‹ Nouveau système de comptabilité agricole ou Méthode sûre et facile pour bien gérer les opérations d'une ferme [microforme]Chapitre 7 sur 18 · LL · texte numérisé non relu

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LAAQE 16 99 Explications.

DÉMANDE.—Commeut établissez-vous vos comptes de culture ?

RÉPONSE.—Je vais vous répondre par un exemple :

Supposons une terre de 300 arpens divisée en six parties ou soles de cinquante arpens chacune, et soumise à la rotation suivante : Vachère sarclée et fumée-céréales--foin-pâture--pâture-céréales. Je ‘consacre un chapitre séparé à chaque sole, puis je divise chaque chapitre en autant de comptes qu’il y a de champs, dans la sole, recevant une culture différente. (Voyez le compte des betteraves.)

Si la sole entière est soumise à la même culture, comme les soles trois, quatre et cinq de la rotation dont je viens de parler, je n’établis qu’un compte pour toute cette sole, (Voyez le compte de pâture ci-après.)

DEMANDE.—Pourquoi portez-vous en dépense le loyer des champs ?

RSronse.—Lorsqu’un fabricant fait le compte de ses dépenses annuelles, il y comprend toujours, en outre de la main d’œuvre et de la matière première , l’intérêt du capital qu’il a consacré à l’établissement ou à l’achat de son usine; de mème, l’agriculteur, en outre de la main d’œuvre et de la matière première qui est le fumier, doit mettre en ligne de compte l’intérêt du capital de son sol, qui n’est autre chose que son usine à grains et à fourrages, ainsi que l'intérêt du capital des bâtiments où il emmagasine ses produits.

DEMANDE.—Comment établissez-vous ce loyer ?

RÉPONSE*—Pour évaluer le loyer, j'évalne d’abord la valeur de chacun de mes champs, eu égard à sa qualité et à son étendue, et d’après mon prix d’aëquisition. (Ce calcul fait une fois sert pour toujours ; à moins que le fonds n’augmente de valeur d’une manière sensible, par suite d’améliorations foncières, ou ne se détériore par suite de mauvaise culture ou de sinistres ; alors, dans l’un ou l’autre cas, l’agriculteur doit renouveler l’estimation de son sol, pour déterminer l'intérêt à être supporté par ses récoltes.

Ainsi, supposons qu'un agriculteur exerte la première industrie.sur un terrein qu’ila payé deux mille Jouis, l'intérêt de ce capital, à six pour cent, ou cent-vingt louis, devra être supporté par toutes les récoltes qu’il retirera de sa terre ; si, pendant la première année, il dépense deux cents louis en assainissement , ces deux cents louis seront ajoutés, à la fin de l’année, au capital de deux mille louis, et leur intérêt ou douze louis devra être mis l’année suivante, ainsi que les cent vingt louis intérêt du prix d’acquisition, à la charge des récoltes qui seront produites à l’aveuir.

Si, au lieu d’une amélioration, ce même capital a subi une détérioration ; qu’une inondation, par exemple, ait rendu incultivable un partie du so}, l’agriculteur devra estimer sa perte, et ne plus mettre à la charge de ses récoltes que l'intérêt du capital représentant la valeur de son sol, après le sinistre.

DEMANDE.—Je vois qne sous les dates des 10, 11et 12 octobre vous faites le détail des journées employées au labour. N’était-il pas plus simple de grouper ensemble toutes ces journées, et de les évaiuer en bioc ?

RÉPONSE.—Vous avez vu qu’au journal jinscris, jour par jour, ce qui se passe dans la ferme , et bien, je veux que mes comptes de cultnre et autres ne soient que la répétition du journal par ordre de matières, afin que les vérifications soient plus faciies.

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LR 17 297

De n'as, je Liens beaucoup à relever, chaque soir, ec que j'ai ins @rit dos le jour sur mon journal ; ce qui me serait impossible, s'ii me fallait attendre qu’un ouvrage, qui souvent commence nujoard'hui pour ne se terminer que dans quinze jours, fut achevé, pour porter en bloc au grand livre ce qu’il a couté de tems et d'argent.

Enfin, je ne vois pas qu’il soit plus long d'inscrire aux différents comptes tous les articles pour en faire laddition an bas de Ja nage, que de les écrire sur une feuille séparée pour ies additionner, et ensuite reporter seulement leur total.

DEMANDE.—Au 5 février, vous inscrivez 280 voitures ce fumier, dont vons ne mettez qu'un sixième à ia charge de vos betteraves, cet article est-il bien exact ?

RÉLONSE.—]l est certain que les betteraves absorleront plus &'nn sixième de cesengrais, mais comme il est très difficile de déteru:ner,en général, la art: d'engrais que chaque plante d’une ratne ion de six uns prend sur la fumure qni a été donnée à In jachère, pour simplifier, je fais supporter par chacune de ces plantes un sixième de cette faumure. Si je voulais établir des :«comparaisons, ra livrer à des expériences, je serais plis serupuleux ec ferais des ca culs en conformité des règles de la science.

DEMANDE.—Je comprends tous les articles de votre Gépence, mssons à la recctte. Comment pouvez-vous évaluer les betterives ?

RÉPONSE.—-T'ous les fourrages qui n’ont point cours snr les marchès, comte. les fourrages coupés en vert, les racines, et ceux qui sont mangés sur place, comme l'herbe des pêturages, s'estimeut en comparant leur valeur nutritive à celle d’une denrée qui à cours. Ainsi, par exemple, je récolte 160,000 Ibs. de hetteraves ; ces hetteraves ne peuvent se vendre sur le marché, et leur prix ne peut être déterminé par le cours, mais je sais qu’il faut 760 Jbs, de betteraves jour valoir 54 Ibs. de bon foin, par conséquent, mes 160,000 ib<. do betteraves valent 50,000 1bs, de foin : il m'est facile ajors de déternuner la valeur en argent de ma récolte de racines.

On raisonnerait de même pour les carottes, turneps, rutabagas, prnas, etc. Pour cela, il ne faut que connaître la valeur nutritive &e ces divers foarrages et son rapport avec celle du foin jÿ or, ces ca. cuis ont été faits depuis longtems par ceux quise sont occupés üe chimie agricole.

Voici quelques-uus de ces rapports.

Sont égales en valeur nutritive à 199 Ibs. de bon foix.

lailie d'orge........en moyenne...... 200 D'AVOINO Sn ass rtdasepessaet 200

6 Co Dés sisi rides rorsienten el

FR AB BD rs ssoovemeessueraeree 200 Jeguemineuses coupées en vert....,.,.. 400 Herbes pâturées.........,,.......re 200 Bettéhavébssiiseseramueusvesrstece, (BI Rlta bagag. secs ssosssssosresoceseese 300 Carothohiss ses cena seraient 270 NAVER ss seeds verve tanatetens. NO CROUXS + se sopraancosnsroopeenueneste DOÙ FAN DIRE ES rende doete sedéeereesénel OÙ BON sono soon soopersegreoponseresee 60 Drèche.. 090 p0se00r opouseses 120

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LARGE 18 96%. + (Deuxièm: Exemple des comptes de Culture.) CINQUIÈME SOLE.

Pâture (50 Arpénts,)

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