‹ Nouveau système de déligation chirurgicaleChapitre 8 sur 30 · IX · texte numérisé non relu

IX

La manière cTarranger le lit, sur lequel doit être reçu le malade, n’offre rien de particulier, et permet de se prêter absolument aux habitudes et aux exigences individuelles de chacun ; nouvel avantage de l’hyponarthécie. La seule précaution éprendre, c’est de faire attention que la planchette ne touche pas le matelas., afin que la mobilité de l’appareil ne soit jamais entravée. On aura donc l’attention de diminuer l’épaisseur du lit , sous le membre fracturé, de passer, de temps en temps, la main sous la planche, et de presser le lit pour l’affaisser, là où le jeu de la petite machine ne serait pas entièrement libre. On pourrait, même, au besoin, élever davantage cette dernière.

J’ai répété, si fréquemment, qu’il était facile d’ ARRANGER LE LIT, chaque jour, et même plus d’une fois, qu’il convient de dire un mot de la manière de procéder à ces opérations importantes .

Le plus souvent, il suffira que le malade quitte, un instant, la place qu’il occupe actuellement, et qu’il soit plus rapproché de l’un des côtés du lit. Ce changement peut avoir lieu de deux manières, également sûres et faciles :

a) Le blessé embrassera une personne assez forte

pour qu'elle puisse Je saisir et l’entraîner de côté; ou bien , Z>) il s'accrochera à un point d’appui convenable, ou se soulèvera , en s'appuyant sur ses bras, pour se glisser doucement sur l’un ou l'autre bord de son lit.

Mais il est, dans les deux cas, une précaution essentielle à observer, c’est celle de découvrir bien l'appareil, afin que son jeu soit entièrement libre, et qu’il puisse se mouvoir aisément, en sens inverse du corps, et en obéissant, entièrement, à tous les mouvemens de celui-ci , afin que, par ce moyen, il n'y ait aucune secousse , aucune fausse direction. On pourra, dans ce même but, confier la planche à des mains intelligentes, qui en dirigeront, avec prudence, tous les mouvemens, en les combinant exactement avec ceux du corps.

Lorsque , de l'une ou de l’autre manière , on aura déplacé le corps du malade, on procédera à l'arrangement de la place qu'il occupait, et on l’y fera rentrer avec les mêmes précautions qui l'en avaient fait sortir.

§XT.

]Ne veut-on pas se contenter de cet arrangement partiel, qui est , cependant, pour l'ordinaire , bien suffisant, et désire-t-on refaire complètement le lit? On pourra amener un second lit, tout près de celui qu’occupe le malade , et celui-ci s’y glissera avec les mêmes précautions que je sors d'indiquer. On fera,

ensuite, disparaître le premier lit, et on poussera le second à sa place. Mais si, on ne veut, ou ne peut pas avoir recours à ce second lit, on aura une table, ou telle autre chose convenable , et qui soit de niveau avec le lit sur lequel est le blessé. Celui-ci s’y transportera et s’y placera en travers, de telle sorte, que son lit soit complètement libre , car la planchette a suivi exactement, et pied à pied, tous les mouvemens du corps, et se trouve donc, dans une direction transversale , à l’égard de celle du lit et audessus de ce dernier. Celui-ci pourra alors être refait, en plein et sur place.

Mais si on craignait d’être le moins du monde gêné, par la position de l’appareil, placé en travers sur le lit, on entraînerait ce dernier, à l’écart, et, après favoir bien disposé, on le repousserait à l’endroit convenable. La facilité qu’a le malade de sortir de son lit , applanira , au surplus, bien des obstacles, et rendra, souvent inutiles, les précautions que je viens d’indiquer.

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