‹ Nouveau système de comptabilité agricole ou Méthode sûre et facile pour bien gérer les opérations d'une ferme [microforme]Chapitre 3 sur 18 · LLC 7 OS OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

LLC 7 OS OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Sur les dispositions générales des Livres— Les Comptes de Magasin — L'Inventaire

Des dispositions générales des livres et des comptes qu'ils renferment.

Dans La grande culture, il s'exerce simultanément trois industries différentes.

La première a pour objet la production animale, ou la produstion du lait, de la viande, de la laine, du fumier, etc.

La deuxième a pour objet les végétaux, c. a. d, la culture des fourrages, des céréales, et des plantes de commerce telles que les plantes textiles, tinctoriales, oléagineuses, etc.

Et la troisième tient duns ses mains la force motrice, si l’on peut l'appeler ainsi, autrement dit, la main d’œuvre, hommes et attelages auxquels les deux autres ont nécessairement recours pour être mises en jeu.

Ces trois industries s’exercent souvent séparement, mais ce n’est que dans la petite culture. Ainsi, nous voyons, près des villes, des spéculateurs qui nourrissent des vaches laitières avec des fourrages et des risidus de distillerie qu’ils achètentet ne produisent pas, tandis qu’ils vendent leur lait à la ville, et leur fumier à d’autres spézulateurs, qui louent des tènemens de terre pour y cultiver des légumes et des fourrages qu’ils vendent, quelques fois même bruts, au premier pour la nourriture de ses vaches ; enfin, l’un et l’autre ont souvent recours à un industriel, de troisième espèce, qui est loueur de chevaux ou d’attelages.

Le grand cultivateur n’est autre qu’un industriel qui réunit en ses mains ces trois industries. Il nourrit ses animaux avec des fourrages qu’il produit, au lieu de les acheter; il fume ses champs avec des engrais qu’il tire de ses étables, au lieu de les faire venir de la ville ; il cultive ses champs et conduit ses produits au marché avec ses chevaux et ses équipages, au lieu de se servir de ceux d’un Joueur ; par conséquent, sa comptabilité n’est et ne doit être que

la réunion des comptes de chacun des industriels dont nous venons de parler.

Et bien, en effet, ma comptabilité n’est autre chose que la réunion des comptes du producteur de matières animales, du producteur de végétaux et du loueur d’attelages.

Trois livres suffisent pour ces comptes.

Le premier est le journal, sur lequel jinscris les évènements de la journée, à mesure qu’its se présentent, pour les reporter ensuite sur les deux autres livres, aux industries et aux comptes particuliers auxquels ils se réfèrent. | |

Ces reports peuvent n'être faits qu’à la fin de chaque mois mais il est mieux de les faire tous les jours, ou du moins à la fin de chaque semaine.

Le 2ème ou le grand livre, divisé en trois chapitres, ayant rapport, l’un à la production végétale, l’autre à la production animale, et le troisième à la main-d’œuvre, contient un compte séparé pour chaque espèce de production nécessitant nn service particulier.

Et le troisième renferme le compte de cuisse et les comptes courans.

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Après ce que je viens de dire sur la destination de cs livres et leur contenu, le tableau qui suit doit suffire pour faire comprendre parfaitement le mécanisme de ma comptabilité :

(le Ier Livre) JOURNAL.

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