‹ Nouveau système de minéralogieChapitre 9 sur 50 · B. EXEMPLE DE DOUBLES SILICATES · texte numérisé non relu

B. EXEMPLE DE DOUBLES SILICATES

i° Sé silicate de potasse avec trisilicatede chaux. Ichtyophtalme, Apophyllite. Mon analyse , Afhand. i Fysik, etc., t. VI , p. 188.

Silice 52.90. \ f 26.65o 3o 53.i8.

Chaux 25.20. f contenant J 7.080 8 25. 4o.

Potasse 5.27. Ç oxigène j 0.898 1 5. 26

Eau 16.00. } ( 14*120 10 16.16.

Ainsi ce minéral est un sel double de chaux et

de potasse , dans lequel la première contient 8 fois autant d’oxigène que la seconde ; la silice y est distribuée entre les bases d’une manière inégale ; j est combiné avec la potasse et contient 6 fois F oxigène de la potasse. Les f sont combinés avec la chaux, et contiennent 3 fois Foxigène de la chaux. Ce sel double est donc composé d’une molécule de sésilicate dépotasse avec 8 molécules de trisilicate de chaux , et enfin avec 16 molécules d’eau. Ces sels doubles où l’une des deux bases combinées est plus saturée avec la substance qui joue le rôle d’acide , que l’autre, sont très-communs dans la Minéralogie. Ils se produisent fort rarement dans les expériences de nos laboratoires ; j’ai cependant réussi à en produire un , composé d’une molécule de bicarbonate de potasse

minéralogique: 33

et de deux de carbonate de magnésie. J’ai donné la description de l’analyse dans les Afhand-h i Fysik , kemi och Mineralogi, VI, 6.

2° Bisilicate de magnésie et de chaux. Malacolite de Longbans-hyttan , analysé par Bisinger. Afhand-1. i Fysik, III, 3oo.

Silice ...... 54-1 B. 1

Chaux ..... 22.72. >

Magnésie . • . . 1761» )

Oxide de fer . . . 2.18»

Oxide de manganèse i.^S.

Substances volatiles 1.20.

Ce minéral est donc composé d’une molécule de bisilicate de chaux et d’une de bisilicate de magnésie.

3° Silicate de fer et d’alumine. Almandine » grenat ordinaire , analysé par Hisinger, Affaand-1. i Fysik. , IV, ;

Silice . . r . „ « 3ç.66.

Oxidule de fer . . 39.68.

Alumine . . . „ 19.66.

Oxide de manganèse, a .80.

Ce grenat est donc une combinaison d’une mplécule de silicate d’alumine avec une de silicate d’ oxidule de fer.

G. EXEMPLE d’un SILICATE A BASE TRIPLE.

Aplôme. Analysé par Laugier» Annales du musée d’Hist. nat. , IX, 271.

\ contenant ^ oxigène

contenant

oxigène

i4 NOUVEAU SYSTÈME

Silice. . ...... 42.0. B l 21.12» S. 43,i5.

Alumine .... . 20 0. f contenant J 9 3 4« a. 18.20.

Chaux. ...... 1 4.5. f oxigène 1 4-07» 1. i5.5o.

Oxide de fer . . . » i4-5- I C 4-49* *• ' ï4.i5.

Oxide de manganèse a.o.

Ce minerai est donc composé d’une molécule de bisïlicate de chaux, d’une molécule de silicate d’oxide de fer , et de deux molécules de silicate d’alumine.

