‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 170 sur 310 · V. BÀFFLKSISBSS · texte numérisé non relu

V. BÀFFLKSISBSS

1885. Que l'on se figure un de nos

choux quintaux f de deux à quatre pieds environ de diamètre , et du poids de quinze livres environ, dont la pomme peu proéminente soit entourée de cinq à six larges feuilles étalées sur le sol , on aura de la sorte une faible idée de la forme générale de la plante parasite , qui a fourai le type de cette singulière famille de végetaux,(lu croit à Suma-

tra età Java, principalement sur les racines et le tronc du Cissus angustifolia. Elle commence d'abord à soulever fécurce, à la manière des tubcnulaircs , et elle met

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PREMIÈRE DIVISION DD RÈGNE VÉGÉTAL

trois moif , les trois mois de pluie , a atteindre sa plus grande largeur; ce qui failqu^on en trouve, côte à côte, de toutes les dimensions. Peu à peu Penveloppe eiterne s'épanouit, et se divise en cinq à six larges expansions foliacées; épaisses de trois lignes, fongueuses et succulentes , disposées presque en spirale, autour d'une pomme, ou plutôt d'un nectaire en couronne , de même consistance etde même structure qu'elles, autour duquel sc rangent des organes subglobuleux, que Tes uns prennent pour les anthères, et d'autres pour les sporanges d'un champignon. Cette plante répand une odeur cadavéreuse, et celte circonstance parait à quelques auteurs d'un très-grand poids, pour placer cette plante parmi les cryptogames fongueux. On sait que nous n'attachions qu'une importance secondaire à ces considérations; et dans notre classification, elles entrent peu en ligne de compte. Nous ferons seulement remarquer que l'odeur cadavéreuse est exhalée par certaines plantes vivantes et par beaucoup d'autres en décomposition. Nousavons vu les feuilles ^\iNerium oleander, si nous nous en souvenons bien, déposées dans de l'eau, répandre en peu de jours une odeur cadavérique, et le magma qu’elles formaient, dévoré par les vers des mouches des cadavres.

S'il arrivait qu'une élude pins approfondie sur le frais vint à confirmer de plus nombreuses analogies de celle plante avec les fongosités proprement dites, sa place systématique se trouverait nalureliement dans les Lycoperdinées.

La famille des Rainésinces se compose de deux espèces de RoJ/lesia ( Àrnoldi etTÎ. Patma)f et d'un autre genre à une seule espèce, Brugmnnsia Zi/î/?e/u également originaire de Java.

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