‹ Nouveau système de minéralogieChapitre 13 sur 50 · IO.^O · texte numérisé non relu

IO.^O

(1) Le lecteur trouvera dans les observations ajoutées

MINÉRALOGIQUE. OQ

L’arsenic est par conséquent l’unité dans la combinaison , et le minéral est Fea As + 3 CuS.

Cinquième ordre , Tellures.

Première espèce , Supertelluretum ferri , tellure natif, analysé par Klaproth, Beytr. 111 , 8.

Tellure 91. 55. ? oxigène en degrés pro- § 22.69 10 92.09. Fer . . 7.20. 3 portionnels d’oxidation \ 2.12 1 7.91.

Or • . 0.25.

Perte 1.00.

Ce minéral est par conséquent Fe-+- ioTe; cependantle nombre des molécules du tellure devrait être déterminé avec une plus grande précision , parce que de très-petites variations dans le résultat de l’analyse le changent souvent aisément de 9 à 10 , et p robablement le minéral contient un de ces nombres.

Sixième ordre , Oxides.

Première espèce , Oxidum ferricum. hématite , fer oxidé de différentes formes ; sa composition est F -q- 3 O .

Deuxième espèce , Oxidum ferroso- ferricum s oxide de fer magnétique de toutes formes.

à rénumération systématique, dans le Mémoire suivant, une explication plus détaillée de la composition chimique du misspickel.

6o NOUVEAU SYSTEME

D’après mes expériences (i) , la pierre magnétique et l’oxide attirable à l’aimant ont la même composition et consistent de

Oxidule de fer ( oxidum ferrosum ) 69.02 )cont. £ 21.189 3.

Oxide de fer (oxidum ferricum) 80.98 3 oxig. I 7.068 1.

De manière que l’oxide contient trois fois ï’oxigène del’oxidule, et que la composition est FeO^ + aFeO3.

Il est très-probable que le véritable oxidule, ou l’oxide noir de fer, se trouve aussi rarement à l’état isolé et pur, que les autres bases salines fortes.

Septième ordre } Sulfates. •

Première espèce , Sulphas ferrosus , sulfate de fer natif, FeO2 -f- 2 SO3 -4- 1 4 Aq.

Deuxième espèce, Subsulphas biferricus , ochre déposé d’eau vitriolique ; efflorescence sur l’espèce précédente, aFe O? -h S 03-+- 6 Aq.

Troisième espèce, Sulphas quadriferricus , fer oxidé résinite , analysé par Klaproth. B. V, 221»

Oxide de fer 67. 1 Acide sulfurique 8. > Eau ..... 28. J

contenant

oxigène

Cette analyse donne à connaître l’existence d’un sulfate auparavant inconnu. La proportion d’acide sulfurique est de quelque peu de chose

(1) Voyez ci-après.

trop faible , et celle de l’eau, provenant probablement de l’adhérence mécanique de l’humidité, est un peu trop forte. Dans tous les cas , on voit clairement que ce sel est 4 Fe03-+-S03 -f- 12 Aq.

Huitième ordre , Phosphates.

Première espèce , Phosphas ferrosus, bleu de Prusse natif, Fe O2 + PO 5.

Ce sel est ordinairement d’abord phosphate de , l’oxidule, phosphas ferrosus , mais avec le temps et par l’action de l’air , il prend un plus haut degré d’oxidation et une couleur bleue qui le change en phosphate des deux oxides de fer, phosphas ferroso-fhrricus. Par ce changement il reçoit un petit mélange de sousphosphate de l’oxide subphosphas ferricus , ce qui lui fait éprouver quelque changement aussi dans son eau de cristallisation.

Deuxième espèce , Subphosphas ferricus , fer phosphaté, analysé par Klaproth. Beytr. ÏY, 122.

Fer oxidule .... 47-5°

Acide pliosp borique 32.0.

Eau ....... 20.0.

, Perte ....... o.5.

Ce minéral est donc 3 Fe O2 -f- 2 PO 3 -f- 12 Aq.

Troisième espèce , Subphosphas ferrico-man --

ï>2 NOUVEAU SYSTÈME

ganicus, m anganèse phosphatée ferrifère, analysée par Yauquelin , Journal des mines , n°s 264 , 29g.

Oxide de fer. . . . 3i.

Oxide de manganèse 42*

Acide phosphoriqua ^7.

Cette analyse n’est d’accord avec aucun calcul; tout ce que l’on peut en conclure , c’est que ce minéral est un double sous-phosphate.

Neuvième ordre, Carbonates.

Première espèce , Carbonas ferrosus , fer carbonate , analysé par Buchholz , Journal der Chemis und Physique, III, 258.

Fer oxidnlé . . » 5q.5. } contenant } i3.56 i. f 58.77.

Acide carbonique 36.o. j oxigène 3 26.22 2. \ 36.67.

Chaux ..... 2.5.

Eau . .

Ce minéral, qui très -souvent se présente mélangé avec des quantités de carbonate de magnésie, de chaux ou de manganèse plus considérables que dans cet exemple , est par conséquent pour l’essentiel FeO-paCO2.

Deuxième espèce, Subcarbonas ferroso-ferricus , Il ne forme pas un minéral distinct, mais il paraît souvent mêlé mécaniquement avec des ochres des mines terreuses, où, par Faction de l’eau et de l’air, il se détruit et se transforme en hy drate de fer.

Dixième ordre , Arséniates.

Cinquième espèce, Subarsenias ferrosus , fer arséniaté , analysé par Yauquelin. Brogniart , tome II , page a83.

Oxide de fer . . 48.

Acide arsenique 18.

Eau . . 32.

Carbonate de chaux 2.

Cette analyse n’ayant point donné le degré d’oxidation dans l’oxide de fer, on n’en peut rien déterminer par le calcul.

Onzième ordre , Chromâtes.

Espèce unique, Subchromis a lumin ico-ferricus , fer chromaté, analysé par Laugier, Ann. du musée d’hist. nat. , t. IV, p. 325.

Oxide de fer .... 34-

Alumine . .

Oxide vert de chrome 53.

Silice ....... 1.

Oxide de manganèse 1.

