‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 127 sur 310 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

.iivrtucHCca idb ta vicéraTioiv zn ztnimAL,

1355. La végétation est une cristallisa- > nique se composq d’une molécule d’eau lion résultant de la pombuiaison de la mo- , et d’une molécule de cârbque». Aiais celle léoule organique avec les ba^es terreuses*! association ne peut avoir lieu au-dessous ou ammoniacales [1]* La molécule orga-1 ou au-dessus d'une certaine température: ' * « ** I le froid l’empéclic ou la paralyse indéHoi-

I ment, le feu l’erapéclie ou la détruitavec la ( i] Ifouvtau Sÿtiime Chimii organique, p. 77. | plus graude rapidité; le froid condeose trop

les {jazoulei liquidas pour que aenoüvéaiit ^ni^lah(jes favurisnit de Nouvelles combU naisods, l’ètccsslte chaleur éloigne trop leé molécules pour (jn'il s'opère ml t-ap* prochenienlsahÀ ieijUcl nulle cdihbiuaisod ne saul^ait âvoir lieit. La tempérainre l‘a> vorablé 5 la iégét^tion est cbinpHse clans les limites dé 10° à 55° cenl>g« : plus elle .approche c)ü mnximitm, plus elle iidprime d'activité à la végétdtion ; plus elle . le dépassé, plus elle téhd a la déSorgatiL sdl*; plus elle descend, plus elle tend à rehgourdir. La neige prolége la vegétatidii contré le froid, parce qu’elle intercéplélè rayoïiijelneiit ; mais rien né végété à la lempéralurc de la béige : l’existence du prolococcus niuahs est encore trop pro. bicuialique pour être admise comme une ' exception à celle règle j il pourrait bien se lairc que ces granulations microscopiques que l’on a trouvées disséoiiilécs siiè la surface des couches de neige ne soient que des grains de pollen , ou des organes analogues, emportée par lèi vents à de grandes distances.

1351. Sans eau , point de végétation possible j sans eau, toute végétation meurt dé sécheresse et d’épuisement. Sans air almospiiériquc, nulle végétation n’est possible ; sans air, toute végétatlbn meurt d’asphyxie et d’inanition. Sans un milieu chargé de sels teèreux , la végétation languit et s’arrête après avoir épuisé scs organes d’approvisionnement. Sans chaleur, la Végétation sommeille ; par excès de chaleur^ die se désorganise : la végétation frappée de mort faute d’uliment ne se ^ désorganise pas, clic se réorganise en d'aii> très tissus, dès qu’elle cil soumise de nou> veau à l’aclion des influences favorables.

lS55.^L*eau, Pair, la terre, la chaleur*^ sont les quatre cléments d’oû résulte la vie végétative J il s’agit de reconnaîire pbur quelle pari chacun d’eux rentre dans * la comynaison. >

135^ l^ariQi les antres agents capables de se combiner on de se mélanger avec Pan oA l’autre de ces milieux , les uni sont de nature  s'opposer k leur action snr Porganisatioh , comme de simples obstacles j en inteteeptaot la commuAicatioa

LA VÉGÉTATION

^directe par leur Inlerpdsilîon 5 leS autres, au contraire, sont de nature à les âoüéiraire À là végétation, eh S*eihparânl à leur profit de leurs éléments. Les premiers sont dés agents asphyxiants, leS àlitressont flès agents délétères; lei préhiibrS ne Ilui^ent que par leur présence-; les seconds par leur action. Nous étiidierdhé ces deiii blasses d'inflitcnccs pérütrhatrices , àprè^ avoir exposé lë mécaifistnë des InHueuces orgahlsalHcës.

1257. Nbiis avons pàrlé dë U cliàléur comme agent indispensable de la végétation, mais do la chaleur saris liirhièéé; car la végétaîion s’organise à la Idmîfirc comme dans Pombro; clans léit ëntrailtës delà terre, les gaz atmosphériques se combinent en molécules organiques, et s’organisent avec des bases terreuses.

Blais si l’organisation peut avoir lieu dans Pobsenrilé cohime à la lumière , on ne tarde pas à reconnaître qu’elle acquiert, dans l’un de ces milieux, des caractères cl des propriétés diamétralement opposés à ceux que lui communique l’autre. La végétation se partage ainsi eu deux grands règnes : le sécxs db lu lcmicrs, et le âk- CMR t>Es oiiBBBS. L’importaoce dè ceito double influence nous engage à commencer par elle la série de uos sabdivisloils.

1° INVLDBHCS DS Là LOMlkaV BT DBS TBBBBBBS SUR LA VÉGÉTATION.

