‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 45 sur 101 · IP« SECTION. — ORIGINE DE L'HOMME · texte numérisé non relu

IP« SECTION. — ORIGINE DE L'HOMME

D'où vient l'homme ?

Nous voici arrivés à k grande question ^ à ceUe qui contient toutes les autres. Chercher l'origine de rhomme , c'est chercher celle du monde. Et ce n'est point par orgueil que nous parlons ainsi : chaque individu tient à l'ensemble ; demander qui a fait une mouche , c'est demander qui a tout fait.

Or, nous allons commencer par une déclaration bien formelle de principes, aîEin qu'on ne se méprenne pas sur le sens de nos paroles , si la discussion de ces importantes matières nous entraînait quelquefois*

Nous croyons que toutes les vérités dont nous allons noAs occuper , sont traditionnelles : que , si elles n^eussent été révélées , jamais la raison humaine ne les eût découvertes , à plus forte raison imaginées : que ce vers :

Si Dieu n'existait pas , il faudrait T inventer ;

exprime , non pas une hypothèse impie , car on peut tout mettre en hypothèse, mais une conséquence absurde; et voici comme nous entendons cette révélation.

PHILOSOPHIE. t5

Le g^nre humain a commencé : il a commencé pai* un homme. Cet homme a su ce que nous cherchons mainlenant, c'est-à-dire, le secret de son origine. Il Ta su de son créateur* Cette vérité , à laquelle se rat* tachent toutes les autres , il l'a transmise avec toutes les autres, à ses enfans. De père en fils, de généra-* tion en génération , d'âge en âge , elles ont circulé dans l'espèce humaine comme un précieux héritage* Partout y dans chaque membre de la grande famille, elles ont trouvé , comme dans le père comniun , une conscience pour les sentir , une raison pour les comprendre* De là cet accord qui deuait être unanime « et que Cicéron appelle consensio omnium populo* rum y Tacite conscientia generis humani.

Mais le dépôt deâ vérités morales a passé par bien des mains infidèles , a subi bien des altérations. La superstition, les intérêts privés et politiques , les passions humaines , se sont jouées plus d'une fois de ces traditions divines , ont plus d'une fois brisé le )oug salutaire de la conscience. Cette raison elle* même, chargée d'interpréter les oracles de sa sœur, a voulu se dérober à son autorité : elle a marché seule, prétendant ne puiser qu'en elle-même sa force et ses lumières. Alors elle s'est égarée ; la vérité a jEficalé ^tlevant elle^ et d'efTrayans systèmes se son^ élevés entre Dieu et sa créature.

Heureusement la conscience n'a pas abandonné l'homme , parce que la Providence n'abandonne jamais son ouvrage. La raison a pu revenir sur ses pas.

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h*faire ce qu'elle avait détruit , et dissiper eile-méme les fantômes qu'elle avait créés.

Ce retour de la raison vers la conscience , s'est appelé pliilosophie.

La philosophie n'a donc rien intenté , elle a r&^ trou%fé. En morale , l'homme n'iûvente que l'erreur.

iLe travail que nous allons entreprendre est donc tout fait quelque part. H ne s'agit que de Ty cher* cher. Mais nous croyons que le meilleur moyen d'ac* cômplir cette tâche , c'est SHiwenter d'abord avec la raison toute seule , afin de lui montrer son impuissance ; pour revenir ensuite avec elle , nous reposer i Tabri des vérités que la con^ience nous révèle»

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2a8 fUlLOSOPHIE.

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