Il paraît très-probable au premier coup d’œil, que ce minéral doit être un double chromaté ; mais lorsque l’on compare les analyses de Laugier , de Kiaproth et de Vauquelin, qui ne diffèrent pas considérablement , et n’indiquent dans lès résultats aucune perte , quoiqu’ils aient

I contenant j ’j?'2’

j °x*s®ne \ ,4';

tous déterminé la proportion de l’oxide du chrome d’après le poids de l’oxide vert obtenu par l’analyse , on voit aussitôt que ce minéral ne peut contenir de l’acide chromique , parce que pour 53 p. ioo d’oxide vert, il devrait y avoir dans ce cas une perte de i5, 77 p. del’oxîgène que l’acide chromique a dû donner pour se convertir en oxide. J’ai hasardé de nommer ce minéral chromis , quoique je sache qu’il existe un oxide entre l’acide et l’oxide vert , et qu’il est possible qu’il fournisse aussi des combinaisons, où il constitue l’élément électro-négatif. Je nomme le minéral subchromis , parce qu’un chromite neutre doit contenir trois fois l’oxigène de la base , puisque l’oxide vert contient trois volumes d’oxigène. Par conséquent, d’après ce qui a été exposé, ce minéral pouvait être composé de deux molécules de subchromis ferricus , et d’une molécule de subchromis aluminicus.

Un autre minéral semblable , analysé par Klaproth, Beytr. IY, 1 3a, paraît être formé de quatre molécules dupremier, et d’une molécule dusécond . Cependant le résultat de l’analyse ne correspond pas exactement au calcul. Je dois observer que les échantillons de ce minéral, que j’ai eu l’occasion d’examiner, n’avaient pas la moindre influence sur l’aiguille aimantée, et que par conséquent ils ne contenaient point d’oxidule de fer.

MINÉRALO GIQUE. 65

'Douzième ordre , Tunstates.

Quatrième espèce, Wolframias ferroso^nianganosus , Wolfram. Voyez mon analyse da-rts Afhandl. iFysik, Kemi och Mineralogi, IV, 293.

Oxidule de fer» . . . 74*666.

Acide tunsjique . ... *17.594,

Oxidule de manganèse 5.64o.

Silice ........ 2.100.

J’ai montré ailleurs que dans les tunstates neutres l’acide contient trois fois l’oxigène de la base , par conséquent ce sel est un tiinstate neutre. Sa composition est (MnO H— 2WO3 ) 4-3(Fe024-2W03.)

Treizième ordre, Silicates.

Première espèce , Trisiliciasferrosùs. Voyez l’exemple des silicates : simples =yiS3 -f- 2 Aq.

Deuxième espèce, Silicias ferroso-aluminicus , minéral noir anonyme de Gillinge, analysé par Hisinger , Afhandl. i Fysik, Kemi ochMiriëralogi , III , 3o6.

Silice. ...... 27.5.

Oxidule de fer . . . 47*6* 1

r contenant

Alumine , . . ... . . 5.5. (

. oxigène

Eau . . . ... . 11.70. ,

Oxide de manganèse 0.97.

f i A :.y‘ :yy r

La quantité d’oxide de fer dans ce minéral est

? contenant \ 1^‘ f oxigène J

déterminée par le poids de l’oxide brûlé avec de l’huile. L’original a donc 5i,5 pour l’oxide de fer, ce qui correspond à47,8 pourcent d’oxidule. La composition de ceminéral est exprimée ainsi AS ■+• \fS -f- 4 Mq. ;

Troisième espèce, Silicias ferroso-magnesius^ Chrysolite, analysé par Klaproth, Beytr. I, 110,

Silice ♦ . . • 39.0.

Magnésie . . 43-5.

Oxidule de fer 17.6.

contenant

oxigène

Klaproth , dans l’analyse de ce minéral , a obtenu une augmentation de poids de 2 p. 100 qui disparaît lorsqu’on réduit , comme c’estle cas ici, le poids de l’oxide obtenu en oxidule. Le minéral est donc fS ■+• 4 MS.

Quatrième espèce , Silicias ferroso-calcicus , espèce de grenat noir, analysé par Hisinger, Afhandl. i Fysik, t. II, p. 157.

Silice 34.53.

Oxidule de fer (1) . 33-4o.

Chaux ...... 24.36.

Alumine ..... 1.00.

Perte par la chaleur o.5o.

contenant

oxigène

2 3i.oi.

En écartant quelques petites inexactitudes dans le résultat , dues probablement à des matières étrangères , on aura fS -H CS.

(1) Calculé de l’oxide brûlé avec de l’huile. L’original a 36.5o

Cinquième espèce , Silicias ferrico - calcicus , grenat de Thuringue, analysé par Bucholz.

Silice . . . .

Oxide de fer Chaux . . . ■

. 25.oo. [ con.tc?ant . 3o.75. S °x‘Sene

Alumine .... 2.00.

Oxide de maugan. 3.5o.

Acide carb. et eau 4-2^*

La présence de l’acide carbonique dans ce minéral indique un faible mélange étranger de carbonate de chaux. La composition est du reste FS -H CS , d’où il paraît que la cinquième et la quatrième espèce diffèrent uniquement dans le degré d’oxidation du fer.

Sixième espèce , Silicias ferroso-calcicus avec silicias aluminicus , mélanite , analysé par Klaproth. Bullet. de la Soc. philom. , juillet 1808, p. 171.

Silice ....... 35.5» \ £ 17.62 6 34.59.

Oxidule de fer . . . 22.5- f contenant j 5.i3 2 25. 1 3.

Chaux . - ... • 32.5. T oxigène I 9.10 3 30.67.

Alumine . 6.0. J f 2, 8 1 6.1 1«

Oxide xle manganèse 0.4*

Ce minéral est par conséquent AS- f-2 fS +3 CS.

Septième espèce, Silicias manganoso-ferrosus avec bisilicias calcicus ; minéral grenatiforme de Longbanshyttan, analysé par Rothoff, AfhandI, i Fysik, III , 32q.

Silice . . . r . . . 35.0. 1 f 17 .6 ; 6 34*46.

Oxidule de fer . . . . 23-4* f contenant \ 5.83 3 24.00*

Chaux ....... 22.1. T oxigène j 6.10 4 21.92.

Oxidule de manganèse 7.14* J f 1.70 1 7.23.

Alumine ...... 0.25.

Sonde ....... i.o5.