1358. Les végétait qui se développent au contact de la lumière solaire (et aucune lumière artificielle ne saurait remplacer cclle-làj élaborent ce oamcléon végétal [I] qui commence par la couleur verte, et passe ensuite par toutes les huances du prisme, pour arriver au purp\irin,et enfin au jaune pur , 011 se termine la végétation. Lciir aspect et leur structure, tsoit externe, soit interne, leurs développements nouveaux affectent tOusUn caràctèrë que nous dé8igne^o^s par le mol à^herbacé t H est emprciobsnr les fëüiltps et sur l'écorce , des jeunes tlgës. ^

(1} JfQuveauSj/ttime d« Ckinki$ eryaa., p. 454*

EN GÉNÉRAL

1959. Le$ T^Qélanx qni se déreloppcnt dans roblcurilé complète croissent incolores ; et, par leur structure et leur aspect, ils ne rappellent plus rien de la réfp'talion qui t'opère t la lumière. L.i lumière suspend leur dëreloppemrnt ou les ilesorganise ; ils ê'j colorent , mais c'est en se décomposant du sc dessécliant ; et leur coloration nontelle, souvent purpurine, riolrite , orangée , ne passe jamais par le rert franc. Si qnelqiiefuis le vert apparaît sur la snrlaeeque la lumière vient colorer, c'est un vert équivoque et de mauvais augure , que l'uHI n'a pas de peine à tlistingner du vert herbacé. Du reste, ces diverses toloralions he revêtent , en général , que des partions des surfaces et des organes, et non la totalité de la surface qui est tout t coup exposée au gr.ind jour.

1960. Nbus ndtalnterons les premiers :

végétaux diamei, ou vrgétaut qui ne se développent tjil'i la lumière, que le jour ( Conjitves , Mousses , Herbes ) ; et les seconds : végétaux hoctumes, on végétaux qui be se développent que dans l'obscurité, quels nuit ( champignons , Moisissures, etc.).

1961. Les végétaux diurnes tendent i devenir ligneux ; les végétaux nocturnes tendent à devenir Jbngücux. En général , l'odeur qu'exhalent les premiers est aromatiqne ; elle a poitr véhicule la résine ou lès iiniles volatiles : l'odeur qu'exhalent les seconds est alcaline , et d'autant plus ammoniacale, qu'elle passe plus vite à la décomposition. Les tissus des premiers sont rigides j craquants , associés à des bases terreuses par inernstation ou par conlbinaiaon ; les tissus del seconds sont mous, glutineux, associés i des bases ammoniacales, qui finissent tdbjours par se transformer en polSons énergiques.

L'expatriation suspend ces/développemenll ; trop prolongée, elle les frappe de mort. L'arrivée de la nuit suspeud la végétation berl;acée; le reldurdu joursnspend la végétation fongueuse. L’obscurité dans laquelle vqps ploqgei lë$ végétaux diurnes, équivaut pour eux i la nuit; la lumière artificielle dont vous enveloppex les végé-

taux Boctumes, équivaut pourenx an jour! Dans une atmosphère chaude et humide, le développement des jets herbacés, et par conséquent leur coloration , est en raison directe de l'intensité de la lumièrh solaire qui les inonde ; dans une atmosphère semblable, le développement des végétaux fongueux est en raison direetë de l'obscurilé qui les enveloppe. Dans les riches climats du lirésil , et pendant les plus beaux jours de notre climat, si peil favorisé du ciel, on peut , une règle à la main, mesurer, pour ainsi dire, de minute en minute, l’alloogement des jets herbacés. Pendant les nuits les plus humides et les moins froides du commencement de l'automne, on pourrait vérifier^ de minute eu minute , l'allongement d'uue fongosité ; après certaines ploies d’oragé, on les voit même soulever brusquement la ‘ motte de terre qui les recouvre,et s’élancer dans les airs, d'un seul jet, formés dè toutes pièces ; le peuple, qui ne nous transmet ses expériences que par des proverbes, avait trbduit ce phénomène en une enmparaisoii : Ils naissent comme des champignons, C’est dans l'obscurité des caveaux que le développement des fongosités est plus régulier et plus durable ; j'ai trouvé, sur des tonneaux, des moisissures qui s'élevaient, comme de belles aigrettes blan- ' ches et sojeuses, jusqu'à la hauteur de trois pieds; le transport au grand jdur^ snilisait pour briser leurs jeta et détruire leur arrangement symétrique ; mais une chose digne de remarque , c'est que nul de ces jets ne portait le moindre vCsligo de fructification , tandis qde les moisissures fructifient, après quelques lignes de développement , quand un rayon lumineux a pu leur lÿrveoir. L'on ojiserve la même cuose sur toutes les autres fongpsités qui croissent dans les souterrains et dans les caves : elles continuent leur développement tdht qupla substance ligneuse fournir à leur parasitisme ; elles parcourent ainsi un cercle de plusieurs années ; mais, à moins qu’un rayon luminèux ne vienne .i féconder leur surface, elles restent stériles, et lenr tissu se résout en liquide et ne se désagrège pas en spores.

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