Nous distinguerons deux sortes
de DÉVIATIORS FLORALES l U DKVIATION
l** PBTsioLOoiQOE, phjTsiologica f dévia* tion telle , qu'elle ne se rapporte à aucune des déviations connues de l'espèce;
S* SPÉCIFIQUE, sptcifica; celle qui se
représente si souvent dans l'espèce, qu'on PEUT ESPÉRER de U volr reparaître par les semis; et celle-ci se subdivise en deux autres :
3^ La DÉviATiox STERILE , dcviaiio sterilis J qui ne se reproduit pas de graines; telle est la déviation des fleurs doubles de Dahlia qu'on obtient de semis;
4® La DÉVIATION SATiVB, sati\>a ^ celle qui se reproduit de graines et se perpétue sans altération , au moins pendant un certain nombre de générations; telles sont les VARIÉTÉS [1], varictates.
La DÉVIATION STÉRILE 6st Une transformation complète de l'organe ; la déviation SATIVB n'en est qu'une modification. La première altère les fonctions; la seconde n'attaque que quelques accidents de la forme.
183. Les déviations peuvent avoir lieu par privation d'organes ou par accroissement d'organes. Dans le premier cas , la FLEUR est APPAUVRIE , depaupcmius f dans le second , la fleur est multipliés, Jlos multiplicatus* Les déviations par privation se désignent par l'a ou e privatif placé devant l'organe supprimé; ainsi, le genre peloria de Linné {amoenit, acad,) se dira Linaria ecalcarata,
186. Par multiplication, toutes le»déviations de la fleur rentrent dans l'un des cas de la classification suivante :
1® FLRUR SÉpALTPARB OU CALICtPARE , sepaliparus ien caljciparusj lorsque tous ses organes, ou un assez grand nombre, ont pris la forme du sépale ou du calice {épiUets vivipares des Graminées)^
3® fleur pÉTALIPARK ou COnOLLIPARE , Jlos petaliparus scu coroWparus ^ lorsque tous ses organes, ou un assez grand nom* bre , oui pris la forme du pétale ou de la * corolle. Ce sont là les déviations qu'on nomme fleurs doubles;
3® FLEUR sTAMiNiPARx,,yZoj staminipoms y
[»]En borlirulture , on ilonne le nom Af X'firUlèt h toutes les sortes de dévistious d'une même plante,
qni Tiennent enrichir la collection par un nouvel ludividu. •> «
50XE!«CLATüaB DES TISSUS.
l»r«qae tdot tes or(»anet , ou un atseï grand nombre » ont pris la forme d'élaminet ;
4^ FLEUR FISTILLlFARE,^OJ
lorsque tous les organes se sont transfor* mes en pistil, ou que Tenveloppe calicinale restant close a pris les fonctions du pistil , et qu'ainsi la lleur est sans calice et sans corolle ;
FLKUR CAULiFARRy^oi cauliporus, lorsque le rameau qui devait rester dans la graine ou le pistil en forme d^enibryon , s'est développé en rameau comme un boiir* geon ordinaire J c'est la déviation qu'on a désignée sous le nom de fleur prolifère, Jlos prolifer^ Il ne faut pas la confondre avec la déviation de l'inllorescence (72) qui change une inflorescence réccptaculiformt (75, 14<*) en une irflorescrnce ra- MKUSE, comme on le voit dans la paqde> rrttr prolifère;
6** Enfin, pour désigner toutes les au* très transformations possibles, on n'aura
3u'â ajouter la désinence parus au radical el'orgahe dont la fleur aura pris les formes. Les dénominations de Jtos luxu^ rianSf plenus, muitipUcalus, qu'avait consacrée# Taulorité de Linné, sont trop
vagues pour être adoptées dans fétat ae« luel de la science.
70 Lorsque la fleur, malgré sa tendance à dévier de son type, de fane ou de l'autre des manières précédentes, conservera ses organes sexuels dans leur intégrité, on se contentera d'ajouter l'épithète vERriLSy ferüliSf à l'épilbèle relative à sa transformation; et l'on appliquera les épithètes ci-dessus à celui des verticilles floraux, caliceoii corolle, qui en a subi la déviation.
8° Quant au nombre de verticilles que formeront ces diverses transformations, on les désignera en ajoutant, au substan* lifrLOs, les épithètes duplex^ triplex, tfUa* druplex, quintuplex, etc,, multiplex, seloo que les verticilles seront au nombre de deux, Uois, quatre, cinq, etc.;
9° Lorsque la même lige porte denx formes de fleurs, alors la fleur qui est or-> ganisée sur un type régulier et complet, mais absolument différent du type spéci» lique, prend la dénomination de FLton ANOMALE, ^/Zoi anomalus (pl. 49, Gg. \^Js, m., et 8); et la fleur conforme au type se nomme fleur normali , ^ot normalis (ibid., Gg. 9, 5). Les fleurs anormales sont, en général, frappées de siérilitéè