Carbonate de chaux • 2.60.

La formule sera donc mgS H- 3 fS -+- 4 CS2.

Huitième espèce , Silicias alu minico-ferricus , avec bisilicias cale ic us aplome , analysé par Laugier, Ann. du Musée, IX, 271. Voyez l’analyse déjà citée parmi les exemples de silicates à trois bases.

Ce minéral est CS2 -4- FS H- 2 AS.

Je me bornerai à ces exemples, dont on trouvera encore quelques-uns à la famille de l'aluminium.

Cet exposé semble mettre en évidence que les doubles silicates de fer et d’alumine , de même que beaucoup d’autres silicates , particulièrement ceux de chaux, de magnésie et de manganèse produisent des minéraux grenatiformes , de la même manière que le sulfate d’alumine produit avec la potasse et avec l’ammoniaque des sels si semblables , qu’on a pris quelquefois le dernier pour de l’alun à base de potasse.

Les silicates de fer se trouvent en très-grande quantité dans les minéraux ; par exemple , dans le mica , l’asbeste , la trémolite , la tourmaline , l’actinote , la chlorite , l’amphibole , etc. Mais

minéralogique; 69

dans l’état actuel de l’analyse chimique , il est entièrement impossible de calculer la composition d’un minéral contenant du fer , avec aucune espèce de certitude. Klaproth a commencé de déterminer la quantité d’oxide de fer, en mêlant l’oxide obtenu par l’analyse avec de l’huile , et en le calcinant ensuite dans un vaisseau demi fermé , dans la supposition que l’huile réduirait toujours l’oxide à un degré défini d’après lequel le résultat de l’analyse pourrait être déterminé ; mais ce procédé a le défaut que l’on ne saurait jamais compter sur aucune proportion de fer ; car l’oxide de fer est. réduit par l’huile dans une calcination légère , non-seulement à l’état d’oxidule , mais à celui de métal. Si la calcination est continuée avec l’accès de l’air , ce métal est de nouveau oxide , et forme ordinairment un oxïdum ferroso-ferricum ; mais on ne peut jamais compter avec certitude sur la quantité d’oxigèrifcqui est absorbée , ni s’assurer qu’elle n’a été en aucune manière portée plus haut ; il vaudrait donc mieux que , dans les analyses qu’on pourrait faire par la suite , on déterminât la quantité de fer d’après le poids de l’oxide rouge. Dans toutes les évaluations des analyses de minéraux qui contiennent de l’oxidule , et dont j’ai parlé çidessus , j-’ai fait une correction fondée sur cette supposition , que le résultat de l’analyse donné

comme provenant de l’oxide de fer calciné avec de l’huile, était un oxidum ferroso- ferricum , contenant 28,14 p. 100 d’oxigène, et je pense que dans la plupart des cas on approche de cette manière de la vérité.

Mais il reste à faire , au sujet de l’analyse minérale , une autre question dont la solution est beaucoup plus difficile. A quel degré d’oxidation le fer est-il dans le minéral ? Il est indispensable pour le minéralogiste scientifique de trouver une méthode pour le déterminer. Le fer peut, par exemple, être en partie à l’état d’oxidule , en partie à celui d 'oxidum feixoso -ferricum , probablement à plus d’une proportion entre lesdeuxoxides,eten partie à l’état d’oxide. Lorsque ce dernier cas a lieu , il est ordinairement le plus facile à reconnaître par la couleur du minéral , qui est jaune ou rouge , ou qui donne une poudre de cette couleur. Mais vouloir reconnaître les autres cas par la couleur , c’e&t ce qui est très-difficile, sinon entièrement impossible. Il est vrai, par exemple, que le sulplias ferrosus a une couleur d’un vert bleuâtre , tandis que le sulphas ferroso - ferrions en a une d’un vert de pré ; mais cela ne prouve rien dans d’autres occasions , car le prussias ferrosus est blanc , au lieu que le prussias ferroso- ferricus est d’un bleu foncé. Je dois donc recommander à ceux qui

MINÉRALOGIQUE. ÿi

s’occupent de l’analyse des minéraux, d’essayer de trouver des moyens sûrs de reconnaître l’état d’oxidation du fer dans les minéraux. La même observation s’applique au manganèse.

Quatorzième ordre , Tantalates.

Première espèce, Tantalas manganoso-ferrfi? sus , tantalite , colombite.

Analysé par Wollaston, Klaproth et Vauquelin.

Oxide de tantale . . . 85 . 80 . 88 • . . . . 83.

Oxide de fer . . . • io* i5 • * . . . * io . . . . - 1 2.

Oxide de manganèse . 4 • 5 . 2 »... . 8.

Ces analyses ne se laissent point calculer. J’ai trouvé que la tantalite de Kimito est composée de

Oxide de tantale ..... 83.2.

Oxidnle de fer.. . . . * 7.2.

Oxide de manganèse. ... 7.4*

Oxide d’étain, . •> . . . • 0.6.

Traces de chaux .....

Cette composition est, d’après les expériences sur la composition de l’oxide de tantale que j’ai faites conjointement avec MM. Gahn et Eggertz , conforme à la formule suivante mg Ta -\-fTa.

Les tantalites examinés par MM. Wollaston et Klaproth n’y correspondent pas ; mais j’ai démontré dans les Afhandl. i Fysik, etc. , T. VI, p. 2 3y, qu’il y a des tantalites qui contiennent un tantalure de fer non oxidé , et que ces tan-

talites mélangés de tantalure ont une pesanteur spécifique plus grande, donnent une poudre rougeâtre , et ne se dissolvent qu’avec grande difficulté dans le verre de borax.

Deuxième espèce, Subtantalas yttrico-ferrosus, yttrotantalite. D’après mes expériences, l’yltrotantalite est un mélange de sous-tantalale d’yttria avec du sous-tantalate de chaux, de fer et d’urane. Afhandl. i Fysik , etc. , IY, 2q3.

Quinzième orïiré , Titaniates.

Première espèce , Titanias ferrosus , ména~ canite , titane oxidé ferrifère, analysé par Klaproth, B. II , p. 23 1.

Oxide de titane 43- ioo.

Oxidule de fer 5i.oo n3.3.

Deuxième espèce , Titanias tnferrosus , fer titanié , pierre magnétique compacte , analysé par Klaproth , B. Il, p. 234.