Il est clair qu’en appliquant les doctrines de la chimie à la minéralogie , et en classifiant les productions de cette dernière d’après la théorie de la première sur leur composition, la nomenclature chimique doit pouvoir également être appliquée jusqu’à un certain point à la minéralogie ; et l’étude de l’une serait considérablement facilitée, si l'on pouvait conserveries noms de l’autre. Mais malheureusement la nomenclature chimique ne peut être appliquée avec avantage au-delà des sels simples , des arseniures , des sulfures , tellures, etc. Lorsque ceux-ci deviennent doubles ou très-variés, un nom. coïncidant avec le principe chimique deviendrait long, dur et difficile à prononcer, et le zèle le plus général pour l’introduction d’une nomenclature scientifique ne pourrait empêcher qu’elle ne fût supplantée par des noms plus courts, non scientifiques. Les chimistes, par exemple , disent encore alun , au lieu de sulfate de potasse et cC alumine , qui peut être employé

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comme définition, mais dont on ne saurait jamais faire usage comme d’un nom-. Il est donc clair que la nomenclature chimique ne suffit pas pour la minéralogie, et que, pour des objets plus composés , il faut se servir de noms empiriques plus courts. Il est bon que les noms chimiques soient conservés autant qu’ils peuvent être employés ; mais lorsque cela ne se peut plus , je regarderai le nom le plus ancien et le plus généralement connu comme le meilleur, et je ne vois pas de raison de le changer, à moins que, i° il ne soit équivoque, comme, par exemple, muriacite pour le gypse anhydre , ou que, a0 il ne soit tiré d’une langue n’ayant point de rapport avec le latin, et qu’il ne puisse pas être latinisé , comme , par exemple, Kreulzstein; parce que toute nomenelaclature scientifique doit être relative à une nomenclature fondamentale latine , d’où chaque langue doit non pas traduire , mais simplement s’approprier de nouveaux noms par les terminaisons ou inflexions. Ce n’est que de cette manière que l’unité et la précision peuvent être maintenues. Je ne puis que désapprouver hautement le désir immodéré d’un grand nombre de minéralogistes, de transformer les noms des minéraux , ce qui ne fait qu’augmenter considéi-ablement la difficulté de l’étude ; de manière que la synonymie devient la partie la pim difficile de

^oute la science. Qu’a gagné la minéralogie ? quand, au lieu df icthyophtalme , on a employé la dénomination d’apophjllite , puisque la propriété d’où celle-ci a été prise est commune â beaucoup d’autres minéraux , comme, par exemple, à plusieurs espèces de mica ou du gypse laminaire ? Peut-être ce grand désir des auteurs de changer les noms, n’est-il au fond que l’ambition d’introduire dans la science quelque chose qui soit à eux; mais ce genre de présent fait à la science , lorsqu’il ne va pas plus loin , est au pouvoir de tout le monde, et rarement il excite chez le lecteur la reconnaissance à laquelle l’auteur s’était peut-être attendu.

Mais avant que j’expose la manière dont je conçois qu’un système de minéralogie doit être établi , il faut que je dise quelques mots de la méthode d’exposer les résultats des analyses minéralogiques, de manière que le lecteur puisse à-la-fois reconnaître la nature d’une substance minérale, et la quantité relative de ses principes constituants. On aura déjà pu s’apercevoir que cela ne peut avoir lieu par l’indication en pour cent , même lorsqu’on s’y prend comme dans les exemples que je viens de rapporter : c’est pourquoi il faut ranger les résultats d’une analyse minéralogique dedeux manières. La première, mécanique, par les pourcents ; l’autre, scientifique, laquelle, dans

les précédents essais, j’ai été obligé d’exprimer par une courte explication , jointe à chaque analyse. Cette explication peut, par l’usage de quelques signes particuliers, devenir superflue, et, par une formule courte et facile à embrasser , le lecteur peut en un moment saisir les résultats scientifiques.

Dans mon Essai sur les proportions chimiques ,

j’ai proposé de semblables signes pour exprimer la qualité des combinaisons d'après les vues de la doctrine des ces proportions. L’emploi de ces signes demande une connaissance parfaite de la composition de la substance qu’ils représentent, puisqu’ils renferment tous les éléments# avec le nombre de leurs atomes dans un corps composé; mais ces formules, précisément parce qu’elles expriment tout , sont plus longues et plus difficiles à concevoir au premier coup-d’œil.’ Je les appeierai formules chimiques , et, dans mon travail actuel, jeles emploierai seulementpour les minéraux combustibles et les sels simples(i). Les minéraux terreux demandent des formules plus simples , qui expriment clairement ce qu’est le minéral. Je les appeierai minéralogiques. Je suivrai pour les former une idée donnée par Thomp

