ESSAI DE CLASSIFICATION ORGANIQUE DES VÉGÉTAUX
de Lis. Les subdivisions de ces f^roupes auraient pour désinence ta syllabe ées, ptacée* comme la première, à la suite du radical, si , dans cet essai, noua avions à nous occuper de subdivisions.
La fleur proprement dite, avons-nous établi (1085) , est unesommité de rameau, dont les entre-nœuds se raccourcissent, dont tes articulations se rapprochent, et dont les pièces se transforment. Le nombre des articulations qui la composent est un caractère nouveau; Il peut être d'une grande valeur dans, la classification des genres, qui rentrent dans le cadre de ta même famille. Chaque 'verticille floral in> dique une articulation distincte, car le verticille floral est la décomposition delà feuille caulinaire. Ainsi la fleur des Liliacées a trois articulations distinctes, portant trois pièces chacune; la fleur des
Convolvulacées en a trois aussi ; la fleur des Dianihacées en a quatre, etc. La fleur du Samolus (pl. 31), et celle du Ljrthrum (pl. 46), n'en ont qu'une. Pour désigner CM diverses structures , on pourrait employer indifféremment les expressions monacéhriées f diarthriéeSf etc., ou umurticulèes f diartkulées f etc.
Tel est l'exposé sommaire d'un système fondé sur les principes nouveatix de la théorie physiologique ; telle est la nomenclature de la classification. On ne démontre pas une nomenclature ; on la présente aussi simplement qu'il est possible; c'est à l'opinion publique ensuite à décider de son utilité , et l'opinion publique commence , en France , parjurer d'après elle; et par secouer le joug de nos vieilles institutions scientifiques , qui ont été si longtemps chargées de la régenter.