Oxide de titane 22 100.

Oxidule de fer 78 354-

Troisième espèce , Titanias seferrosus , pierre magnétique granulaire , analysé par Klaproth , B. Y, p. 210.

Oxide de titane i4*o 100.

Oxidule de fer 85.5 610.

MINÉRALOGIQUE. f5

Quatrième espèce , Titania $ fevrico-manganicus , nigrin , analysé par Klaproth, B. II, p. 238.

Oxide de titane 84, oxide de fer i4, oxide de manganèse 2.

Tant que la composition de l’oxide de titane ne sera pas suffisamment connue , la valeur de ces analyses ne pourra être déterminée. Par ces analyses des titaniates de fer , on voit que les quantités du dernier vont croissant comme à-peuprès 1 , 3,6; mais lorsque l’on considère la méthode analytique dont Klaproth s’est servi , on trouve que la quantité d’oxidule de fer a été déterminée de la même manière dont il a déjà été question , et que par conséquent elle doit être réduite An ferroso-ferricum au ferrosum, parce que la propriété magnétique de ces minéraux indique évidemment que le fer doit/s’y trouver dans son plus bas degré d’oxidation. De l’autre côté, les quantités de titane ne sont déterminées que par la perte , de manière que dans la proportion que la quantité de fer diminue , celle de titane augmente. D’après une correction calculée , la première espèce contient g8 parties d’oxidule de fer pour ioo parties d’oxide de titane ; la seconde espèce 286 du premier pour ioo du second, ce qui est presque comme i : 3; mais la correction ne rend pas la troisième espèce con-

cordante aux deux autres. Il est à présumer que l'oxide de titane forme avec l’oxidule de fer une ou deux combinaisons définies , lesquelles se trouvent parfois mélangées avec les oxides de fer dans les proportions variables. Les expériences au chalumeau indiquent souvent la présence de titane dans des oxides de fer, que l’on a supposés purs , par exemple, dans celui de l’ile d’Elbe.

Seizième ordre , Hydrates.

Première espèce, Hydras biferricus, fer hydraté consistant en 2 Fe O3 ■+• 3 Aq.

Il se présente rarement comme pur , mais il est plus généralement mêlé avec du carbonas Jerroso-ferricus et du subsilicias ferrie us.

Troisième famille. Aluminium.

A mesure que la minéralogie s’approche de l’extrémité de la série électropositive des corps simples, les minéraux combustibles deviennent plus rares , et les combinaisons oxidées plus variées. La nature déploie ici la diversité infinie qui est en son pouvoir, quoique néanmoins dans cette diversité elle suive toujours avec la même rigueur les lois des proportions définies dans les compositions. A mesure que le nombre des oxides combinés augmente , celui des proportions dans les-

quelles ils peuvent ê tre combinés , s’accroît aussi ; et je mettrai dans la suite , sous les yeux du lecteur, une preuve de la possibilité d’une grande multitude de variations dans la composition des minéraux du même genre , ainsi que de la probabilité que la nature peut produire occasionnellement un grand nombre de combinaisons , dont le calcul démontre la possibilité. Il peut résulter quelquefois de là des différences si peu considérables dans la composition quantitative des minéraux analogues , que nos efforts les plus sérieux pour porter l’analyse des minéraux au degré de perfection indispensablement nécessaire pour le progrès scientifique de la minéralogie , seront long-temps déjoués.

La famille dont nous nous occupons dans ce moment n’a pas d’ordres appartenant aux combinaisons inflammables , ni peut-être même , autant du moins que nous pouvons en juger jusqu’ici avec certitude , aucun oxide pur , c’està-dire l’alumine dans un état non combiné. La plupart des systèmes de minéralogie admettent à la vérité une classe de pierres précieuses et de pierres très-dures , qu’ils considèrent comme de l’alumine pure: ainsi, par exemple, Klaproth a trouvé que le saphir était de l’alumine pure colorée par un peu d’oxide de fer ; mais Ghenevix a montré par l’emploi d’une nouvelle mé-

ihode analytique , que dans ce même saphir , il y avait 3^ p. 100 de silice , et 7 p. 100 de cette substance dans le rubis. 11 est cependant possible que ces proportions de silice soient entièrement accidentelles. Peut-être ces minéraux doivent-ils être considérés comme de l’alumine pure, mélangée avec un silicate qui a excès de base.

Une autre classe de ces minéraux durs contient l’alumine combinée avec un corps d’une nature plus complètement électropositive qu’elle. Par exemple, avec la magnésie dans le spinelle , et avec l’oxide de zinc dans le gahnite, Si par la suite, il peut être rendu vraisemblable que les petites portions de silice quç l’on y trouve , ne soient que des mélanges accidentels, alors ces combinaisons seront de vraies aluminiates dans lesquelles l’alumine remplit la place de l’acide, et ^appartiendront plus par conséquent à la famille de l’alumine, mais à celles de leurs bases. L’analogie qui a lieu entre le spinelle et legahnite est de la même nature que celle qui existe entre le sulfate de magnésie et le sulfate de zinc , et entre le sulfate de baryte et celui de strontiane.

Selon Ekeberg , le gahnite contient :

Alumine . . 60.00. \ contenant £ 28.2 12 ou 6.

Oxide de zinc 24.20. ) oxigène l 4-8 2 1.

Oxide de fer. 9.2,5. comme oxi-

Silice . „ • 4*75. dule

On peut considérer ce minéral de plusieurs manières. Si nous ne faisons pas attention au fer et à la silice , ce sera un alumininias zincicus , dans lequel l’alumine contient six fois l’oxigène de l’oxide de zinc, ZiA*>, et qui peut être coloré par le silicias ferrosus. D’un autre côté il peut encore être composé d’un double aluminiate de zinc et de fer , c’est-à-dire former un trialuminias ferroso-zincicus , de sorte que l’alumine , dans toutes ces combinaisons simples., contient trois fois autant d’oxigène que le corps avec lequel elle se trouve combinée. Dans ce cas, la composition serait fA^-\- 2. ZïA^ ~\-A^S.

La spinelle d'Aker est composée d’après mon analyse de la manière suivante :

Alumine . 72.25. \ contenant Ç 33.ç3 36 ou 6.