(1) J’aurai l’occasion , dans la suite, de m’étendre de vantage sur ce sujet.

son dails son Système de chimie . Il arrange les lettres initiales du nom des terres, de manière qu’il commence par celle qui est la plus abondante dans le minéral, et ainside suite, jusqu’àcelle qui s’y trouve en moindre quantité. Je ne saurais employer les mêmes lettres» parce qu’elles tiennent essentiellement à la langue anglaise , et comme ces formules doivent être entendues également par- tout, je pense qu’elles doivent être fondées sur la nomenclature latine. Pour éviter toute espèce de confusion, qui pourrait provenir des deux sortes de formules, je marquerai les minéralogiques en caractères italiques. Convenons- donc de ce qui suit :

Silice, S; Alumine, A; Zircone, Z; Glucine, G; Ystria, Y; Magnésie , M ; Chaux, C; Strontiane, St ; Barite, B ; Soude (Nàtron), N ; Potasse (Kali), A; Oxide rouge de fer, F; Oxidule de fer , f; les deux réunis, Ff ; Oxide de zinc. Zi; Oxidejle manganèse , Mg; Oxidule de Manganèse, Mg; Eau, Aq.

Lorsque dans une formule , le signe d’une terre se trouve sans chiffres après ou avant, cela veut dire que dans ce cas la quantité d’oxigène de la terre est l’unité dans la formule -, un chiffre sur la gauche de la lettre indique un même nombre d’unités semblables, et un petit chiffre en haut à la droite dénote dans cette térre une

MINÉRALOGIQUE. 3g

Quantité d’oxigène qui est un multiple par ce nombre de l’oxigène dans la terre qui se trouve auprès d’elle. Nous prendrons quelques exemples d’analyses que nous avons déjà parcourues.

La composition de iâNéphéline, dans laquelle l’alumine et la silice contiennent une quantité égale d’oxigène , est exprimée par A S.

Le spath en tables, dans lequel la gilice contient deux fois l’oxigène de la terre , est exprimé par G S2.

Les formules de minéraux beaucoup plus composés sont formées de celles de chaque combinaison simple qui entrent dans leur composition; par exemple, la composition de l’icthyophtalme de l’aplome==CiS'2-*-.FiSl

Les productions minérales se divisent dès le premier coup-d’œil en deux classes:

I. Corps formés entièrement d’après le principe de composition de la nature inorganique , ç’est-à-dire corps binaires , et combinaisons de corps binaires entre eux. (J’ai déjà montré ailleurs que le principe de composition des corps organiques consiste en ce qu’ils ne sont formés que de deux éléments ; et lorsqu’ils semblent avoir une composition plus compliquée ou plus variée, cela provient de ce qu’ils contiennent une com-

lunaison de deux ou plusieurs corps pareils formés de deux éléments. )

II. Corps formés d’après le principe de composition de- la nature organique 3 et considérés à cause de cela comme des restes d’une organisation détruite. (J’ai fait voir également aux mêmes endroits que le principe des compositions organiques consiste en ce que plus de deux éléments , ordinairement trois ou quatre , desquels ï’oxigène en est toujours un , sont combinés en un seul , qui ne peut être considéré comme une composition de deux ingrédients, ou parties constituantes binaires ; en sorte que la nature inorganique est formée de corps binaires et de leurs combinaisons; et la nature organique, de corps ternaires ou quaternaires , pouvant être partie isolés , partie unis entre eux, ou avec des corps binaires, c’est-à-dire des corps inorganiques. ) Dans la plupart des systèmes minéralogiques, on a rangé dans la même classe le diamant , le graphite, le charbon, l’asphalte et le naphte. Il est évident que cette classification est tout aussi fautive que si en chimie on décrivait l’alsphalte ou le naphte dans le chapitre du charbon. Il est clair, pour la même raison, que la mellilithe ne peut appartenir à la première classe , mais doit être rangée dans la seconde.

