APPLICATIONS DES PRINCIPES PHYSIOLOGIQUES
et le Nord sombleot se plaire an plein ▼ent; on y néglige presqoe entièrement ie système des abris et des clôtures.
â059. Les habitants de MontrenÜ, près Paris, ont conçu les avantages des abris dans la culture des fruits ; ils en ont fait une application presque exclusive h leur loealité. La science s'est contentée dVnre> gistrer la pratique des habitants de Mon* treuil; elle ne leur a pas signalé un seul nouvel avantage. Il nous semble cependant que le système des espaliers serait susceptible d'une amélioration importante. En effet, on palissade V arbre fruitier en éven- « tail , contre un mur de plAtras, qui abrite Parbre cl les (Vuits, et réfléchit sur eux les rayons solaires ; mais, la nuit, les murs rayonnent autant que le jour, et ils rayonnent le froid (1?i79). N'y aurait-il pas un avantage sérieux è construire des mnrs concaves, parfaitement rccrépis ou blanchis, et de disposer les arbres è la distance focale delà concavité ? L’air circulerait plus librement autour de tous les organes, la chaleur arriverait plus constante et pins intense sur tous les fruits ; et le rayonnement de la nuit, vers les espaces planétaires, perdrait de son intensité , en raison de la courbure de la surface rayonnante. On rencontre des effets surprenants de cette disposition dans les montagnes, quand les arbres viennent ân pied des** surfaces marneuses , que le temps a creusées de cette façon.
2060. La pratique agricole connaît l'influence des cornets, dans lesquels on tient les fruits plonges , è l’approche de la maturité ; mais elle en a peu soigné la forme et la matière. Nous avons vu (1655) combien IVpaissenr des parois ajoute à l'intensité de l'effet, ^tiel avantage incalculable que de pouvoir élever l'atmosphère d'nn fniit è 10* au-dessus de l'atmosphère ambiante! Mais il ne faut pas perdre de vue que le rayonnement de la nuit est dans le cas de détruire ionk les avantages du jour. Dana la construction de ces cornets , on ne doit pas négliger cette idée ; il suflira, pour prévenir tout danger, de courber assez le bord supérieur du coroei) pour que le foyer de U courbure rende
presque nul le rayonnement vers les espaces planétaires.
2001 . Jusqu’à ce jour l'horticulteur n'i en recours , s’il veut élever la température du sol , qu'à la chaleur de la fermentation. On pratiqne des couches de fumier tiré fraîchement de la litière des étables , on les convre d'une couche de terreau; on fait venir ainsi sur ro//rAc.f des plantes que le sol, abandonné à lui -même, refuserait de produire en cette saison. Il serrit bon d'utiliser à cet effet la chaleur des tuyanx de cheminée , celle des machines à vapeur, celle des eaux thermales.
Un simple conduit en terre cuite, ou une rigole souterraine en plâtras, cimentés avec de l’argile, suffirait à celte application , que l’on pourrait tenter ensuite en grand pour les exploitations rurales. Jetez les yeux sur la riche végétation qui couvre les versants d’un volcan ! le sol n’est pourtant qu'une lave durcie , mais la chaleur féconde cet scories ; ne perdez donc pas votre chaleur dans les airs qui ne vous la rendent que six mois plus tard. Tonl ceci n'a rien de gigantesque ; ce ne sont que des frais de premier établissement. Vous avez des charrues qui piquent à dix-huit pouces, vous avez des roseaux S'j4runtio donax de dix-huit pieds de long ; en les perforant, vous aurez des tuyaux, que vous pouvez ajouter bout à bout, pour former un réseau souterrain 4 la circulation d'une chaleur propice ; un tel appareil peut durer ainsi pendant plusieurs années.
2062. Avec une simple modifleation , cet appareil servirait à un autre usage , dont le bienfait ne saurait plus être révoqué en doute. On a reconnu , en elTct , que la fumée et la vapeur d'eau préservaient de la gelée les plantations espacées. Que de fois les Oliviers auraient été sauvés , s'il avait été possible de les tenir nuit et jour pendant la rigueur de la saison , enveloppés d'une atmosphère artificielle ! On obtiendrait ce résultat, en ménageant de distance en distance des ouvertures et des débouchés au-dessus du sol ; un peu de paille, sous la cendre du foyer, suffirait pour cDlreieoir sur-le-champ une