Magnésie . i4*63. ) oxigène ( 5.56 6. i.

Silice . . . 5.48. comme pro- 2.64 3.

Oxide de fer 4-^6. toxide o.35 1.

L’alumine est encore ici évidemment dans la même proportion avec la magnésie que dans le minéral précédent avec l’oxide de zinc , quoique les quantités relatives d’oxide de fer et de silice n’y soient pas les mêmes. Cette circonstance fournit une autre probabilité en faveur de l’idée que ces minéraux sont de vrais aluminiates d’oxide de zinc et de magnésie , à la composition desquelles l’oxide de fer et la silice n’appartiennent peut-être que comme mélanges mé-

caniques. Les expériences que l’on fera dans la suite , éclairciront cette conjecture.

Premier ordre , Sulfates.

Première espèce , Subsulphas aluminicus s alumine natif de Halle en Allemagne et de Sussex en Angleterre. Dans ce minéral l’alumine contient la même quantité d’oxigène que l’acide , et l’eau de cristallisation en contient trois fois autant.

Deuxieme ordre , Fluates.

Première espèce , Subfluas aluminicus , Wavellite de Babington. L’analyse de Davy établit qu’il est composé d’alumine , d’eau et d’acide fluorique. Le rapport de l’eau à l’alumine prouve que ce que Davy a pris pour de l’alumine pure contient aussi de l’acide fluorique.

Deuxième espèce , Fluas aluminico-natricus, Chryolite.

Analysé par Klaproth,

Soud e . . . . 36.9.

Alumintî . - . 24.0.

Acide fluor, eau 4 0.1 •

S contenant f J oxigène i

par Vauquelin.

contenant

oxigène

La différence dans le résultat de ces deux analyses donne à connaître que ni l’une ni l’autre ne sont peut-être entièrement exactes. Fn attendant elles se rapprochent de si près , que l’on voit que les deux bases doivent contenir l’oxigène en égale quantité. Si la quantité de la soude

se trouve moindre , cela provient de la longueur de l’opération nécessaire pour l’extraire , et par un effet de laquelle une perte est inévitable. Dans les fluates l’acide contient autant d’oxigène que la base. Admettons maintenant que ce sel est composé d’une molécule de fluate neutre de soude , d’une particule de fluate d’alumine et d’une particule d’eau , et le calcul donnera sa composition en pour cent comme il suit :

Soude . '• . • 4o*oo.

Alumine • . .21.73.

Acide fluorique 26.66. }

Eau ..... 11.61. \ 38.17.

L’analyse de Klaproth s’accorde assez avec cette composition pour constituer une approximation , sur-tout , si comme je l’exposerai dans la suite , on considère que l’alumine dans l’analyse de la plupart des minéraux fluatés est toujours trop haute à cause d’une petite quantité d’acide fluorique retenu.

Troisième ordre , Fluo-silicates.

Cet ordre est constitué par la famille des topazes. Il est connu que l’acide fluorique a la propriété de s’unir avec l’acide borique et avec la silice, avec lesquels il forme des gaz acides particuliers qui peuvent être appelés acidum boracicofluoricum , acidum silicico Jluoricum , et leurs combinaisons avec les bases fluoborates , fiuo silicate s , Les fluoborates ont été décrits d’une manière

très-intéressante par Gay-Lussac et Thénard. Mais les fluo-silicates quoiqu’ils soient bien plus remarquables et qu’ils aient été connus depuis long-temps, n’ont jamais été l’objet d’un pareil examen théorique. Richter avait déjà décrit plusieurs fluo-silicates, Neue Gegenstânde, IY, 53-76, particulièrement ceux de potasse de soude ) de chaux, de magnésie et de baryte; plus récemment John Davy a examiné avec beaucoup de soin l’acide silicofluorique etlefluosilicated’ammonniaque. Il a trouvé que 100 parties d’acide fluorique se combinent avec i5g parties de silice, et que ces 25g parties peuvent se combiner avec 84,33 d’ammoniaque, cependant ces données ne sont point assez exactes pour qu’on puisse calculer la quantité de chaque autre base nécessaire pour la saturation de ce double acide.

Je dois aussi observer , que , après qu’il a formé un sel, ce sel doit être considéré comme double et composé de fluate et de silicate ; par où il arrive nécessairement qu’une molécule de fluate puisse être combinée avec 2,3, 4 molécules du silicate, de la même manière qu’une molécule de fluate peut être combinée avec 1,2, 3 molécules du bisilicate , et qu’une molécule de sousfluate peut être combinée avec une ou plusieurs molécules de silicates, et plusieurs autres variations. La différence qui règne

MINÉE ALO GIQUE . 8 î

dans les résultats analytiques de la famille des topazes, m’a engagé à calculer quelques-unes de ces possibilités , ét à les exprimer en pour cent, de manière quelles puissent être comparées avec les analyses.

J’ai admis comme base de ce calcul , d’après les expériences que je considère comme les plus exactes, que les quantités d’acide fluorique , de silice et d’alumine qui contiennent une égale quantité d’oxigène , sont entre elles comme 4.12.5 , 5g6. 5gG.42 et 642.32. Dans la formule suivante j’ai marqué l’acide fluorique par Fl.

Formules. AFp^-AS1 AFl+AS AFl-\- iAS.

Alumine . • • . • 38-9 . 56 .... . 54»5*

Silice • •••••• 36.i • • • • ^6 ..... 33.8.

Acide fluorique. • . 25.0 ..... 18 . 11.7.

Formules . AFl~\-Z AS AFl-\~ /.AS AFl-j-5AS.

Alumine .... 53.85 .

Silice ...... 37-5o .

Acide fluorique . . 8.65 .

Formules „ AFl-^r^ AS

Alumine . 53. 1 J

Acide fluorique • . . 4*8 •

Formules. A^Fl^iAS

Alumine . . . . . 61. 5 .

Silice . 28.5 .

Acide fluorique • . 10.0 .

Formules. AFl-\- A S2*

Alumine ..... 45-4 • Silice ..... . . 4° ° •

Acide fluorique . . i4-6 •

2 AFl-\-AS Ax Fl~i~A$,

AiFl-^ÏAS A’LFl-^4A$»

AzFl-t-2A$* A'LFB *■+» SAS3*.