Un arrangement exact de la première de ces

classes forme le but principal d’un système minéralogique.' Comme la Minéralogie constitue . une partie de la chimie , il est clair que l’arrangement dont il s’agit doit tirer son principe de cette dernière. La disposition la plus parfaite serait donc certainement celle par laquelle tous les corps se trouveraient placés dans l’ordre de leurs propriétés électro-chimiques, depuis le plus électro-négatif, l’oxigène , jusqu’au plus électropositif, le potasium, et chaque corps composé suivant ses parties constituantes plus ou moins électro-positives. Mais cette disposition présente des difficultés qui, pour le présent, la rendent àpeu-près impossible , et dont la principale est que nous ne connaissons que d’une manière trèsincomplète les rapports électro-chimiques des corps simples : nous devons donc, jusqu’à ce que nos connaissances soient devenues plus complètes, nous contenter d’un arrangement approximatif. Nous divisons les corps simples en trois classes : oxigène , corps simples inflammables , qui n’ont pas la propriété des métaux, pour lesquels je propose le nom de métalloïdes ,■ et les métaux; pt nous les distribuons dans chaque classe suivant l’ordre qu’ils suivent les uns et les autres, depuis le plus électro-négatif jusqu’au plus électro-positif. Cet ordre est à-peu-près comme nous allons l’indiquer :

î. Oxigint , a. Métalloïdes 8 Soufre,

Nitrique ,

Radical muriatique , Phosphore,

Radical fluorique.

Bore,

Carbone,

Hydrogène 9 3. Métaux ,

Arsenic ,

Chrome , Molybdène, Tungstène , Antimoine,

Tellure ,

Silicium ,

Tantale,

Titane,

Zirconium,

Osmium ,

Bismuth (ï), Jridium,

Platine ,

Or,

Rhodium,

Palladium,

Mercure »

Argent ,

Piomb,

Etain,

Nickel,

Cuivre,

Urane,

Zinc,

Fer,

Manganèse,

Cérium,

Yttrium,

Glucinum ( BerlUiçum )

Aluminium,

Magnésium,

Calcium ,

Strontium ,,

Barium ,

Sodium , N ( Hatriutn ), Potassium ( Kalium).

Chacun de ces corps simples peut constituer une famille minéralogique , qui sera composée en ce cas de ce corps simple, et de toutes ses combinaisons avec les corps qui sont électro-négatifs par rapport à lui , c’est-à-dire avec ceux qui , à quelques exceptions près , le précèdent dans la série indiquée ci-dessus.

Les familles sont divisées en ordres , d’après les différents corps électro-négatifs avec lesquels le plus électro-positif est combiné. Les ordres pourront être, par exemple, i° les sulfures, 2° les

(i) J’ai placé ici le bismuth, non parce que je pense que c’est sa véritable place , mais parce que j’ignore où elle doit se trouver, et qu’il faut le mettre quelque part, au moins en projet.

carbures ; 3° les arséniures ,4° l®8 tellure® , 5° les oxides , 6° les sulfates , 70 les muriates , 8° les carbonates , 90 les arséniates, io° les silicates, etc. Il est clair que le nombre des ordres s’accroît à mesure que l’on approche de l’extrémité positive de la série. On peut aussi faire l’arrangement systématique en sens invei'se , en prenant pour famille ce qui est ordre dans la méthode précédente , et en faisant des ordres de ce qui formait des familles, c’est-à-dire qu’on peut déterminer les familles d’après les ingrédients électro-négatifs , et les ordres d’après le plus électro-positif. Ces deux modes auront leurs avantages et leui’s difficultés , ainsi que tous les arrangements systématiques, et leurs avantages respectifs ne pourront être découverts complètement qu’api'ès une application définitive de l’un et de l’autre. Autant que je pais en juger pour le présent , je crois trouver que le premier a des avantages théoriques importans, quoique le second ait plusieurs bons côtés pratiques , si je puis parler ainsi : il dispose, par exemple, trèsbien ensemble toute la classe si étendue des silicates , et montre ainsi dans une chaîne non interrompue leurs rapports , leurs différences et le passage des uns aux autres.

