PRINCIPES D’UNE CLASSIFICATION NOUVELLE
qo’on ait jamais puima[;iner. Mais tout ce qu’il a pu en obtenir, c’est un sysfèmc artificiel , contre lequel on s’est élevé , comme contre un système retardataire, et qui nuisait aux pro{'rès des éludes d’histoire naturelle. Et cependant , lorsqu'on a voulu lui opposer un système plus méthodique, plus rationnel, plus conforme aux lois de la nature , on n’a pas eu recours à d’autres caractères qu’à ceux qu’avait invoqués Linné ; il n’y a pas encore dix ans, que toute la science de l’analyse consistait à compter les sépales, les pétales, les étamines , les pistils, les lo(jes du fruit, le nombre de leurs ovaires, et cciui de leurs ovules^ à savoir si l’embryon avait on n’avait pas deux cotylédons, si la graine était munie ou privée d'un périspermej et encore arrivait-il souvent que l’on fondait des genres sur un apppareil moins nombreux Je déterminations. On avait atteint le nec plus ultra des considérations physiologiques, lorsqu’on voulait bien consentir a s’occuper de la préllorai-
son et de la direction de la radicule de l’embryon. Quant à la structure intime, quant aux rapports de symétrie, quant aux phénomènes de transformation , on n’en avait pas même la pensée. On avait donc ainsi la prétention d’arriver à une méthode naturelle, en se contentant de suivre la route, qui n’avait pu conduire un homme de génie qu’à un système artificiel ; et l’on est arrivé à un système arbitraire, et tellement arbitraire, que son succès n’a réellement jamais dépassé le seuil de l’Académie et celui du Muséum; et s’il est devenu classique, ce n’est que par ordre de l’Université.
18G0. Pour sortir de cet état stationnaire, et partant rétrograde, il est évident qu’il faut, de toute nécessité, se frayer de nouvelles routes, trouver de nouvelles méthodes d'observation, constaterde nouveaux rapports d'organisation. Les méthodes anciennes ont épuisé tout ce qu’elles pouvaient produire. Ayons recours à une méthode dilTérente*