On pourra peut-être , au premier coup-d’œil ; douter de la réalité des deux dernières formules ; cependant je regarde comme très-probable qu’une molécule d’acide fluorique , au moyen de la grande force de son affinité, peut retenir deux molécules d’alumine avec une force égale , et peut-être même plus grande que celle avec laquelle deux molécules de silice retiennent une molécule d’alumine.

On aperçoit facilement que les différences entre les proportions des pour cent dans les compositions calculées , sont si petites , que la manière dont ces minéraux ont été analysés jusqu’ici , ne peut rien déterminer relativement à leur composition plus intime , ou à la formule par laquelle celle-ci doit être indiquée.

La famille des topazes renferme la pycnite , le pyrophysalite , et les topazes précieuses et ordinaires.

Voici le résultat des analyses :

Pycnite. Pyrophysalite,

Büchholz. Yauquelin. Klaproth. Hisinger.

Alumine . . • 4 8-

Acide fluorique 17.

Topaze

de Saxe, de Sibérie,

jaune du Brésil, Blanche.

Kiapr. Vauq. VauqueL

Kiapr.

Vauq. VauqueL

Alumine. . 3q.

Silice . . .35.

Acide fluor. 5.

Très-peu de ces résultats sont d’accord avec les formules calculées ; mais il suffit de comparer les analyses de la topaze de Saxe et celle du Brésil, par Klaproth et Vauquelin, pour voir tout de suite que quelqu’erreur cachée , doit avoir donné lieu à ces différences. Par exemple , Klaproth a trouvé que la topaze de Saxe ne contient que 5 p. ioo d’acide fluorique , mais que par une forte chaleur incandescente au feu de forge , elle perd 22 p. 100, ce qui fait presque deux fois autant que cela’ n’eût dû être , si les 5 p. 100 d’acide avaient disparu pendant la chaleur, étant saturés avec de la silice. Dans l’analyse de la topaze de Finbo, qui est connue sous le nom de pyrophjsalile, que nous avons faite M. Hisinger et moi ( Afhandl. i Fysik, etc. , I,

1 14 ) , nous avons observé que lorsque l’alumine , après avoir été précipitée de sa dissolution dam la potasse caustique par le sel ammoniac , est chauffée doucement jusqu’au rouge, elle ne subissait aucun changement extraordinaire ; mais si en l’exposant à une chaleur blanche dans un creuset, on ôte ensuite soudainement le couvercle , la masse produit de la fumée , et on trouve le couvercle plus ou moins attaché au creuset par une substance sublimée , qui est un sel à base d’alumine, probablement le fluate, et qui estsolube dans l’eau : 1 19 parties d’alumine,

calcinées à une chaleur rouge , perdent , lorsqu’on les expose à un feu incandescent , encore 9 parties de leurs poids. Cette circonstance prouve qu’une partie de l’acide fluorique se précipite avec l’alumine , malgré l’excès d’alkali que l’on y ajoute. Si l’on calcine ce précipité légèrement , son poids sera trop grand, et si on lui donne un coup de feu plus fort , son poids deviendra trop petit ; puisque dans le premier cas \ l’alumine retient de l’acide fluorique , et dans le dernier, l’acide, en se volatilisant , enlève une partie de l’alumine , et par conséquent le résultat restera toujours inexact. Aussi est-il probable que lorsque ces analyses seront répétées , en faisant attention aux circonstances dont nous venons de parler , leurs variations seront réduites à un très-petit nombre de formules bien simples CO-

Quatrième ordre , Silicates.

PREMIÈRE SOUS-DIVISION. Silicates simples.

Première espèce, Silicias aluminicus , néphé-

(i) L’auteur a , quelque temps après ia première publication de cette partie de son travail, analysé plusieurs espèces de topazes, et il a trouvé que la topaze de Saxe, de Brésil et de Fahlun (la pyrophysaîite ) ont la même composition = A* Fl 3 AS , mais que la pycnite paraît être AFI+3AS.

MINERALOGIQUE. 85

line. Voyez ci-dessus les exemples des silicates simples , pag. 2j0. Sa composition est = AS.

Deuxième espèce , Subsilicias trialuminicus , collyrithe , analysée par Klaproth , Beytr. I ,

Alumine 4^- Silice . t 4*

Eau . . 42.

Ce minéral est par conséquent A* S -f- 5 Aq. La quantité d’eau renfermée dans ce minéral est certainement trop grande , puisque la collyrithe est une substance pulvérulente , argileuse , probablement chargée d’une certaine quantité d’eau hygrométrique , comme cela a toujours lieu avec l’argile.

DEUXIÈME SOUS-DIVISION. Doubles silicates.

Premier genre. Silicates à base de glucine et

d’ alumine.

contenant

oxigène

Première espèce , Bisilicias aluminicus , avec quadrisilicias beryllicus, émeraude, béryl. Mon analyse , Àfhandl. i Fysik, IY, i492-

Silice . .

Alumine .

Glucine .

contiennent

oxigène

La silice semble ici être partagée également entre les deux bases; èt la tendance décidée de

la glucine pour former des sels à excès d’acide , prévaut aussi dans cet exemple , puisqu’elle prend , par rapport à l’oxigène qu’elle contient, deux fois autant de silice, que ne fait l’alumine. La formule qui exprime sa composition est donc GS4 -f- zASk

Deuxième espèce , Euclase. Cette pierre a été analysée par Vauquelin. L’analyse a donné : silice 36 , alumine 3g, glucine i5 , oxide de fer 3 , et perte 27. Aussi long-temps que la nature de la substance perdue sera inconnue , on ne saura

point soumettre ce résultat au calcul.

Deuxième genre. Silicates à base de chaux et cl' alumine .

Première espèce , Trisilicias calcicus avec bisilicias aluminicus, stilbite farineux, analysé par M. Hisinger , Afh. i Fysik , Kemi , etc. , VI ,

Silice . 53.76. J ^ 27.00 9 53.9.

Alumine 18.47. ( contenant j 8.69 3 19.4*

Ckaux . 10.90. t oxigène J 3.o8 1 10.7.

Eau . . ïi.23. ' f 977 3 10 2.

Ce minéral est donc CS3 -f- 3 AS* 4- 3 Aq. Deuxième espèce , Bisilicias aluminico - calcicus', Laumonite , analysé par Vogel, Journ. de Physique, 1810,64.