Lorsque les ordres sont très-nombreux , il faut procurer à la réflexion et à la mémoire des

points de repos , au moyen desquels l’ensemble puisse être mieux embrassé , et ces points de repos doivent être différents selon les différentes variétés des minéraux qui appartiennent à l’ordre; lorsqu’un ordre ne contient pas plus de 3 , 4 ou jusqu’à 6 espèces différentes , il suffit de le répartir uniquement en espèces. Par minéraux de même espèce, j’entends ici la même chose que Hatiy , la\même composition avec la même forme primitive. Les différentes formes secondaires sous lesquelles une espèce peutse présenter, constituent des variétés ; mais lorsque l’ordre est très-étendu, et contient un grand nombre d’espèces , comme c’est le cas relativement à celui des silicates formés par les plus fortes bases, on facilite beaucoup le coup-d’œil général en le partageant d’abord en sous-divisions , par i° sels de deux ingrédients,, ou sels simples ; 2° sels avec trois ingrédients, sels doubles, et 3° sels avec trois au quatre bases, sels triples ou quadruples.

Ges sous-divisions peuvent ensuite être partagées en genres, et les genres en espèces. Un genre comprend tous les minéraux qui ont les mêmes ingrédients. L’espèce comprend les variations déterminées dans la quantité relative de ces ingrédients.

Ce ne serait certainement pas ici la vraie place pour entrer plus avant dans les détails de

la disposition minéralogique , sur-tout ces détails n’étant que des moyens de facilité dans l’étude qui se manifestent le mieux dans l’arrangement entier du système, et peuvent être moins aperçus dans l’exposition de quelque partie, comme cela aura lieu ici. Cependant je donnerai pour la famille de l’alumine , dans l’ordre des silicates » une répartition en sous-divisions , genres et espèces , de la manière dont il me paraît qu’elle doit être faite. Le motif pour ne pas avoir fait la même chose relativement aux autres parties, a été que je ne l’ai pas regardée comme nécessaire à cause de la petite quantité d’espèces.

Quant à la détermination de la famille à laquelle les minéraux appartiennent , il faudra observer des principes un peu différents pour les ordres des corps combustibles et des corps oxides. Ainsi , par exemple , lorsqu’il sera question d’un sulfure ou d’une arséniure , etc. , double ou complexe , il devra être placé dans la famille de celui des ingrédients électro-positifs dont il contient le plus grand nombre de molécules ; et dans le cas ou le nombre en serait égal, dans la famille du plus électro-positif D’un autre côté, lorsqu’il est question d’un minéral oxide, qui est composé de deux ou plusieurs oxides , il doit toujours être placé sous l’oxide le plus électro-positif s sans égard au nombre des molécules . En observant ces

deux circonstances, on obtient le grand avantage que les minéraux de composition analogue sont placés les uns près des autres, et que, par exemple, toute la grande classe des doubles , triples et quadruples silicates, est arrangée sous les trois ou quatre derniers corps électro-positifs qui terininent le système.

Je vais donner quelques exemples de cet arrangement , et je ferai choix de trois familles , argent, fer e. t aluminium. Je ne m’attacherai pas néanmoins trop rigoureusement aux principes , parce que j’ai essentiellement cherché ici à montrer d’une part la possibilité d’un arrangement scientifique , et de l’autre la justesse de l’application des proportions chimiques. C’est la raison pourquoi j’ai choisi dans chacune de ces trois familles différentes espèces que dans un système complet j’aurais placées dans une autre famille. Mais dans l’arrangement que je présenterai dans la suite de mon travail , j’ai eu pour but. principal de donner une disposition instructive ; en sorte que les exemples dont il s’agit maintenant doivent être considérés plutôt comme une mono» graphie incomplète de chaque famille, que comme des parties extraites d’un système général rédigé dans son ensemble.

MINÉRALOGIQUE. Kp]

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