEAUX, 27°. LIvRAISON.

rca

ENICURE VOILE.

est d'un brun-cendré; la sorse est blanchàtre, et la couleur noi- 3 la gorg

ràtre du dos est un peu plus cendrée que dans le male. On trouve cette espèce dans Lile de Java. MM. Reinwardt,

Duvaucel et Diard ont envoyé des individus au Muséum des Pays-

Bas et à celui de Paris; un màle fait partie du cabinet de M. Laugier L (@

de Chartrouse.

and.

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Pretre:,

PIPIT RICHARD.

ANTHUS RICHARDI. Temm.

Le Jeune.— Planche 101.

Nous n’avons rien à ajouter à l'histoire de cette espèce, sur laquelle on trouve une courte notice dans le Manuel d'Ornithologie , pag. 263, congue en ces termes :

Bec fort; tarses très-longs ; ongle postérieur beaucoup plus long que le doigt , et peu arqué.

Plumes du sommet de la téte, du dos et des scapulaires, d’un brun trés-foncé dans le milieu, toutes bordées et terminées de brun clair; au-dessous des yeux, de larges sourcils qui, ainsi que les tempes, la gorge, le ventre et l'abdomen, sont d'un blanc pur; sur la poitrine, qui est légèrement roussàtre, se dessine un large ceinturon de taches lancéolées; flancs roussàtres; ailes et queue noiràtres; toutes les pennes liserées de larges bords d'un blanc-jaunàtre ; la penne extérieure de la queue est toute blanche, et sur la seconde se dessine une grande tache conique de cette couleur; mandibule supérieure du bec brune; inférieure, ainsi que les pieds, jaunàtres; iris brun : longueur du doigt postérieur, avec l’ongle, un pouce. Longueur totale, six pouces septlignes.

Je ne connais cette espèce nouvelle, découverte par M. Richard, que d’après l’individu que M. de Lamotte d’Abbeville eut la bonté de me communiquer : il me dit que ces oiseaux passent en Picardie, qu'ils vivent absolument comme toutes les autres espèces de ce genre, et qu'on les trouve toujours à terre, où ils remuent souvent la queue, è la manière des Bergeronnettes. Il paraît que ce Pipit est un habitant des pays chauds de l'Europe, puisqu'on le trouve aussi vers les Pyrénées, et probablement en Espagne : je ne le vis jamais dans les parties orientales du Midi. Le Pipit Richarda le plus de rapport avecles grandes espèces de ce genre qui habitent l’Afrique, par la forme du bec, des

PIPIT RICHARD.

pieds et de l’ongle postérieur; il se rapproche le plus de Alauda capensis , Lath., dont les synonymes sont la pl. enlum. 504, fig. 2, de Buffon, et’ A/owette sentinelle de Le Vaillant, Oîs. d’Af.v. 4, pl. 195. Il se pourrait que Alauda Lusitania des Systemes fùt le méme que notre Pipit Richard. L’ Alouette sentinelle d'Afrique doit aussi prendre rang dans le genre Anthus.

L'individu figuré de grandeur naturelle est un Jeune; l’adulte a le plumage moins bigarré; toutes les parties inférieures sont d'un blanc pur; les bordures blanches et rousses aux plumes du dos et des ailes disparaissent, et les couleurs de ces parties ont une teinte brune-noiritre plus décidée et plus uniforme. Cet oiseau jette un cri fort et percant, qu'on entend de loin.

L'individu figuré se trouve dans le cabinet de M. de Lamotte , à Ab-

beville.

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Alouette 6

IMiet.

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ALOUETTE BIFASCIEE.

ALAUDA BIFASCIATA. Licautens.

L’ Adulte. — Planche 393.

Lorsou'on veut établir une nouvelle coupe méthodique dans un genre adopté, il est essentiel de connaître le plus grand nombre des espèces décrites au milieu desquelles celles qu'on se propose d’isoler ont été réparties. Il faut nécessairement avoir sous les yeux la série des étres qui offrent quelques affinités avec ceux dont les formes présentent, au premier coup d’oeeil, un ou plusieurs caractères marquans; il est encore urgent de savoir si le genre de vie, la nourriture, et tout ce qui a rapport aux meeurs et à la demeure de ces espèces, different essentiellement des moeurs de leurs congénères. Il faut savoir discerner de simples variétés de formes dans une série naturelle d’espèces, de celles qui servent en eflet d’indices à faire préjuger une organisation et des moeurs disparates. Les coupes méthodiques multipliées sans nécessité absolue n’auront point de stabilité; elles obtiendront difficilement la sanction universelle, tant qu'elles n’auront point été basées sur une étude approfondie du plus grand nombre des étres connus, sur l’examen de leur squelette, et selon les renseignemens les plus exacts touchant leurs habitudes, leur demeure et le genre de nourriture qu'ils choisissent.

En procédant superficiellement, et n’ayant égard qu@aux formes légèrement abnormes du bec des A/ovettes, il est certain qu’une série de coupes nouvelles serait le résultat de cet examen comparatif de l’enveloppe cornée dont le bec est couvert. Cependant l'ensemble de leur charpente osseuse, les caractères extérieurs, la nature du plumage et tout ce qui peut avoir rapport aux moeurs, n’offrent aucun motif qui puisse servir à les séparer génériquement (1).

(1) Si les formes variées de la couche cornée du bec devaient servir de moyen unique pour former un groupe nouveau, nous verrions le genre Grimpart ( Dendrocolaptes) subdivisé en

autant de senres qu'il y a d’espéces connues. 8g op

RecueIL D’'OrseAUx, 66°. LIvRAISON.

ALOUETTE BIFASCIÉE.

L'alouette de cet article et le Sil du Cap de Bonne-Espérance, Vaill. pl. 192, diflerent par le bec, comparativement à notre Alouette vulgatre ; mais lorsqu’on place, comme espèces intermédiaires, entre ces deux jalons, 1’ A/owette à gros bec du Cap, Vaill. pla 93 , puis notre Cochevis d'Europe, et finalement l’espèce nouvelle de nos contrées méridionales , qui sera fisurée, dans ce recueil, sous le nom d’ Alouette sirlette, nous conviendrons facilement de l’inutilité d’une nouvelle coupe méthodique, avec d’autant plus de raison, qu'il y a parfaite identité dans la charpente osseuse, dans le plumage, et sous le rapport des moeurs.

Notre Alouette bifasciée a la base du bec large et triangulaire, les doigts très-courts, et l’ongle postérieur un peu plus long que ceux des autres doigts. Un cendré isabelle couvre la téte et la nuque, un isabelle pur le dos, les grandes couvertures et les deux pennes du milieu de la queue; le méat auditifest caché par des plumes blanches et noires; toutes celles des parties inférieures sont d'un blanc pur, à l’exception de quelques petites taches noires sur la poitrine; les pennes secondaires des ailes d'un blanc pur ont deux bandes transversales noires; les rémiges et les pennes de la queue sont noires, l'externe caudale est liserée de blanc. Longueur environ 8 pouces.

L'’espèce a été trouvée en Nubie. Le Sirili de lAfrique méridionale a aussi été trouvé sur la còte barbaresque; quelques individus isolés ont été tués en Provence et dans les parties méridionales de l'ÎItalie. Cette découverte nous fournit une nouvelle espèce è ajouter au catalogue des Oiseaux d'Europe.

Plusieurs individus font partie des Musées des Pays-Bas, de Berlin, de Francfort, et du comte de Riocour, à Nancy.

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