Silice . 49*0. ï f 2 4-6o 10 4.8,2°.

Alumine 22.0. £ contenant J 10.27 4 20.1 5.

Chaux . 9,0. ( oxigène J 2 Ô2 1 8-.S3.

Eau . . 17.5. ) ( i5.44 & 16.27.

Ce minéral est donc CS3 -1- 4 •+• 6 Aq.

Troisième espèce , Silicias a lum in ico-ca leicus, parenthine vitreuse d’Arendahl , analysée par Laugier , Journ. de Physique , L. VIII , 36.

Silice .... 45 0. {

.1 * 99 f contenant }

Alumine . . . ôô.o, > - v <

Chaux .... 17.6. ) ® (

Soude , potasse ,

oxide de fer 3.o.

Ce minéral est donc CS1 Hb 3 AS > mélangé d’une très-petite quantité de silicates doubles à base d’alumine et d’alkali.

TROISIÈME genre. Silicate à base d’alumine et de baryte.

Espèce unique , Quadrisilicias bariticus avec bi~ silicias aluminicus , harmotome , analysé par Klaproth, Beytr. II, 83.

Silice . 49- ) f 25. o 12 47-19-

Alumine 16. ( contenant J 7.52 4 16.81.

Barite .18. t oxigène J 1.89 1 18.62.

Eau . . i5. ) J ( i3.23 7 i5.38.

Ce minéral est donc BS^-f-^AS3 -\-^Acj. Cependant il faut ajouter que cette pierre demande a être analysée de nouveau , parce que nous en avons une autre analyse par M. Tassaert, laquelle

se trouve parfaitement d’accord avec la formule BS2 -+- 6 -AS2 -f- 7 Acj , composition qui me paraît beaucoup plus vraisemblable que celle qui résulte de l’analyse de Klaproth.

Quatrième genre. Silicates à base de soude et

d’ alumine.

Première espèce , Trisilicias natricus avec silicias aluminicus , mésotype , analysée par Klaproth , Beytr. V, 4g-

Silice . . . 48.00. \ f 24-12 6 48-84*

Alumine . . 24.25. f contenant j 11.82 8 26.19.

Soude . . . i6.5o. T oxigène ^ 4*21 1 iS.çâ.

Eau .... 9.00. J C 7.94 2 9.24.

Oxide de fer 1.75.

Ce minéral est donc iYS3-|- 3 AS -f- 2 Aq.

Deuxième espèce, Silicias àluminico-natricus , tourmaline apyre , analysée par Klaproth , Beytr. Y,9o.

Silice . . 43.5o. 1 Alumine . 42.25. !• Soude . . 7.00. )

contenant

oxigène

ÎO

Ce qui donne NS-+- 9 AS.

Cinquième genre. Silicates à base de potasse et d'alumine.

Première espèce, Trisilicias aluminico-kalicusr feldspath.

MINÉRALOGIQUE. 8g

Voici les résultats de plusieurs analyses.

Vauquelin. Rlaproth. Rose»

Silice • . . 64 62.33. 68.0. 66.75.

Alumine . 20 17.02. i5.o. 17.50.

Potasse . .14 i3.oo. i4-5. 12.00.

Chaux ... 2. 3.oo. i.25.

Oxide de fer 1.00. 0.75.

Ces résultats diffèrent, mais ils se rapprochent tous de la formule KS 3 •+• 3 AS$ , c’est-à-

dire dans laquelle la potasse est à l’alumine comme dans l’alun, et l’oxigène de la silice est à celui des deux bases dans le même l'apport que l’oxigène de l’acide sulphurique à celui des bases dans l’alun. En calculant la composition du feldspath d’après cette formule , on trouve :

Silice .... 65-94*

Alumine . . . 17.75.

Potasse . . . 16. 3i.

En défalquant les impuretés trouvées par les analyses précédentes , ces nombres s’accordent fort bien avec leurs résultats.

Deuxième espèce, Trisilicias Italie us , avec bisilicias aluminicus , meïonite , analysé par Arf wedson , Afh. i Fysik , Kemi, etc. , VI, 25g.

Silice . . . 58.70.

Alumine . . 19.95.

Potasse • . 21.40.

Chaux . . . 1.35.

Oxide de fer 0.40.

Ce minéral est donc KS* -f- 3 AS2.

contenant

oxigène

y O NOUVEAU SYSTEME

Troisième espèce , Bisilicias a luminico-ka liais, amphigène , analysé par Arfwedson , ibid. , p. 261.

Silice . . . 56.io. ) f 28.2 8 56.35.

Alumine . 23. 10. > con. 3 10.8 3 22.76.

Potasse . . 2 1.1 5. ) oxl8ene £ 3.0 x 20.89.

Oxide de fer 0.95.

Cette analyse coïncide presqu’entièrement avec le résultat calculé de la formule K S2 •+* 3 AS2.

TROISIÈME SOUS-DIVISION. Silicates à bases triples et

quadruples.

PREMIER GENRE. Grenats à base triple.

Première espèce, Grenat de Bi'oddbo, analysé par M. d’Ohsson (Mémoires de l’Académie des sciences de Stockholm , l’an 1817 , p. 25.

Silice ....... 39.00. \ f 19.61 6 39.0.

Alumine . i4-3o. f contenant J 6.68 2 14.1.

Oxidule de fer . . • . 1 5-44* Ç oxigène J 3.5© 1 i4-4*

Oxidule de manganèse 27.90. / f 6.3i 2 29.7.

©xide d’étain avec traces de silice et d’acide tunstique .... 1.09.

Ce grenat est donc fS2 4- 2 mgS 4- 2 AS. Deuxième espèce, Grenat de Finbo , analysé par M. Arrhénius, Afhandl. i Fysik, Kemi , etc. , TI , 220.

Silice .......

Alumine ......

contenant ) 8.28

Oxidule de fer . . . .

oxigène } 4-38

Oxidule de manganèse

Chaux .......

Perte ........

MINÉRALOGIQUE. gr

Ce grenat, est donc fS'î-\-mgS-\r2.AS.

Troisième espèce, Grenat de Dannemora , analysé par M. Murray, Afhandl.iFysik,Kemi , etc., II, 198.

