CHAPITRE VI
trmüCTOBE ST BiTSMETEHCirr scs OBSAIfES ELOBAUZi SABS lEUBB SrTEBSES sriciAJurrts.
1090* Nous suivrons « dans l'exposition des laits «jiil reutrent dans ce chapitre, le mt^Qie ordre que nous avons déjà suivi dans la nomenclature de la (leur et du fruit (97). Nous coiiiinencerons IViiumc* ration des organes Horaiix par celui qui les termine tous, et qui, à lui seul , peut constituer toute une fleur normale : par le pistil; et de U nous descendrons d'étage en étage , jusqu'à l'enveloppe la plus externe , jusqu'à l'articulation où la folia* tion finit et où |a floraison commence.
pisTit (98, 557).
1091 . Le pistil , réduit à sa plus grande simplicité, est une vésicule plus ou moins développée , née dans l'aisselle d'une feuille, d'un follicule, ou de l'iinc des transformations du follicule , donnant naissance, sur l'extrémité opposée à son point d'insertion , à un rudiment de développement , c^ui s'arrête à l'état papillaire, et, dans son sein, à un germe, qui tient à sa paroi interne par un funicule plus ou moins allongé, et qui, une fois arrivéà ce point, s'en détache pour aller propager l'espèce; tel est le pistil du Paronjrchia sessilif (pl. 54, fig. 3, 5, 7). Sous cette forme, le pistil se compose d'une pause, qui est l'ovaire (o), d'un ovule (ov), d'un style {sjr) fort court, et qui , chex certaines plantes, SC raccourcit Irllement fju'il parait cire nul , et d'un stigmate {si) glo-
I bilieux et papillaire. Il y aurait double I emploi à nous occuper ici de l'analogie Je I cet organe avec le tronc (557); noua avons assez longuement démontré que si cet I organe avait été destiné, non à propager, mais à continuer l'espèce, l'ovule aurait poursuivi dans l'intérieur de l'oraire, et de concert avec lui , un développemeot qu'en se détachant il va transplanter, les j papilles stigmaliques seraient devenues successivement des organes foliacés, et l'ovaire eut été alors un entrenceud de la plante. Dans ce paragraphe, uous n'aurons qu'à faire ressortir cette analogie, par des applications que ne comportait pas la marche de la démonstration générale.
I 1093. Le 8TIGMATS est au style ce que la jeune feuille esta la lige; c'est un orj gane éminemment cellulaire , et le sljM I un organe éminemment vasculaire ^ d'a- ' près l'acception que nous avons reconnue à ces termes (0-7); le style est un cylindre, souvent comprimé, qui est traversé au j moins par un vaisseau visible de la base à i son sommet; le stigmate forme, à son sommet, une létc de diverse forme, se ; composantdeceilulcs en général limpides, remplies d'un suc spécial , qu'on ne re*
I trouve pas dans le corps du style , et qui loul, en général, saillie au-dehors, soit I sous forme de mamelons , soit sous forme ' de poils plus ou moins ramiOés, mais, dans l'un comme dans l'autre cas , rangées d'a- I près l'uu des types qui émanent de l'ae-
coDplement dri pairps dp apirps (733).
Sur Ici *ligma(e> du Datisca cannabina (pl. 53, ÜQ. S, 0), qui pn a >i<, dpiix par chaque flyle , les papilles taillantes sont rangées en spirale autour (J'un assez long axe. Sur ceux tlu Slatice armeria (pl. 40, Cg. 3), qui en a cinq, elles ne dilTémit de ceux du Datisca que par leur moindre saillie. Sur le Stalice speciosa (pl. 50, Cg. 10), le stigmate est globulaire , et les papilles saillantessont disposées en spirale sur plusieurs rangs. Sur le Cucumis salivas (pl. 48, Og. 13), on les prendrait pour des grains de pollen appliqués sur le stigmate trilobé. Sur VOxalis , elles forment une petite tête d’épingle au bout de cba- Clin des cinq styles herbacés. C'est une tête compacte au bout des quatre styles lisses et herbacés du Passijlora. Chez les üraoiinées (pl. IC, fig. 1, 3), les stigmates se ramiOent plus ou moins ; mais leurs fibrilles se hérissent des mêmes papilles que les stigmates de Datisca. Chez les Orchidées (pl. 34, lig. 13, si), les cellules du stigmate ne font aucune saillie au-dehors, et le stigmate lui-même n'est que la sommité de l’oraire, qui s’épanouit comme une large cupule, autour de laquelle sont rangées, par ordre d’alternation , les enveloppes florales; et, ici comme dans toutes les autres fleurs, les étamines ne ' sont pas insérées son, mais autodr du pis-
' til; c'est faute de s’être fait une idée juste
de l’organisation florale qu’on a admis le contraire; l’opinion des botanistes , à cet égard, n-piigne dans les termes; le stigmate étant une sommité, la fleur, sur le stigmate de laquelle s’insérerait un organe, serait une fleur sans stigmate , c’est-à-
* dire une fleur privée de l’un des deux or-
’ ganes indispensables à Pacte de la fécon-
* dation. Chez les Iridées, au nombre de trois, les stigmates sont pétaloïdes, lar-
* ges et colorés comme les pétales; le style f et le stigmate se confondent par le tissu ; t c’est une seule expansion foliacée. Chez ' le Canna (pl. 30, flg. 10, si), cette analoa gieestencorc plus saillante; sansPanihêre, K* le filament de l’étamiuc ne s’en distiuguey rait pas, et, sans sa position, 1e stigmate
et le style, confondus ensemble, ne se
distingueraient, en ancnoe manière, des sépales inférieurs; sur ces deux sortes de styles ce sont les cellules du sommet de l’expansion, les cellules les dernières en développement, qui font l’offlce de stigmates , et les vaisseaux du style sont dans les nervures du pétale.
1003. Les papilles de tout stigmate ne sont rien moins que des vésicules simplement infiltrées d’un suc propice à la fécondation; elles jouissent en outre des mêmes appareils que toutes les cellules végétales (013) et que les vaisseaux euxmêmes ; elles possèdent aussi leurs spires, qui ,en s’accouplant entre elles (733), donnent lieu à des développements extérieurs. Sur celles qui composent le stigmate globuleux de Vlpomœa coccinea (planche 40, fig. 9), on remarque des stries en spirale, formées d’une série de plus petites papilles; ce joli effet indique son origine. Hais les fibrilles qui hérissent, comme une houppe blanche, le stigmate pentagone de la Pervenche (Pinça herbacea et autres), laissent lire, dans leur intérieur, les accouplements des spires, exactement comme nous l'avons déjà remarqué sur les conferves (pl. 58, pl. l,y) (730). A uq grossissement de 150 environ, on distingue , avec la plus grande netteté, dans leur intérieur, l’entre-croisement des spires, le treillage en losange qui résulte de leurs directions contraires, et à chaque point d’accouplement se voit une saillie qui imite un cristal microscopique de carbonate de chaux. Pour mieux constater tous ces rapports , il faut avoir soin , pendant l’observation , d’avancer et de reculer tour à tour le porte-objet, surtout lorsqu’on se sert d’une lentille simple d’un fort grossissement, comme le sont les lentilles de grenat ou de tourmaline.
1094. Parleur disposition et parleur nombre , les styles , soit en eux-mêmes, suit sur leurs stimagtes séparés ou sessiles, reproduisent le type de l’ovaire , comme les rameaux reproduisent le type du tronc. Chaque loge de l’ovaire donne naissance à un style, comme chaque loge du tronc peut donner naissance h un rameau , comme chaque nervure d’un entrenœud