Silice * . . 34,54*

Alumine . . . . . 18.07.

Chaux . . . i6.56.

Oxidule de manganèse 21.10.

Oxidule de fer .... 9.08.

Ï contenant oxigène

Magnésie

Le résultat trouvé n’est pas entièrement d’accord avec le résultat calculé ; mais cela ne peut guère'être autrement dans une analyse aussi compliquée. On voit toujours que la composition de ce grenat ne peut être que fS- f* 2 mgS H- 2 CS -+-4 -dS, si toutefois il se laisse prouver dorénavant que tant de bases différentes peuvent former une seule combinaison chimique.

Deuxième genre. Diverses especes de mica ,

Première espèce , Mica foliacé , analysé par Klaprotb , Beytr. V, 6g.

Silice . . . 48 00. 1 f 23.00 16 48*00.

Alumine . , 34*25. f contenant j 16.00 12 36-oo.

Potasse . . 8.75. Ç oxigène j 1.48 1 8.87.

Oxide de fer 4-^°- ) ( 1^7 1 4 >63.

Le mica est donc K S3 •+* FS-1- 12 AS. Deuxième espèce , Mica argentin de Zinn u' aide , analysé par Klaprotb , Beytr Y, 69.

Silice . . . 47 0. J f 24*56 9 45- o5.

Alumine . . 20.0. f contenant \ 9.52 4 21.25.

Potasse . . 1 4.5. £ oxigène ) 2.46 1 i4-5o.

Oxide Je fer i5.5. } ( 4.65 2 16.10.

Il est donc K S3 -f- 2 jF<S-t-4 -//Y Troisième espèce, Mica noir de Sibérie , analysé par Klaproth , Beytr. Y, 78.

Silice . . . 42.0.

Alumine . . n.5.

Chaux . . . io.q.

Magnésie. «, 9.0.

Oxide de fer 22.0.

contenant

oxigène

1 fV.

La formule qui exprime la composition de ce mica est KS3 -+- 2 MS -f- 3 AS -+* 4 FS.

Je n’oserai pas assurer que les résultats des analyses de ces silicates triples ou quadruples , l ainsique les .formules que j’ai calculées, puissent être exactes. Je les donne seulement comme des exemples comment ces minéraux probablement sont composés. L’analyse minéralogique n’est point encore portée à un tel degré d’exactitude que l’on puisse s’y fier avec certitude, lorsque les ingrédients sont nombreux. Nous ignorons encore quel est le plus grand nombre de silicates simples qui peuvent s’unir de manière à ne faire qu’un seul silicate composé, et nous ne faisons qu’entrevoir, pour ainsi dire , les rapports dans lesquels certaines substances se combinent par préférence dans le règne minéral. Nous avons vu , par exemple ,

MINES AliOÔIQÜÉ. q3

que l’alumine se combine avec la potasse , la soude et la chaux pour la plupart du temps dans un tel rapport, que l’oxigène de l’alumine est 3 fois celui de l’autre base salifiable. Il se, présente encore des cas où l’oxigène de l’alumine est 6 et q fois celui de l’autre base , de manière que l’on a lieu de soupçonner que les sels à base d’alumine se combinent par préférence avec des sels à d?autres bases, dans des rapports qui sont des multiples de 3 par 1,2, 3 , 4 ? 5 , etc. , et il est à présumer que l’oxigène de l’alumine ne sera jamais 7 , 8, 10 fois, etc. celui de l’autre base combinée avec elle.

J’ose espérer que les idées minéralogiques dont je viens de faire ici le développement , pourront conduire à un système de Minéralogie fixe , convaincu que je suis qu’elles donneront un intérêt nouveau et des vues nouvelles à l’étude de la Minéralogie. Elles font voir la nécessité de chercher dans l’analyse minérale un plus grand degré d’exactitude, que l’on n’a tâché d’obtenir jusqu’ici ; puisque les avantages scientifiques résultant d’un plus grand degré de précision , n’ont point jusqu’ici suffisamment compensé les dificultés qu’ils occasionent à celui qui s’occupe de cette espèce de recherches.

Sur la manière de calculer les analyses minéralogiques.

Les calculs que j’ai indiqués dans ce qui précède , se fondent sur la détermination de capacité des corps inflammables pour l’oxigène que j’ai déjà fait connaître il y a quelque temps dans un traité séparé. Je vais extraire ici de ce traité ce qui peut avoir du rapport avec mon travail actuel , et ce qui peut être nécessaire pour établir ou pour contrôler les calculs des analyses minérales.

La cause des proportions chimiques doit se trouver dans quelque circonstance apparemment mécanique , relative aux corps élémentaires dans leur état isolé , sur la nature de laquelle nous devrons probablement nous contenter assez long - temps de simples conjectures.

Lorsque l’ori se représente les éléments dans leur état isolé primitif, on peut les considérer ou i° comme des corps solides , composés de molécules d’une petitesse extrême , et qui , dans cet état de concrétion , sont placées les unes à côté des autres , en occupant une espace limité ; ou 2° comme des gaz, composés de parties qui se fuient les unes les autres à la plus grande dis-

tance possible , et qui se répandent de manière que les distances entre elles sont égales.

Dans le premier cas , un raisonnement incontestable nous dit , que lorsque plusieurs éléments sont combinés en un corps composé , cela doit avoir lieu de manière qu’une petite particule ou molécule de l’un, est combinée avec une, deux, t rois ou plus de particules de l’autre ; par où nous entrevoyons une cause pour les proportions multiples.

Dans le second cas , au contraire , lorsque les corps sont considérés comme des gaz, Y expérience nous a appris que ces corps se combinent en volumes égaux , ou qu’un volume d’un gaz enpi;end deux , trois ou davantage de l’autre ; d’où il suit par conséquent , que ce qui est appelé particule dans un cas , prend le nom de volume dans l’autre, et que les deux cas , relativement à la doctrine des proportions chimiques , sont une seule et même chose , en sorte qu’il est indifférent d’employer l’une ou l’autre manière de considérer cet objet .

Dans ce qui précède , j’ai de préférence suivi la première , quoiqu’elle présente aussi des difficultés qui ne peuvent être levées ni écartées immédiatement , parce qu’elle s’accorde mieux avec notre manière ordinaire de voir, et de nous représenter les corps et leur composition,

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